‹ Exposé budgétaire [microforme] (volume 4)Chapitre 10 sur 15 · IMPORTATIONS DES ETATS-UNIS AU · texte numérisé non relu

IMPORTATIONS DES ETATS-UNIS AU

CANADA

Diminu- — 1890. 1891. tion.

Lbs. Lbs. Lbs.

Lard fumé, jambons alerons ......,1 4,353,653 | 2,570,412 1,783,241 soscsossecseel 6,445,105 | 2,715,101 | 3,730,004 side ses 246,368 | 6,388 289,975 te EE 17,185,704 | 11,116,948 | 6,068,84 Saindoux ..........e 881,786 | 991,655 | 3,800! 13 7 33,112,701 | 17,400,504 | 18£,712,197 Valeur........ sit | $1,734,225 | $973,812 $760,913

Gepentlant, re ékpotéstions de l’année dernière, lesquelles s'élèvent à $98,417,296, accusent une augmentation de $1,668,197 sur 1890 ; de sorte que, tandis que les importations ont diminué pour les raisons que j'ai indiquées, nos exportations accusent une augmentation satisfaisante, surtout, lorsque vous constatez qu'en les comparant avec les exportations de 1889, elles dépassent celles-ci du montant considérable de #9,228,129. Une augmentation de près de $10,000,000 dans les exportations, durant les deux années où l’on à appliqué cette législation dont on à tant parlé et qui nous a imposé les restrictions que l’on connaît, est une chose très satisfaisante pour quiconque examine la question à un point de vue juste et raisonnable Les exportations de l’année dernière sont les plus considérables que nous ayons eues depuis la confédération, à l'exception de celles de 1882. C’est près de $14,000,000 de plus que la moyenne annuelle, des exportations depuis la confédération, et #17,- 700,000 de plus que la moyenne annuelle des exportations faites sous le régime des honorables membres de la gauche. Pour confirmer davantage l’aspect favorable que présentent nos affaires, je mentionnerai le fait suivant à la chambre: que, bien que les exportations de l’année aient atteint ce chiffre élevé et aient dépassé de $10,000,000 les exporta. tions de 1889, cependant dans les huit mois de l'exercice courant, les exportations sont plus élevées, d'environ #10,0000,000, que celles des dix mois correspondants de l’année dernière. Cela veut dire que si l’augmentation conserve cette propor- .tion jusqu’à la fin de l'exercice, les exportations pour 1891-92 seront d'environ $13,000,000 ou $14,000,000 plus élevées que les exportations du dernier exercice, lesquelles étaient de $10,000,000 plus élevées que celles de 1889.

C'est un fait que j'ai noté—et il peut être intéressant en soi-même--qu'il y a à peine un dollar de différence entre les exportations des huit mois de l'exercice courant que j'ai mentionné, et celle des douze moins du dernier exercice pendant lequel

mon honorable ami était ministre des finances dans le gouvernement de M. Mackenzie. Ce fait est corroboré—et ce sera une chose des plus rassurante, pour le pays—lorsque l'on songe que depuis 1873, a valeur des articles d'exportations et d’importation a diminué d'environ un tiers et que pour trouver le volume comparatif du commerce d’aujourd’hui et de celui de cette époque-là, vous devez ajouter un bon tiers au chiffre que représente le commerce actuel. Cela, M. l'Orateur, porterait le commerce de 1891 à environ $290,000,000 d’après la base des valeurs de 1873, si nous comparons ce commerce à celui de ce dernier exercice. L'ensemble de notre commerce a augmenté avec les Etats-Unis, l'Allemagne, .l’'Espagne, l'Italie, Terreneuve, les Antilles, la Chine et le Japon. Il a diminué légèlement avec la Grande-Braagne, la France, le Portugal, la Hollande, la Belgique, l'Amérique du Sud et la Suisse. Notre commerced’ exportation, néanmoins, à augmenté considérablement, celui que nous avons fait avec la Grande-Bretagne étant de $11,000,000 de plus que celui de 1889, et celui que nous avons fait avec les .,ntilles ayant augmenté dans le même temps d'environ. $500,000. Nos exportations aux Etats-Unis, comparées avec celles de 1889, accusent une diminution de $2,400, - 000. J'ai ici un tableau que je vais lire, simplement pour montrer la marche du commerce pen-

dant les quelques années dernières et pour nous |

donner l'espoir et la confiance que ni le bill

McKinley, ni toute mesure d’une nature analogue !

n'arrêtent la marche du commerce d'exportation du Canada ou la marche de ses affaires en général.

En comparant 1888 et 1891, nous voyons que nos

exportations d'animaux et de leurs produits aux Etats-Unis ont baissé de #7,595,000 à K4,316,000, Soit une diminution de 43 pour cent, tandis que Les exportations des mêmes produits en Grande- Bretagne se sont élevées de $16,500,000 en 1888, à $21,000,000 en 1891, soit une augmentation de vingt- Sept pour cent. Les exportations de produits agri-

coles aux Etats-Unis ont baissé de $10,000,000 en à 1891, soit une diminution À de trente pour cent, tandis que les exportations 4 des mêmes produits en Angleterre, se sont élevés de % &4,292,000, en 1888, à $5,254,000 en 1891, soit une À

1888, à $7,000,000, en

augmentation de vingt deux pour cent. Si vous

Prenez l’ensemble des exportations de 1888 et que à vous les compariez avec celui de 1891, vous consta- # terez une diminution de trois et un tiers pour cent | dans les exportations faites aux Etats-Unis et une # augmentation de vingt deux pour cent dans celles

faites en Angleterre.

M. PATERSON (Brant) :

les produits du Canada seul, ou l’ensemble des exportations ?

Est-ce que ce sont là

M. FOSTER : Ce sont les productions du

Canada seul.

1 ÿ a un autre indice qui repousse la théorie ou l’avancé que le commerce est stagnant an Canada. On le trouve dans le rapport des chemins de fer et de la navigation du Canada, ainsi qu'on le voit dans le tableau suivant :

CHEMINS DE FER DU CanaDa.

g | Milles Parcours | Nombre

Ë exploi-| € F3 AU Revenu,

4 tés. trains. geurs,

1875. HE 17,680,168| 5,190,416| 5,670,836 19,470,539 1880. 6,891 ,427,449| 6 462, 948 Dos el 23,561 ,447 1889..) 12,628 | 38, 1819, 380 12, 151 2051! 1 17,928,626, 42,149,615 1890...) 13,256 | 41 1849529 12 1821 ,262, 20, FT 9! 46,843,826 1891..| 14,007 | 43,334,891| 13, 164, 420! 21 "797, dl 48,139,980 Aug. de 1891 |

sur 1875....| 145 p.c. | 153 p. c. | 283 p. c. | 147 p. c.

Mare AU CanaDas

Tonnage des vaisseaux |Tonnage des arrivéset | vaisseaux Année, partis à l’ex-| arrivés et | ception du |partis,service service de cabotage, | de cabotage.

ABTD norme tasse 11,646,812 12,066,683 16,054,221 19834077 18,446,100 22, 707, 115 18,503,648 24,086,130 Augm. de 1891 sur 1879.. 61 p. c. 107 p. c.

En 1875, nous avions 4,826 nulles en Slot:

tion ; ; 1891, nous en avions 14,007 milles. Le parcours des trains dans la même période, a été augimenté de 17,680,168 milles à 48,334,891 milles, soit une augmentation de 145 pour cent. Le nombre des voyageurs a été porté de 5,190,416 à 13,164,420, soit une augmentation de 153 pour cent. L'augmentation du fret a été de 5,670,836 tonnes à 21,727,025 tonnes, soit une augmentation de 283 pour cent. Les revenus se sont élevés de $19,470,539 à $48,139,980, soit une augmentation de 147 pour cent. Ces chiffres démontrent parfaitement l’absurdité de la prétention que le commerce du Canada n’augmente pas d'une manière constante et progressive.

M. LANDERKIN : Les chemins de fer ne sont

pas sous le contrôle du gouvernement.

M. FOSTER : C’est là une sage remarque et je la recommande fortement à mes honorables amis de ce côté-ci de la chambre. J’espère que la sagesse de cette remarque ne les subjuguera pas.

M. LANDERKIN : Je vous demande pardon.

Le chemin de fer Inteivolonial est sous le contrôle du gouvernement.

M. FOSTER : Si nous prenons aussi la navigation, qui est une autre branche de notre commerce de transport nous voyons qu'en 1879, le tonnage des vaisseaux arrivés et partis, océaniques et de l’intérieur, à l'exclusion des vaisseaux faisant le sérvice de cabotage, s’est élevé de 11,646,812 tonneaux en 1879, à 18,803,648 en 1891, soit une augmentation de 61 pour cent. Le tonnage des cabotiers partis et arrivés s’est élevé de 12,066,683 tonneaux en 1879, à 24,986,130 tonneaux en 1891, soit une augmentation de 107 pour cent, Ce sont là des indices concluants de l’activité et du développement du commerce de ce pays. Desorte que, en examinant ces indices de l’augmentation «le notre commerce étranger et interprovincial, nous sommes obligés d’en arriver à la conclusion qu'il y à eu une augmentation considérable et progressive du commerce général du Canada.

Je désire parler un instant du service des grands steamers du Canada—non que je veuille examiner soigneusement les opérations de l’année dernière— mais je désire simplement dire qu’en ce qui concerne les lignes de steamers des côtes du Pacifique et des Antilles, il y a eu une augmentation constante et satisfaisante, tant dans le nombre des passagers que dans la quantité du fret transporté. Le service des steamersaux Antilles, surtout durant l'année dernière, semble avoir donné une grande satisfaction, et avoir contribué principalement à développer un commerce considérablems augmenté entre notre pays et ces différentes îles. Relativement au service rapide de steamers de l’Atlantique, dans le cours de l’année dernière, l'on à encore demandé des soumissions.

En réponse à ces demandes, deux soumissions Seulement ont été recues, dont le chiffre, dans l’opinion du gouvernement, dépassait ce que ce pays pouvait raisonnablement dépenser pour un service rapide sur l'Atlantique ; de sorte que, bien que le gouvernement n'ait pas modifié sa politique, les circonstances nous ont mis jusqu'ici dans l’impossibilité d'établir ce service. Je dirai, aussi, que, conformément à ce que j'ai laissé pressentir en cette chambre, l’année dernière, à propos d'un article du budget, j'ai commencé, cette année, à établir des agences commerciales de correspondance dans différents ports et différents pays, agences quelque peu analogues à l’organisation consulaire, naturellement, sans qu’il soit attaché à cette charge de qualité ni de responsabilité diplomatique. A l'heure qu'il est, nous avons, comme agents de commerce à Paris, en Grande-Bretagne et dans les principaux centres des Antilles, des hommes dont les fonctions sont de donner tous les renseignements possibles, au moyen de correspondance ou de rapports expédiés au ministère et publiés sous forme de bulle-

tins, relativement aux avantages qu'il ya de nouer des relations commerciales entre ces différents pays et le Canada. Je ne doute pas, non plus, que ce service se développe graduellement et devienne une source de grands avantages pratiques pour les tasses mercantiles de notre pays et des différents pays avec lesquels nous établissons ces relations commerciales,

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