IM
tiofii clic donnera liea i «a liraHcra dans son cadre les d*oliseiTation.
1^ géographie phjsique doh dans la reconnaissance d*an pajra figuration si parliculiàre. Les éi la rialiire des terrains et des filona siT fviordonncr avec précision que dsns laquelle Tindication du relirf vient ruent indispensable h la représentalioa giqiies*
l^a g/*odésie et la topographie du Meiiqw, ijiielques vives lumières par les dètermin atio MS de lliunholilt, de M. Burkart, par les travau K<(iiieiirs inexirnins vi par quelques observateon tels que MM. Von (icrolt, Buchan, J. Bofwring, de sure, ete. , étaient restées, sur un grand nombre de diifift nue obibcnrité complète. Bien pénétré de lli qu'il y HViiit de compléter et d*étendre ces rei je n*fii rien négligé pour donner à mes itinéraires foate la l'igiieur (l/'Hiniblf*. Ils ont à\é coordonnés sur des p<isitioDs thvn, iléleriiiiii/*es ustronomiqucnient et reliées souvenl eiiti'i* rIIeH par (I(H nli^nements azimutaux et des triangula* IforiH voliiiile.H.
Muni crexrellentK instruiiionts, obligeamment mis i ma (linpoiiiliofi par \r (\dpCï\ do la marine, j*ai observé les latitudes par la tiiélliode de M. de Litlrow, méthode que m'avait particulièrement recommandée M. Faye. Les longitudes ont /'té e^ah'ulées .sur le transport du temps et vérifiées dans plusieurs Mations au moyen de distances lunaires, d*ëelipses, ete., et aussi au moyen des culminations de la lune, auxquelles j*ai eu Tidce d'appliquer rexccllente méthode de
raslronomc tic Vienne ^ Une cinquantaine de stations, dont quarante nouvelles, ont été ainsi déterminées. Voyageant toujours avec le baromètre Forlin, j'observai les altitudes de toutes les stations de halte ou de repos, et j'insérai, durant les cheminements, les indications d'un bon baromètre anéroïde vérifié chaque jour. J'ai obtenu, par ce moyen, sur la longueur totale de mon itinéraire au Mexique (9,000 kilomètres environ), près de 4, 000 cotes d'altitude, qui fournissent des profils très-détaillés, car, dans les pays de montagnes, ces coupes portent presque toujours plus d'une cote d'altitude par kilomètre de route. L'hypsométrie mexicaine, déjà largement jalonnée par les déterminations de M. de Humboldt et surtout par celles de M. Burkaii, embrassant un plus grand périmètre , se trouvera complétée dans plusieurs régions et augmentée pour d'autres.
La climatologie ne pouvait rester en dehors d'un programme qui mettait, à chaque instant, sous les yeux de l'observateur le baromètre et le thermomètre. La connaissance du régime météorologique était indispensable aussi pour traduire avec exactitude la signification des hauteurs barométriques. C'est ainsi que, dans un voyage de reconnaissance, tous les faits naturels sont solidaires les uns des autres, et que l'on ne peut en négliger certains groupes sans nuire à la rigoureuse observation des autres.
Le moment parait venu de mettre à profit, pour l'établissement d'une carte du Mexique, la masse des documents rassemblés. M. le général Uibourt rendait compte à la Commission scientifique'^ des relevés de route aussi nombreux que détaillés dus au corps expéditionnaire et
L'irrégularité dos inoiivemenls de la liinr rend rctlo application moiii!> rigoureuse.
' Archives, t. Il, p. ^55.
groupés dans deux cartes au millionième; la première était le résumé des itinéraires écrits, dressés par MM. les officiers du génie; la seconde, embrassant une extension moindre, mais garnie d'un plus grand nombre de détails et de Tindication du relief du terrain, a été dressée par la brigade topographique de Tétat-major sur les divers levés eflectués par les officiers des colonnes expéditionnaires.
Ces deux documents, d*ime grande valeur par les détails qu'ils renferment, pourraient acquérir une rigueur plus complète , au point de vue géodésique et topographique , par l'introduction de déterminations rigoureuses dont on peut disposer d'autre part, et qui s'augmentent chaque jour par les travaux des ingénieurs mexicains.
Un travail semblable serait digne de figurer parmi ceux de la Commission, et je serais heureux d'y pouvoir coopérer activement.
La géologie du Mexique, esquissée sur son itinéraire par le grand voyageur qui le premier leva le voile dont était enveloppée cette belle colonie espagnole, reçut des lumières.nouvelles par les travaux et les observations de MM. Von Gerolt, Burkart, Galeolti, Virlet d'Aoust, Velasquez de Léon, Antonio del Castillo, etc.
Les deux jeunes géologues de la Commission, MM. DoUfus et de Monlserrat, ont, à leur tour, publié dans les i4rchives quelques mémoires sur les points qui ont attiré leur attention, et qui ont trait plus particulièrement aux volcans et aux phénomènes éruptifs.
La stratigraphie mexicaine est encore loin d'être fixée dans ces grands traits; les observations et les fossiles recueillis pendant mon voyage permettront de combler plusieurs lacunes et d'étendre le champ des déterminations. A côté de celte vaste élude, il s'en présente une autre
d'une extrême importance ; cest celle des roches métamorphiques.
Le métamorphisme est, en elTet, au Mexique, un fait tellement g*inéral, que la physionomie du pays en porte des traces irrécusables à chaque pas. De là, Taspect si différent des roches et le passage d'une variété à Tautre, qui est leur caractère dominant.
Entre toutes, les roches feldspathiques se font remarquer par Timporlance des masses quelles composent, par les variétés qu elles présentent et par les propriétés métallifères qui distinguent certaines d'entre elles. Ces roches ne se trouvent pas seulement dans les deux grandes chaînes qui limitent les plateaux mexicains; elles occupent également une grande surface de ceux-ci. L'élude de la composition cliimique de ces roches serait un travail des plus intéressants. De la comparaison des échantillons que j'en ai rapportés avec ceux qui composent le massif des Andes, et que M. Boussingault a fait connaître en détail, après M. de Humboldt, il résulterait la démonstration de quelque grand fait géognostique pressenti déjà par plusieurs géologues, et en particulier par M. Ch. Sainte-Claire Deville.
Les directions des soulèvements de montagnes, des plissements de vallées et surtout des lignes de fracture du sol , qui ont donné lieu à l'épanchement des roches éruptives et au remplissage des filons métalliques, m'ont prouvé, dans ces contrées comme dans celles que j'avais visitées dans mes précédents voyages, combien la belle conception de M. Elie de Beaumont sur la théorie des soulèvements offre de saisissants résultats, lorsqu'il s'agit de discuter et de classer les données recueillies sur le terrain et d'en interpréter la signification stratigraphique.
L'analyse chimique des minerais et la variation de leur
composition, comparée à Tallure des filons, formera un autre sujet de recherches et amènera naturellement à examiner les lois d*enrichissement des gîtes métallifères et les méthodes métallurgiques aujourd'hui mises en usage pour retirer les métaux précieux de leurs gangues.
.fose espérer, Monsieur le Ministre, que vous voudrez bien favoriser mes efforts pour atteindre ce but et me permettre de développer dans un laboratoire spécial ces travaux, suite directe de ma mission.
Lcxposé de ces diverses études fournira les matériaux de la description minéralogique du Mexique et formera un second volume in-^°, auquel sera joint un atlas de 5o à 60 planches.
Après avoir présenté à Votre Excellence, dans la première partie de ce rapport, fexposé des travaux constituant Tobjet spécial de mes recherches, je vais, dans la seconde partie, résumer les faits que jai recueillis sur Tarchéologie, Tcthnographie et la linguistique; il y avait un attrait réel, en eflet, dans un voyage accompli au milieu de régions lointaines encore si peu connues, à recueillir des documents de nature diverse, et à m'associer ainsi, dans la mesure de mes forces, à la pensée qui avait présidé à la formation de la Commission scientifique du Mexique.