QUANT A $ES ÉPARGNES
On trouve un autre indice de l'état du pays, dans les épargnes.
M. MILLS (Bothwell) :
M. FOSTER : L’honorable député de Bothwell
dit : “Écoutez ! écoutez.” Il ne croit pas à l'épargne; il la méprise, mais lorsque son collègue était
icoutez ! écoutez !
ministre des Finances en 1874-78, il ne professuit pas le même mépris. Il parlait de l'épargne comme une preuve plus convaincante de lu condition d’un pays, que ne voulaient l’admettre quelques-uns de ses adversaires. L'honorable député fait grand cas des traditions libérales, des précédents et des prin. cipes libéraux tels qu'appl' ués par le gouvernement actuel de l'Angleterre. Il n'a qu'a lire le compte rendu télégraphique du discours du chancelier de l’échiquier pour constater que cet homme d'Etat voulant démontrer que la condition de l'Angleterre n’est pas aussi mauvaise qu'on l'avait pré: tendu, insiste surtout sur le fait que l'épargne a augmenté parmi le peuple. Il n'y à pas à nier que cet argument à un grand poids. Voyons jusqu'à quel point nous pouvons l’invoquer en faveur du Canada. De 1874 à 1878, pendant une crise qu'on peut comparer à celle que nous avons traversée, il y eut une diminution de $353,057, on 44 pour 100, pendant que pendant les cinq années correspondantes, il y eut une augmentation de $41,271,908, ou de 21 pour 100,
Sir RICHARD CARTWRIGHT : Je demanderai à l'honorable ministre en quoi consiste ces quarante et un millions. Veut-il parler des dépôts dans les caisse d'épargne de l'Etat ?
M.FOSTER : Non ; je parle de toutes les épargnes ; de celles des caisses d'épargne des bureaux de poste, de la banque d'épargne fédérale, des départements d'épargne des banques chartées, des dépôts à demande et à terme, et de la banque d'épargne du district de Montréal
M. MILLS (Bothwell): Et les compagnies de prêts ?
M. FOSTER: Non, elles ne sont pas comprises dans ce relevé, bien qu'elles pussent l'être,
M. MILLS (Bothwell) :
Certainement.