FIN DE LA CRISE COMMERCIALE
M. FOSTER: Eu laissant ce sujet, et après la courte revue que j'ai faite des finances de l'année dernitre, je me crois justitiable de dire que la période tourmentée de 1890 et de 1895 est passée, Les rapports des six derniers mois de l'année courante accusent une augmentation de $2,500,000, pour les importations,et de K500,000 pour les exportations, faisant une augmentation de $3,000,000 dans li moitié de l'année, L'augmentation du revenu s'éleve, comine je lai dit, à $1,500,000, et les épargnes du peuple en 1895, comparées à celles de 1894, accusent une augmentation de $10,500,000. Je ne pense pas pouvoir douner plus de force à mon opinion sur le fait du progrès du commerce dans le pays, et sur le fait que nous sortons d’une période de crise, qu'en lisant un extrait que j'ai découpé du rapport du président du ‘Board of Trade” de Toronto, une des premières villes commerciales du Dans son adresse annuelle à cette institution, président suivantes :—
son s'est servi des paroles
panne dem tnt PE no a Snièdins
Les
| L'année 1895 a été pour la plus grande partie une année mais s'est amélioré graduellement, matières pre-
l'importation de la ma- Lticre première, laquelle forme la base du travail de
les plus patentes, savoir :
Ünos industries :
mières qui, en 1894, étaient tombées au plus bas degré cou- |
nu depuis des années, ont haussé considérablement, commandes occupent passablement bien les fabricants dans la plupart des branches de commerce, et les rapports publics irdiquent que le pays se débarrasse lentement mais sûrement de In crise qui pendant ces quelques dernières années an assombri tout intérêt cominereial, Ce qu manque particulièrement à présent, c'est In confiance dans l'avenir de notre pays, et la foi en ses grandes ressources naturelles, et la détermination à développer toute légitime industrie duns la plus large mesure possible, COMMENT LE CANADA L'A TRAVERSÉE, Comment le pays a-t-il traversé cette période de IS9O.O1 à 1894.95 ?
commerciale universelle, crise qui à affecté ce pays
Ce fut une période de crise
moindre degré, et ce, pour de très bonnes raisons, Nous sommes sortis de cette période avec un commerce d'exportation et de consommation locale
supérieur de $9,500,000, à celui avec lequel nous y
pendant laquelle on s'est relevé tranquillement de la crise de 1893-94, Le commerce ne s'est pas rétabli vite, | | j ! plus considérables qu'en ES90, | Nous en sommes sortis avec une augmentation de
dette de S16,000,000, un déficit net de $1,600,000, : tandis qu'à la même époque,
! douanier, sur le sucre brut seulement, montant | de $19,000,000. Notreépargne, durant cette période, | s'est élevée de $221,000,000 à $267,000,000, soit une augmentation de K46,000,000, ou 21 pour 100 mentation remarquable et encourageante, à la vérité
comme peu de pays dans le monde entier, nous avons marqué cette période par une augmen-
au