IDÉE D'UNE AUTRE VIE
plaies ou tumeurs , ils appliquent sur la partie malade différentes herbes écrasées entre des pierres , particulièrement de la sauge et du roma-
rin, dont ils font quelquefois respirer les infu-
sions. Quant aux douleurs vagues, ils les combat-
tent en frictionnant le corps avec des orties, et même en le couvrant de fourmis , lorsque la peau
est dénudée. Ce traitement, qui attire l'inflam-
mation à l'extérieur, amène souvent la guérison.
Cessorciers, pour s’attirer les présents du malade, lui font croire que l'affection dont il souffre provient de morceaux de bois ou d’épines entrés dans
le corps. En conséquence, ils appliquent leurs lèvres sur la partie affectée, et font semblant d'en
retirer le corps étranger qu'ils ont eu auparavant le soin de cacher dans leur bouche. Plusieurs de
ces Indiens brülent leurs morts; d’autres tribus
les enterrent; mais toutes détruisent les objets
qui ont servi à leur usage personnel.
. La doctrine de l’immortalité de l’âme n'est
qu'imparfaitement connue de ces sauvages. Ce-
pendant, il est dit dans un de leurs chants: « que
« de même que la lune meurt et revient à la vie,
« de même ils renaîtront après la mort. » Ils
croient que dans le ciel de leur dieu Chinigchi-
nig, ils auront de riches vêtements, du gibier en
abondance, de belles femmes et des jeux. de toute