‹ Exploration du territoire de l'Orégon, des Californies et de la mer vermeille [microforme]Chapitre 74 sur 313 · DÉCOUVERTE DE RIO COLOMBIA · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTE DE RIO COLOMBIA

tale, au contraire, baignée par la Mer Pacifique, ne possède, depuis le détroit de Magellan jusqu'à celui de Behring , qu'un seul grand cours d'eau qui offre les ressources d’une navigation étendue.

Dès longtemps les historiens de la Nouvelle France, les PP. Hennepin et Charlevoix, le baron de la Hontan en 1689, les journaux de voyage de l’illustre Lasalle, découvreur du Mississipi, ceux de Lepage-Dupratz et de Jérémie, de Delapoterie, de Joseph Lafrance et de l'Escarbot, annonçaient qu’on pouvait atteindre à l'Ouest du Canada, par une suite de lacs et de rivières, un grand fleuve débouchant à l'occident dans l’Océan Pacifique,-et que cette partie de la côte nord-ouest de l'Amérique ne devait pas être éloignée de la côte de l'Asie. Ces indications ne paraîtront pas extraordinaires, si l'on se rappelle l'esprit aventureux de nos Français Canadiens, leurs pérégrinations lointaines et leurs nombreux rapports avec les tribus indiennes.

Il fut réservé à un officier français, M. de la Vérendrye, d'acquérir sur le Grand fleuve et la Mer de l'Ouest les renseignements les plus complets et les plus précis. Nous rendrons ailleurs un compte détaillé des expéditions qu'il entreprit de 1711 à 1754, et qui établissent, d’une manière

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