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MALADIES CHEZ LES INDIENS. 333 cices corporels exemptent les chasseurs, qui habitent d’ailleurs des contrées plus sèches. Mais aucune de ces tribus n’est à l’abri des ravages de la syphilis. ; |
Cette affection, sans nul doute, originaire d'Amérique, paraît être constitutionnelle , même chez des peuplades qui n’ont jamais été en contact avec les blancs. Toutefois il faut remarquer qu’elle est loin d’avoir dans ces contrées la gravité qu'elle acquiert en Europe. Malgré les plaies hideuses qu’elle occasionne , les indigènes peuvent continuer leurs travaux; et bien qu'ils ne tentent aucun moyen de guérison, ils vivent même assez longtemps, à moins que des Européens ne leur fournissent des spiritueux, dont l'usage , dans cet état , entraîne inévitablement la mort. 7 4à
On voit que la syphilis seule n’est pas un obstacle à la prolongation de ia vie, et que, pour devenir mortel, le virus a besoin d’être développé par la présence d’une nouvelle maladie. Aussi, lorsque la petite vérole, les fièvres tremblantes, le choléra, ou toute autre affection semblable, viennent s'enter sur ces organisations déjà minées, ilen résulte.des mortalités telles, qu'on peut prédire dès à présent l’extinction totale de ces races, si elles restent abandonnées à elles-mêmes.
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