‹ Exploration du Zambèse et de ses affluents et découverte des lacs Chiroua et NyassaChapitre 39 sur 69 · STATIONS · texte numérisé non relu

STATIONS

Iles Britanniques

Méditerranée

Amérique du Nord et Indes occidentales.

Brésil

Océan Pacifique

Cap de Bonne -Espérance

Côte occidentale d'Afrique

Indes orientales et Chine

Australie.

Forces irrégulières

Nombre

des malades

sur mille

hommes.

Nombre

des malades

mis hors

de service.

Nombre

des morts.

Nous n'avons pas le chiffre des décès pour les agents civils de la côte occidentale; mais on peut établir qu'il est peu élevé. La facilité avec laquelle ces fonctionnaires obtiennent de revenir en Europe, dès qu'ils souffrent du climat d'une manière inquiétante, doit avoir considérablement diminué le nombre des morts parmi eux. (Repore of colonel Ord^ p. 30.)

nous administrons un apéritif, mélangea la quinine; ce moyen est d'une telle efûcacité, que dans la plupart des cas Taccès de fièvre n'est pas beaucoup plus grave qu'un rhume; le malade n'en est pas même affaibli. Un traitement analogue a fait tomber le nombre des morts, pour l'escadre de la côte d'Afrique, au-dessous du chiffre que donne la station de l'Amérique du Nord et des Indes occidentales.

On a prétendu que certaines personnes répandaient au loin tout ce qu'elles avaient.de charité, et refusaient de tendre une main secourable aux malheureux qui les entourent. Jamais nous n'avons rencontré de ces personnes-là; il est même probable qu'elles n'existent que dans le cerveau de gens moroses, dont la bienfaisance ne s'exerce nulle part ; et nous ne craignons pas d'encourir le blâme de ceux que la misère voisine touchent le plus, en parlant avec orgueil des sociétés apostoliques de la côte de Guinée. Elles sont au nombre de seize, dont six appartiennent à la Grande-Bretagne, sept aux États-Dnis, deux à l'Allemagne, et une aux Indes occidentales.

Ces sociétés entretiennent cent quatre missionnaires de race blanche; elles ont cent dix stations, deux cent trente-six écoles, où elles reçoivent treize mille élèves; et comptent dix-neuf mille communiants inscrits , chiffre qui représente une population chrétienne d'environ soixante mille âmes.

Le zèle de nos frères d'Amérique nous a été particulièrement agréable ; il est une nouvelle preuve de l'influence de notre sainte religion ; et montre que pour l'homme généreux et dévoué la distance n'est rien : toute la question est dans le service qu'il peut rendre.

Les Américains font d'excellents missionnaires ; en disant que leurs travaux sur la côte de Guinée sont au-dessus de tout éloge, nous ne faisons qu'un acte de justice pure et simple. Et ce n'est pas seulement sur ce rivage que brille leur charité : on les retrouve en Syrie, dans l'Inde, en Chine, dans le midi de l'Afrique, dans la mer du Sud, où ils se montrent partout les dignes enfants de ce Vieux Pays* qui est une source de lumière pour tous les peuples, un asile pour tous les opprimés.

V ^^,f ^^^'*^' ^^^ appliqué à la Grande-Bretagne par les premiers colons de la Nouvelle Angleterre, et qui est maintenant emripyé dans tous les Étals de I Inion.

En face des succès obtenus sur la côte occidentale, succès dont le résumé qu'on vient de lire est bien pâle, nous demandons aux Portugais comment ils osent fermer neuf cents milles de la côte de Test à ces influences civilisatrices? Ferme ttra-t-on qu'une région si vaste et si fertile soit cpndamnéeà une situation pire que la stérilité, jusqu'à ce que les Espagnols et les Portugais sachent renoncer à leur trafic homicide T

Quand ces peuples usés parlent de leurs glorieux ancêtres, ils doivent se dire que la stagnation intellectuelle, que présentent certaines races, les a frappés eux-mêmes. La prise de Cuba par les États-Unis serait un bienfait pour l'Espagne, en déchirant le voile qui Taveugle; et le gouvernement britannique rendrait un vrai service au Portugal, s'il oubliait les prétentions de celui-ci à posséder une province qui, sans autre bénéfice que d'en faire parade aux yeux de l'Europe, lui assure le plus mauvais renom de la chrétienté.

Ainsi qu'on l'a vu dans les pages précédentes, les hommes d'État de Lisbonne effectueraient volontiers, par l'entremise des capitaux anglais, ce que la philanthropie de nos compatriotes, protégée par les vaisseaux de la Grande-Bretagne, a su accomplir ailleurs.

Dans le Mozambique, pas une école, pas un indigène qui sache lire; pas une branche de commerce, ou d'industrie, qui ait reçu le moindre développement; et, dans tous les lieux où s'étend le pouvoir, du plutôt l'intrigue des Portugais, nous voyons cet infâme négoce, qui est le contraire absolu de la loi du Christ, et qui défie la vengeance du ciel.

Tous les efforts de l'Angleterre pour l'anéantir sont neutralisés par une poignée de convicts, soutenus par des gouverneurs besoigneux, dont l'autorité ne s'étend pas au delà de ce qu'ils peuvent voir de la terrasse de leur forteresse.

Si la côte orientale d'Afrique ne doit servir qu'à des condamnés, pourquoi l'Angleterre n'y enverrait-elle pas les siens? Cette côte n'appartient pas plus aux Portugais que la Chine n'est à eux parce qu'ils possèdent Macao. Si criminels que soient nos déportés, ils vaudraient mieux pour le pays que les gens qu'on y envoie, car ils ne vendraient pas les indigènes. Le climat d'ailleurs est énervant, et dompte les natures violentes. Nous Vavons observé à Loanda, où, chaque soir, toutes} les armes

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