PAR LES FRANÇAIS ET LES ESPAGNOLS
incontestable, les droits que les habitants de la Nouvelle France n'ont pas cessé d’avoir à la possession exclusive des Territoires s'étendant à l'Ouest du Canada jusqu'à l'Océan Pacifique.
Le capitaine Jonathan Carver est le premier auteur anglais qui ait parlé de la Grande rivière de l'Ouest. Cet officier partit de Boston en 1766, et employa deux ans à visiter la région qui s’étend jusqu'aux hautes eaux du Missouri qu'il ne dépassa pas. Son intention était de traverser le continent d'Amérique et de gagner les rivages de la Mer du Sud. Dans la relation de son voyage, il ne consacre qu’une seule ligne à la Grande rivière de l'Ouest, qu’il nomme Orégon?.
Il est impossible et d’ailleurs sans importance de retrouver l'étymologie de ce nom, soit qu’on lé fasse dériver des mots espagnols Orejon, Oregano, Hurracan, ou du mot irlandais O’Regan. Nous nous bornerons à dire qu'il ne se retrouve dans aucune langue des tribus indien-
* Mémoires du chevalier de la Vérendrye, aux Archives de la Marine : Documents divers sur la Nouvelle France. Le P. Hennepin, Histoire de la Nouvelle France, Paris, 1688. Le P. Charlevoix, Histoire de la Nouvelle France, Paris, 1744. Voyages du baron de la Hontan en 1689, Amsterdam, 1728. ? Voyage dans l'intérieur de l'Amérique Septentrionale, par « Carver, traduit de l'anglais par Montucla; Paris, 1784.
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