‹ Exposé budgétaire [microforme] (volume 4)Chapitre 9 sur 15 · CONDITION DU COMMERCE · texte numérisé non relu

CONDITION DU COMMERCE

Je laisse ce petit épisode pour aborder un sujet plus plaisant pour la chambre, un sujet qui me permettra de réfuter entièrement les fausses représentations que je viens de mentionner, et je vais examiner, pendant quelques instants, les conditions dans lesquelles s’est développé le commerce durant l'exercice précédent et le présent exercice. Je m'impose cette tâche surtout parce que l’on a dit souvent dans cette chambre et en dehors que le commerce du Canada diminue réellement, et que depuis l'adoption du bill McKinley et la conclusion

| des traités qui en ont été la suite, le commerce

canadien est entravé et le Canada est en voie d’être isolé et resserré dans sa sphère d'action.

Eh bien, M. l'Orateur, si nous prenons l’ensemble du commerce de l'an dernier, nous constaterons qu'il est resté à peu près au même chiffre que celui de l’année précédente, lequel, néanmoins, ne l’oublions pas, était d'environ $14,000,000 de plus que celui de l'année précédente. Les importations, néanmoins, sont de près de $2,000,000 moins élevés qu’en 1890, et cela provient principalement de ce que nous avons produit une plus grande quantité d'articles pour notre marché indigène, résultat de la législation sur le tarif, résultat, aussi, du déve. loppement de nos industries manufacturières. Prenez, par exemple, la législation concernant le tarif, nous constatons qu'il y à une diminution, en chiffres ronds, de $800,000 dans les importations de lard et des produits du cochon des Etats-Unis, en 1891, comparativement à 1890. Cela ne signifie pas que nos concitoyens ont consommé ou produit moins de lard, mais cela signitie que les produits du cochon qui, auparavant, sous un tarif moins élevé, venait des Etats-Unis d'Amérique et remplaçait la demande de nos produits, ont été importés en moindre quantité jusqu’à concurrence de ce chiffre, et que la production indigène suffit aujourd’hui à cette demande, au bénéfice du consommateur et du producteur.

Le tableau suivant expliquera la chose :

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