‹ Explorations minéralogique des régions mexicainesChapitre 18 sur 46 · JO · texte numérisé non relu

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^tage piii.ssant de tuf blanc feldspathique ; quelques coo- ^^oa}érai5 des mêmes roches composent la masse de petites roiliiies distribuées dans la plaine.

fj» route, après avoir traverse Amozoc, San-Bartfaolo et Arazingo, i*uno des haltes de Cortez, passe sous le petit voiriin r'tcint de Saii-Miguel-de-Palmar. Après San-Agustindo-Pahnar, on quitte les plateaux et les tufs pour trouver, près dp la Cai'iadn, les calcaires noirs et les grès foncés qui occupant 1p passage des Cumbres; le sommet de ce défile céhMirc est place k a, AS a mètres.

Mines. — L*Ktat de Puebla contient encore quelques iniiioft : TrtPJn-dcl-Oro, gisement dor et d'ai^ent placé dans \c trrrnin crétarc; puis les mines de San -José, de San- Migurl, (i*lxcaniastitian, de TIachachalo, Huecapan et TIachiaqiifî, tontes de fort peu d*importance.

Kn dcArendant des Cumbres jusqu'à Aculzingo, placé i i,7()/i inrtro.H, on peut prendre la coupe du puissant étage qui .soutient le i)ord du plateau de TAnabuac; la partie ftu|)('*rif*nn; (vst presque exclusivement formée de calcaires. Wrs le milieu de l'étage, des assises de grès alternent avec d<'s îissisi^s (hî cîilrairc; celte succession se continue Jusque prrs (rAciil/inj^o. Knlro ce village et celui de Tecamelucan, Ifs calr.iin's reparaissent, puis occupent les deux côtés de la valliM' ('Iroile qui conduit à Orizaba. Les montagnes qui f'ntouri'u! retlr ville vi (jui s'étendent jusqu'au fortin de Las Animas sont romposéos des mêmes calcaires. La ville d*Ori- /abii o('(:ii|)(\ à i/.iSî mrtres d'altitude» une situation très- |)illorosque, au pied du volcan du Citlaltepetl ou pic d'Ori- /aba, dont la rime neigeuse dépasse 5, 5oo mètres au-dessus du niveau de la mer. Les calcaires se prolongent contre la base du volcan , occupent le pied de la chaîne et s'étendent

jusquau Gofire de Perote. Ces calcaires gris, de même que les calcaires noirs des Gumbres, font partie des étages delà formation crëtacée , qui occupe une large place dans la stratigraphie mexicaine.

Avant d atteindre Gordova, on traverse des plateaux où Ton retrouve les mêmes tufs et conglomérats qui couvrent plusieurs parties de TAnabuac. Entre Las Animas et Pasodel-Macho, ces conglomérats laissent à découvert, au bas de la route de Gordova, des calcaires blanchâtres, et, entre le pont d*Atoyac et celui du Ghiquihuite, des calcaires jaunes à pâte fme comme la pierre lithographique. L*absence de fossiles ne permet pas de leur assigner un âge; leur position et leurs caractères lithologiques indiqueraient cependant quils peuvent être tertiaires. Les tufs et les conglomérats occupent le pied du versant jusquau delà de Palo-Verde. A la Soledad, des couches degrés et de sables alternent ensemble et sont recouvertes, entre la Tejeria et la Vera- Gruz, par les sables mouvants des dunes, déposés successivement par laction de la mer à Tétat de cordons littoraux.

L*Etat de Vera-Gruz occupe, le long du golfe, une surface de 63,ooo kilomètres carrés, et s étend jusqu'au pied des Gumbres et de la Sierra -Madré -de Test. Il occupe deux zones : les terres tempérées, suivant une bande dont TOrizaba et Perote, Gordova et Jalapa, marquent les deux limites, puis les terres chaudes, qui s'étendent sur toute la région du littoral. L'agriculture est la grande richesse de cette province; ses meilleurs produits sont la canne à sucre, le tabac, le café, la vanille et les racines de jalap, qui se recueillent aux environs de Jalapa. La population sélève à 338,900 habitants, soit 5 à 6 par kilomètre carré.

TEMP^RATIRE DES EAD\ DE L^ATLAHTIQOC ENTRE LES CÔTES D*AMÉR1QUE ET CEIXES DE

l/oci^an Atlantique doit, comme on le sait, au courant du (iiiir-Slrcam une distribution particulière de chaleur dont i<-i loi a préoccupé les physiciens depuis plusieurs années. Le baron de llumboldt, en signalant la haute température que les eaux présentent sur quelques points du golfe du Mexique, avait émis Topinion que le courant empruntait au climat tropical, dans son parcours sous les côtes de la Nouvelle-Espagne, une partie de la chaleur qu*il va ensuite porter le long de la côte de la Floride, où il pénètre dans Tétroit canal de ce nom, qui, en le resserrant, le force it débonrber. comme un fleuve d*eau tiède, au milieu des Ilots de l'Atlantique.

Le trajet du courant a ensuite été étudié avec beaucoup

(h* soin |Mir le c;ipi(aine Maury, auquel on est redevable

d'un >i «^Tiind nombre de belles découvertes hydrographiques.

(IVst en roonlonnant une multitude d'observations thermo-

nn'ln<|U(»s. relevées li» long des côtes des Etiits-Unis et sur

les n)ule.s suivies piw les navires entre les deux continents,

([n(» (c savant est arrivé à tracer avec une précision mer-

v(M*ll(Misr la marrlir du (luIf-Slream, et à fournir ainsi aux

marins une e\e<»llent(* donnée nautique et l'indication d'une

roule (|ni abrège sensiblement la durée des traversées

d'Arnéi'i(|ne en Kuro|)e. Le parcours du Gulf-Stream a

encon» «loinié l'expliration du régime météorologique au-

c[uel se trouve soumis le N. O. de l'Kurope. Les îles Britan-

nicpies , en particulier, lui doivent un climat plus tempéré

que celui des régions situées à même latitude sur la côte

américaine; ainsi, sous le méridien de Tlrlande, la limite à laquelle s arrêtent les glaces dérivant des régions polaires se maintient à i5 ou ao degrés plus au nord que sous le méridien de Terre-Neuve.

M. Ch. Sainte-Claire Deville, pendant un séjour de plusieurs années dans les Antilles, a étudié la distribution de la chaleur à la surface de la mer qui les baigne; il a ensuite étendu ses recherches aux températures du golfe du Mexique et à celles des parages de Bahama. Le travail de ce savant académicien , publié en 1 8&5 , avec une belle carte qui donne la distribution de la chaleur, figurée au moyen de courbes d'égale intensité thermométrique, indique bien que le courant équatorial , origine du Gulf-Stream , pénètre dans la mer des Antilles par les passes qui séparent les îles entre elles, quil s'y étend, en se séparant en deux branches, pour se réunir à l'autre extrémité de cette mer entre le cap Gatochc du Yucatan et le cap San-Antonio de Cuba; puis, qu'au lieu de circuler dans le golfe du Mexique, comme le pensait M. de Humboldt, il tourne brusquement à l'est pour s'engager dans le canal de la Floride.

Par la construction de ces courbes d'égales températures, M. Sainte-Claire Deville a établi l'existence de ce qu'il a appelé pôles de chaleur. Ce sont des espaces d'eaux tranquilles, sortes d'îlots au milieu des courants, dont la température acquiert un degré plus élevé que celle des eaux courantes. Plusieurs de ces pôles se remarquent dans la mer des Antilles et dans le golfe du Mexique. Une autre considération qui ressort de cet important travail est la constatation d'eaux plus froides en contact avec les côtes continentales de l'Amérique. M. Sainte- Claire Deville explique ce fait par l'action du contre-courant polaire, qui, s'interposant entre les côtes des États-Unis et le Gulf-Stream ,

cmpccherait les contrée» du nord de TAmérique de resseatir les effets calorifiques de ce dernier. Le courant polaire continuerait ensuite sa course le long des côtes du golfe du Mexique et de la mer des Antilles; et, en effet, on constate, dans ce parcours, que les eaux en contact avec la cote sont plus froides que celles qui se trouvent plus loin au large, et, dans certains points, on observe des pôles dejiroùi. Dans la traversée du Mexique en France, j*eus Toccasion d'observer, ù mon tour, les températures à la surlace de l'Océan, et j'ai pensé que ces observations, réunies dans le tableau suivant, pouvaient avoir un certain intérêt comme confirmation des travaux publiés précédemment.

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