‹ Exposé budgétaire [microforme]Chapitre 5 sur 7 · OO D0 22000000 10050: 005000 0000000 000000 VO000000S · texte numérisé non relu

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En 1882, il y a eu dans tous les ports du continent une diminution dans les exportations, Cet état montre que la moyenne annuelle de l’exportation, du Canada, des marchandises de provenance étrangère, pendant les quatre années à partir de 1-76 jusqu’à 1879, inclusivement, a êté de $7,409,- 712, tandis que durant les quatre années suivantes, de 1880 à 1883, inclusivement, elle s’est élevée à $9,699,971, ce qui, à mon avis, est une réponse satisfaisante à ces messieurs qui avaient des craintes à ce sujet.

x On avait aussi soutenu, M. l’Orateur, que si ce tarif était un tarif de protection, il ne pourrait pas être un tarif de revenu, et que si c'était un tarif @e revenu, il ne réussirait pas comme tarif de protection. Eh bien! ça été un tarifde revenu ; les honorables messieurs de la gauche ne le nieront as, car ils se plaignen, de ce qu'il a donné trop de revenus. oyons maintenant quelle preuve nous avons qu’il ait favorisé les manufactures du pays.

‘Il y a deux ans, nous avons chargé deux hommes de visiter ces dernires, afin de nous assurer s'il était nécessaire de jee une loi pour protéger les employés des manufactures, ls ont recueilli dans une partie des mauufactures du Canada une certaine somme d'informations très précieuses, touchant l'augmentation des produits de ces manufactures, l’augmentation dans le nombre des personnes qu'elles emploient, et dans les gages de leurs ouvriers. Nous avons dans diverses occasions, donné cartaines informations qu'il est impossible je crois, de contester, et je vais faire la même chose aujourd'hui. Prenons par exemple le coton brut,

Il nous est facile de calculer la quantité de coton qui a été fabriqué ou l'augmentation de la fabrication, car nous n'en produisons pas dans le pays, ot en conséquence los importations de la matière première donneront le chiffre exact de sa fabrication,

l’'em s sur ent à qui aleur duits 6:

En 1877-78, les importations du coton brut ont été de 7,243,413 livres; en 1878-79, de 9,720,708 livres ; en 1881-82, de 18,127,323 livres, et en 1882-83 de 27,353,721 livres. Cela prouve que le tarif protège et encourage les manufactures.

Les honorables députés de l’opposition diront peut-être qu'il les encourage trop actuellement, bien qu'ils soient cause ge beaucoup de gens se soient livrés à cette industrie, parce que ces messieurs ont dit plusieurs fois en Chambre qu'elle rapportait 60 pour 100 sur les placements.

. Les importations de laine en 1877-78 se sont élevées à 6,330,084 livres ; en 1881-82 à 9,682,757 livres ; en 1832-83 à 9,821,104 livres. Cela peut servir de base à un calcul assez exact—bien que cela ne soit pas aussi clair que ce qui concerne les cotons bruts—pour donner une idée de la quantité de tissus de laine fabriqués dans le pays. Il ne faut pas oubl'ar qu’en sus, une grande quantité de laine achetée dans le pxys a servi à la confection des étoffes. ds

Cependant il y a évidemment une augmentation très con- ALES de l'importation de la laine que le Canada ne pro-

uit pas.

Ex 1877 et 1878 on a importé des peaux vertes au montant de $1,207,300, et en :882 et 1883, au montant de $1,903,744, montrant assez clairement qu'il y a eu augmentation considérable dans la fabrication des cuirs de toute espèce. L'augmentation dans la valeur des machines importées est indiquée dans l’état suivant :

V='eur des importations ART dE aparetEh aies este $438,037

79 00000000 000000 0: 0000009 100000 .. 403,809 «« 1880 0000000 000009 0008 000600 100600 503,858 se 1881 sosssus se sonsos cocnoe coovvoooe 1,022,518 QU 1882 0000 ven00 vous CELL] CECI 2,194,446 ‘6 1883 100000 50000068 +95000 00009 000 2,757,570

Il y a là une preuve assez évidente de l'augmentation dans le développement de nos industries manufacturières. J'ai vu dans le principal organe de l'opposition, lorsque cet état a êté publié par un journal ministériel, que c'était là un indice que le tarif n'avait pas réussi à encourager la fabrication des machines on Canada. Eh bien! j'ai écrit quelques lettres à des particuliers qui se livrent à la fabrication des machines, et leurs réponses ont été très satisfaisantes, ŒElles sont un peu trop volumineuses pour être lues ici, mais les propriétaires de l’une des fabriques ont déclaré que leur production s'était augmentée d'une valeur de $238,000 pendant les quatre dernières années, et tous les autres ont accusé une augmentation considérable—d’un tiers à la moitié —quelquosuns ont doublé le nombre de leurs employés, et tous attribuaiont cette augmentation à la policique qui a établi des manufactures dans le pays, ce qui leur a procuré une demande

plus considérable pour les machines, demande qu'ils ne pouvaient obtenir auparavant.

Pour ce qui est de ma propre province, je eais qu'il y à une maison qui 8e livre en grand à la fabrication des machines dans cette province. Je n’ai pas écrit à cette maison, mais je sais que le département de la marine et des pêcheries s’est adressée à elle pour faire exécuter certains travaux, et le gérant a répondu qu’il avait un tel nombre de commandes en mains qu'il ne pouvait soumissionner pour le travail du département. Dans toutes les parties de la Confédération, il y : a uno augmentation dans la production des machines, et des mé#chines qu'on re pouvait se procurer ici ont été importées l’année dernière au montant de $2,757,570, montrant assez clairement jusqu'à quel point les industries manufacturières ont progressé dans toutes les parties de la Confédération. Prenons le charbon de terre. Il est très vrai quela consommation du charbon a été augmentée en rairon du mouvement de notre trafic sur les chemins de fer, et nous savons qu'elle a été considérablement augmentée pour cette raison depuis trois ou quatre ans. En 1878, l'importation de la houille s'élevait à #12,446 tonneaux, et en 1888 à 1,686,617 tonneaux, montrant;une augmentation de 719,791 tonneaux, À tandis que l'augmentation de la consommation du ch:rbon canadien de 1878 à 1883 a été de 700,000 tonneaux, faisant ‘ une augmentation totale de 1,493,171 tonneaux dans la consommation depuis 1878, Il est très évident qu'il doit y avoir une Cause à cette augmentation de la consommation de charbon en dehors de l'augmentation du montant requis par les chemins de for en raison de l'augmentation de leur 4 trafic.

Il est reconnu que l’augmentation du nombre des inanufactures établies dans le Canada à été très considérable. C’est là la preuve que j'ai fournie pour prouver que cette politique a êté non-seulement une politique de protection pour l’encouragemont des industries manufacturières, mais qu'elle est encore uxe politique de revenu. (naditquele tar! ne rerait pas avantageux pour l’industrie houillère. J'ai cs'imé en 1879 que dans quatre ans l'augmentation de la production du charbon dans la Confédération du Canada ser:it de ù 400,000 tonneaux, et les rapports que j'ai reçu de la Nouvelle-Ecosse, bien qu'ils ne soient pas encore tout à fuit complets, et ceux que j'ai reçus de la Colombie-Britannique, démontrent clairement que la production du ch«rbon depuis 1879, pour l’année de calendrier qui vient de finir, a été de 2,000 tonneaux par jour pour chaque jour de travail, ou un total d'augmentation d'environ 700,000 tonneaux. Je crois que c’est là une réponse, et une réponse catégorique aux , craintes éprouvées et à l'opinion exprimée par les H1orables

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députés de la gauche, allant à dire que le tarif ne serait d'aucune utilité pour l’industrie houillère.

M. CHARLTON. Quelle est la proportion de la Colombie- Britannique dans l'augmentation de la production ?

Sir LEONARD TILLEY. Elle est peu considérable; l'augmentation vient surtout de la Nouvelle-Ecosse, Maintenant nous arrivons à deux ou trois industries favorites qui, d’après les honorables députés de la gauche, ont été encouragées sans nécessité par le parlement du Canada, comme des industries qui ont été gorgées par un tarif protecteur plus que de raison. Je veux parler principalement des industries eucrières et cotonnières. Pour ce qui est de l’industrie cotonnière, je crois que les honorables messieurs qui étaient en cette Chambre en 1879 et 18£0 se rappelleront que les honorables députés de la gauche ont dit que ceux qui avaient placé leurs capitaux dans les filatures-de coton du pays retiraient d'énormes profits aux dépezs de la masse du peuple, Ce n’était pas là un argument. D'après ce qui est arrivé, je ne suis pas bien certain que les honorables messieurs ne changeront pas leur manière de raisonner et ne diront pas que le tarif a été de ncture à détruire l’industrie cotonnière ; que leshommes qui ont placé leurs capitaux dans cette industrie perdent leurs capitaux et que le public ou le consommateur n’a retiré que peu ou point d'avantages Il peut se faire que ce soit là l’attitude qu'ils vont prendre, mais quoi qu’il arrive à l'avenir, mon impression est que bien

ue les filatures de coton aient subi une baisse considérable

epuis un ou deux ans, on verra que les dividendes qui seront

ayés seront encore raisonnables, et que les prix payés par

es consommateurs de coton en Canada sont moindres aujourd’hui que ceux qui étaient payés en 1877-73.

Je suis prêt à prouver que le coton jaune fabriqué eu Canada aujourd’hui peut être vendu par ies manufacturiers à aussi bas prix, et peut-être à meilleur marché, que cet article se vend dans l'Etat du Massachusetts à ceux qui sont dans la commerce,

Pour ce qui est des autres cotons, le document que j'ai analysé établit que déduction faite, des dépenses qu’entraîne leur transport, ils sont vendus aujourd’hui pur les marchands de détail du manufacturier à environ 10 pour 100 en sus du prix des Etats-Unis. Ils sont aujourd’hui vendus à meilleur marché qu'ils ne pouvaient l'être sous le tarif de l’honoraLle député de la gauche en 1877-78.

A la vérité, cette industrie a éprouvé des embarras ; à la vérité, plusieurs de ceux qui ont placé leurs capitaux dans les compagnies fondées pour l'établissement des filatures de coton, ont contracté des dettes pour au delà du montant de

leur capital payé, et lorsque la fabrique était construite, comme règle générale—je sais qu'il en à été ainsi dans bien des cas—il y avait une dette sur la manufacture et il ne leur restait plus de capital pour l'exploitation, et la conséquence était qu'on était obligé d'obtenir d'e l'assistance du dehors, et cette aide leur était accordée en tant qu’il était possible de le faire à celui qui entreprenait de leur venir en aide. Mais il y avait une limite que même le plus gros financier du Canada ne pouvait pas dépasser sous ce rapport, et Jorsque le montant de l’escompte des diverses banques du Canada eut atteint une proportion très élevée et lorsque les intérêts des agents de ces compagnies eurent atteint un chiffre tellement élevé qu'il était devenu nécessaire de limiter le crédit, il est survenu une difficulté. On avait fabriqué plus de cotons d’une certaine classe qu’il n’y avait de demande pour ces cotons, ce qui a augmenté les difficultés relativevement à une certaine espèce (les cotons jaunes),

Il s’ensuivit une panique, et cela eut pour résultat d’amener une dépréciation dans les valeurs—et cette baisse s’est continuée jusqu’à un certain point jusqu'à présent. Pour permettre de réduire les existerces d’une certaine classe de produits, il devint: nécessaire de renvoyer un cersain nombre d'employés, afin de remettre les opérations sur une base plus solide. Puis, lorsque cela devint nécessaire, vour remettre les choses en ordre, qu'est-ce qu'on a dit ? Les vommerçants de bois diminuent leur production cotte année

arce qu'ils ont en mains des quantités de bois plus consi-

érables ; mais a-t-on trouvé à redire à cela quelque part ? S'est-on plaint de ce fait quelque part ? Ia sagesse de leur décision a-t-elle été mise en doute quelque part ? Non, mais dès que queiques centaines d'employés de filatures de coton ont été privés d'emploi pendant un mois, un cri s’est élevé dans le pays à l'effet que la patrie était en danger, que cette industrie gorgée était dans une condition désespérée, et qu'elle était dans cette condition à cause de la protection qui avait été établie.

Je suis prêt à affirmer aujourd’hui que ces industries, bien qu'elles soient dans l'embarras à cause du manque de capitaux—et c'est là la seule difficulté, —travaillent à se mottre dans une position telle que ce qui est arrivé l’année dernière ne puisso se répéter. Ils s’arrrangent de manière à avoir des fabriques de variétés différentes, ‘Ils s’arrangent pour qu'il n’y ait plus de surplus d’une certaine classe de stock en mains, et autant que j'ai pu découvrir, les dividendes payés par plusieurs compagnies dans ces circonstances, ont êté réellement très raisonnables, et la soule plainte formulée par les actionnaines c’est que ces dividendes sont employés au paioment des dettes au lieu d’aller dans leurs goussets.

Peu importe, ils en ont le bénétice. Muis tout en croyant. que ces industries “donneront et donnent des profits raisonnables à l’heure qu'il est, le point que je veux faire ressortir est celui-ci : que le consommateur se procure ses marchandises, les effets d’habillement dont il a besoin, le coton nécessaire pour lui et sa famille, à un prix moindre que celui qu'il aurait été obligé de payer sous le tarif de l'honorable monsieur de l'opposition. the

Maintenant, j'arrive à une autre industrie favorite : celle. du sucro. On a fait des fortunes considérables dans cette industrie. Je ne serais pas étonné d'entendre les honorables messieurs de la gauche nous dire que la protection que nous leur avons accordée et qui a encouragé l'établissement de tant de raffineries de sucre, sera aussi une cause de ruine pour ces raffineries.

M. MILLS : Ecoutez, écoutez.

Sir LEONARD TILLEY : Eh bien! c’est leur affaire, et. non la nôtre. Mais j'ai vu le dividende qui a été déclaré l’autre jour par une de ces compaguies qui n’a pas été très heureuse dans ses débuts. Je veux parler de la raffinerie d'Halifax. Ce n’est pas un dividende très considérable, mais elle à déclaré un dividende, et j'ai lieu de croire que les autres raffineries paient des dividendes raisonnables, Ce qui fait peine aux honorables messieurs, c’est qu'ils ne paient pas 30 ou 40 pour 100; ce serait malheureux, mais je crois qu’elles reçoivent un profit raisonnable pour le capital placé. Dans quelle position se trouve placé le consommateur aujourd’hui ?

On avait dit que le consommateur paierait beaucoup plus cher pour le sucre qu’il consommerait. Je crois être en position de die qu’à aucune époque de l’histoire du Canada le consommateur n’a eu son sucre à aussi bon marché que pendant l’année dernière, et je crois être en position de dire de

lus que si le tarif de l’honorable député eût été en vigueur Fannéo dernière, le consommateur aurait payé sous co tarif lus pour son sucre qu’il n’a payé pendant l’année dernière.

n grand nombre de personnes opposées à ce tarif étaient sous l'impression que les produits fabriqués dont j'ai parlé, le coton et le sucre, coûtont plus cher sous le tarif actuel qu’ils ne coûtaient sous le tarif de 1877-78. Kh bien ! il est . très naturel que ceux qui lisent les journaux de l'opposition soient sous cette impression ; mais j'ai été très sur pris de voir un de nos principaux hommes d'Etat, qui aurait dû être mieux renseigné à ce sujet, ait lui-même été trompé sur ce point. Je veux parler de mon honorable ami, s’il veut me ermettre de l'appeler ainsi, le député d'York-Est (M. Macenzie). Dans un discours prononcé en Écosse—je ne sais

s’il a été fidè:ement rapporté—il est dit qu’il a fait déclaration suivante :

Quant aux manufactures de sucre, la politique du gouvernement pro tectionniste a été telle qu’elle a rendu impossible l’importation du sucre de n’importe quel autre pays, et le peuple canadien a é6t6 taxé de deux à trois cents par livre, ou d’un denier à un denier et demi de plus qu'auparavant, afin de permettre qu’on pos établir des raffineries dans le pays. Il y en a maintenant cinq, et il est probable qu’il y en aura encore d’autres AVR One: ce quiamènera un surplus de production, et tout cela se fait aux dépens du pays.

Plus loin il ajoute :

Maintenant il n’y a aucun doute que les cultivateurs découvriront bientôt qu’ils paient réellement à l’heure qu’il est près du double du prix qu'ils devraient payer pour les coton :ades,et un prix additionuel en sus pour les indiennee,

Si mon honorable ami s’est trompé, comme je le prétends, à ce sujet, alors il est raisonnable de supposer que d'autres qui n’avaient pas les mêmes moyens de se renseigner à ce sujet, ont dû se tromper égaloment, Mais les messieurs qui étaient présents en cette occasion, et il est probable que quelques-uns d’entre eux étaient intéressés dans des raïtineries, ont dû trouver étrange, que sous notre tarif tel que comparé à celui de 1871, nous n'avions augmenté que de 5 pour 100 le droit entre le sucre raffiné et le sucre brut, de 5 pour 100 seulement, excepté en ce qui concerne les Etats- Unis, où l’on accorde une prime, et conséquemment nous les faisons payer sur la valeur du droit payé; mais relativement à l'Angleterre et à l'Écosse il n’y avait qu'une différence de 5 pour 100 entre le sucre brut et le sucre raffiné comparé au tarif de 1878.

Mais supposons que ce fût un quart pour cent, ces messieurs se demanderaient naturellement : Mais comment se fait-i! que si Ja vaieur du sucre est de 2 ou 3 cts la livre de plus qu'auparavant, nous ne pouvons avoir le sucre à meilleur marché que quand nous payons un droit additionnel de un quart pour cent, Ils ont dû naturellement trouver cela bien étrange. Je sais que mon honorable ami de la gauche était sous cette impression et qu'il a fait une déclaration à cet effet. Mais le sucre n’a jamais été à aussi bon marché qu’aujourd’hui, Tous les sucres sont à bon marché. Je l’admets, mais même avec lo droit peu élevé imposé sur le sucre brut par le tarif de 1878, l’année dernière, le sucre s’est vendu, dans tout le pays, à un prix moindre qu’on ne pouvait l’importer avec le tarif de 1878.

Quant aux lainages, on dit que c’est le pauvre qu'on taxe et qui paie l'augmentation de droits sur ces articles. Nous avons discuté ce point d'année en année, dans cette Chambre et devant le peuple, et je crois que le public commence à comprendre la question assez bien, Les lainages fabri-

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qués en (Canada aujourd'hui se vendent moins cher qu'on ne pouvait les vendre et qu'on ne les vendait sous l'opération du tarif de 1878.

ÿ e crois que cela est bien compris. Je crois que l’homme pauvre, l'ouvrier, l’homme jouissant d’une honnête aisance, et mème le riche, qui veulent consommer les meilleurs tissus en laino qui soient fabriqués, paient tous moins chers aujourd’hui que sous le tarif de 1878.

De nouvelles industrios ont été établies, L'Ile du Prince-

. Edouari elle-même a envoyé d'excellents lainages à l’exposi-

tion de Saint-Jean, cette île qui, disait-on, ne devait retirer aucun profit de la politique nationale. Le peuple sait aujourd’hui comment le tarif opère,

On a dit qu'avec cette politique, le cultivateur serait taxé et ne retirerait aucun avantage, En 1882, j'ai discuté cette po sous toutes ses faces, et ma cause n'était pas aussi

orte alors qu'aujourd'hui.

L'honorable monsieur nous a demandé ensuite, cômme l'organe de son parti le faisait de mois en mois, de quel avantago notre tarif avait été pour le producteur de blé en Canada. Eh bien! j'ai reconnu que le tarif ne valait pas aux cultivateurs de blé un bénéfice de quinze cents par boisseau, mais seulement un bénéfice de quelque chose comme deux cents, et j'ai dû convenir que c'était peu. Mais j'ai prouvé ensuite qu’ils retiraiont d’autres sources des bénéfices très importants pour eux, les bénéfices résultant de l'amélioration des marchés etde l’uygmentation des prix.

L’honcrable monsieur va peut-être faire ce qu'il a fait dans le passé, et tâcher de montrer que la politique actuelle a eu pour résultat d'augmenter le coût de la vie pour l'ouvrier dans une proportion dépassant celle de l'augmentation des gages. Dans ce cas, je demanderai à la Chambre, je demanderai aux honorables membres qui sont au fait de la question que je traite, si l'augmentation qui s’est, produite dans le coût des choses r'écessaires à la vie ne porte pas en grande partio sur les produits agricoles ? Je m'adresse aux maîtres de maisons en général, et je leur demande si cette augmentation ne porte pas surtout sur les produits alimentaires provenant de la forme, de la ferme canadienne, pour lesquels le marché et les prix sont devenus meilleurs, Je n'ai pas besoin d'entrer dans plus de détails, et je me bornerai à dire qu'aujourd'hui la protection vaut pour le cultivateur, sans le moindre doute, et lui procure en réalité huit et peut-être dix cents de plus par boisseau de blé que les prix de 1878. La chose est incontestable, et jo me risquerai à dire que l’on peut parcourir les districts à blé du Canada sans rencontrer un seul producteur de blé qui élève la voix ou donne son vote en faveur de l'admission de

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ce produit en. franchise, à moins que cet homme ne soit un partisan acharné.

D'après tout ce que j'ai pu savoir —et j'ai eu de nombreuses occasions de connaître le sentiment public depuis deux ou trois mois—réformistes ou conservateurs sont unanimes à dire: ‘“ Ne changez pas le droit sur le blé,” Voilà ce que l’on demande.

Maintenant, M. l’Orateur, que paient-ils par suite de l’augmentation des droits ? Leur thé coûte moins cher, ainsi que leur café et nombre d’autres prcduits dont ils font usage. Ils achètent leur sucre à meilleur marché, ainsi que leurs instruments agricoles, et, de fait, presque tous les articles dont ils ont besoin. Ils proclament le fait eux-mêmes, je le sais.

Donc, les cultivateurs, pour ce qui les concerne, n'ont aucrnement lieu de se pluindre. ÆEt les cultivateurs compreunent et jugent la situation aussi bien que l'honorable. monsieur ; de fait, ils n’ont jamais mieux compris (u’aujourd’hui, depuis l'inauguration de la politique nationale.

Venons à présent à l’industrie du fer, que ces messieurs ont représentée comme l’une des industries favorisées outre mesure, et contre laquelle ils ont particulièrement déclamé. Nous avons aussi donné une prime à cette industrio, et + pendant, malgré la prime, cette industrie, disent les honorables membres de l'opposition, est dans l'embarras, Ceci est parfaitement vrai. Je puis affirmer, M, l’Orateur, que si les fabricants de fer r retiraient pas d'avantages du tarif protecteur, sans parler des primes, ils seraient forcés de suspendre immédiatement leurs opérations. Nous sortirons du Trésor, il est vrai, une somme d’argent considérable pour former un boni à tel ou tel établissement, mais chacune des personnes engagées dans ces exploitations rend au Trésor l'équivalent de ce qu'elle en reçoit; et s’il y avait à choisir entre l'octroi de ce boni et l'existence de cette industrie, la question serait vite résolue, puisque le pays perdrait dans ce dernier cas, non-seulement la population qui en vit, mais encore ce qu'elle contribue, ainsi que d’autres industries, qui s’y rattachent, à la richesse publique. Les honorables membres de l'opposition pourront dire que bien loin de créer de nouvelles industries, nous avons pu à peine maintenir celle-ci. Eh bien! je crois que l’industrie du fer, dans le monde entier, est embarrassée actuellement. Chacun sait cela. Allez en Pennsylvanie, allez en Angleterre, visitez les usines du monde entier, et vous trouverez que les prix ont baissé, qu'ils sont même plus bas peut-être que jamais. Je suis donc justifiable de dire que cette industrie ne s’est maintenue que grâce à la protection et aa boni.

Voici un autre exemple. Il s'est formé, l’automme dernier, en Angleterre, une compagnie, au capital de $370,000, pour la.

comrable:

1jour-

sieurs outre lamé.

ot c+hono- Ceci , que Eh orcés sortirable chaid au ait à 6 inperien 8 in- Les bien eine fer, haprre, que que trie

ier, la.

fabrication du fer affiné aa charbon de bois, Ilest à croire que. cette compagnie n'a encore rien fait, Ses opérations sont sans doute quelque peu dm dt par le prix exceptionnellement, bas du fer. Comment pouvons-nous espérer qu'une industrie comme celle-là, qui n’est prospère nulle part, puisse réussir ici.

Passons à un autre point. Les honorables membres de’la gauche nous disent encore: ‘ Qu’avez-vous à dire de l’argument que ‘vous tiriez, de la valeur da stock des banques comme indicateur de la position du pays? Qu’avez-vous à dire de la balance du commerce ”’—dont l'honorable chef de l'opposition a parlé dans son discours sur l’adresse,

% que j'ai à dire, c’est ceci: les faits prouvent qu’en ce

qui concerne la balance du commerce, notre politique a eu

ns une grande mesure l'effet que nous en attendions, et je vais le prouver.

Mais un mot d'abord du stock des banques. A Ia dernière session du parlement, je n’ai pas parlé de cette question comme d’une preuve de la prospérité du pays, parce que je savais alors que la valeur du stock des banques était à un point que, dans mon opinion, les ressources de ces institutions ne justifiaient pas.

Cette valeur avait diverses causes. Klle venait d'abord des hommes qui ne pouvaient avoir plus de 4 pour 100 pour l’argent déposé dans les banques et qui voulaient obienir plus en plaçant leur argent dans les stocks de banque. Cette valeur venait de cette hausse dans la demande. La prospérité du pays a porté les agioteurs à forcer le stock au delà dece que je croyais alors et Ce que beaucoup d'hommes sérieux croyaient avec moi être sa valeur réelle.

L’honorable monsieur (sir Richard Cartwright) demandera peut-être, comme il l’a fait à Lennox il y a trois mois, comment j'explique la dépréciation des stocks de banques, dont la valeur est de $7,000,000 de moins qu’en 1882, Je lui demanderai à mon tour ce qu'il pense du fuit que depuis la réunion des Chambres ou le ler janvier, la valeur des stocks de la banque de Montréal et d’autres banques a considérablement augmenté. L’honorable monsieur a déclaré dans le comté de Lennox que:—

Quelques-uns de ceux qui sont ici présents ont eppr à leurs dépens que bien qu’il ne füt pss possible à un gouvernement libéral d’ajouter un centin à la valeur de leur orge, néanmoins qu’un ministre des finances qui ne comprenait pas ce qu'il avait à faire et qui persistait à ne suivre que son propre conseil, sans écouter les hommes capables qui l’entouraient, pouvait détruire le marché à l’orge, en détruisant l’industrie qui press sait le malt au Canada, comme sir Leonard Tilley l’a fait de gaieté

e cœur (Ecoutez, écoutez, et applaudigsements). La ligne de conduite qu'il a suivie lui a 6t6 suggérée, mais après examen, il a vu que s’il adoptait ee système, il pourrait donner aux fabricants de malt américains l’occasion qu’ils cherchaient depuis longtemps, de profiter de cet acte de notre part pour exclure le maît canadien. Il s’est donc abstenu..

Sir Leonard Tilley a suivi une autre ligne de conduite. Il s imposé un droit, et en le faisant il a porté un coup non-seulement à une industrie importante du Canada, mais à nos comtés qui produisent de l'orge, car il importe beaucoup aux cultivateurs que s’il y avait pendant quelque temps un excédant d'orge, il fût converti en malt dans notre pays, et gardé jusqu’à ce que le prix en augmentât. Or, cette industrie est complètement entre les mains des marchands :’Oswego et des fabricants de malt américains. (Applaudissements.) * ® * Le ministre des finances disait il n’y a pas bien longtemps que le Oanada était assuré de sept années de prospérité continue. À peine ces mots étaient-ils sortis de sa bouche que le nombre des banqueroutes prit de telles proportions qu’en 1883 elles furent pu nombreuses qu’en n'importe quelle année sous l'administration Mackenzie.

Le stock de la banque de Montréal, qui est suivant lui comme le baromètre des stocks en général, avait baissé de

lusieurs millions. La valeur de ce stock aujourd’hui est de

3,000,000 de plus qu'elle n’était le ler janvier dernier, Ceci semblerait montrer, d’après le raisonnement de l’honorable monsieur, que les affaires s améliorent rapidement, et je ne vais pas au contraire.

Quelles sont les circonstances qui ont produit cette dépréciation des stocks? Il y en a plusieurs, mais je n'hésite pas à dire que l’affrouse administration des affaires de la banque d'Échange y a contribué pour beaucoup. La faillite de cette banque n'u pas, il est vrai, matériellement affecté les autres institutions monétaires, mais elle a inspiré de la défiance aux personnes qui avaient des placements à faire, ainsi qu’à celles qui étaient porteurs d'actions de banques ; ces personnes ont cherché en conséquence à faire des placements ailleurs et ont offert leurs actions en vente.

Ce fait, joint à l’état troublé du marché dans le moment, favorisa l’action des ‘“ loups” désireux de faire baisser les stocks au-dessous de leur valeur—ce qui est arrivé en effet,

Qu'est-ce qui pouvait justifier une semblable diminution ? J'ai ici un état qui montre que neuf ou dix banques ont

‘élevé leur taux d'intérêt, durant la dernière année, au montant de $1,180,000, ce qui n’a pas empêché leurs stocks de diminuer de valeur pour les raisons que j'ai exposées.

Mais ces stocks remontent maintenant, ils reviennent à un prix plus normal, et j'ai toute confiance qu'ils s'élèveront encore davantage. La condition présente des stocks de banques n’affaiblit pas notre argument, que leur augmentation était due au bon état des finances publiques; le fait est qu'ils sont beaucoup plus élevés aujourd’hui qu'en 1878, et qu’ils continueront à s'élever.

A six heures l’Orateur quitte le fauteuil présidentiel.

Séance du soir.

Sir LEONARD TILLEY, Au moment où la Chambre s’ajournait, M. l’Orateur, j'attirais eon attention sur l’asser-

pr

tion!faite en dehors du parlement par l'honorable député de Huron-Sud, et en parlement par l'honorable chef de l'opposition, relativement à la baisse survenue subitement dans la valeur des stocks de banques. J'ai ditque cette dépréciation était d’un caractère exceptionnel et ne prouvait pas l'existence d’une dépression du commerce général, J'ai dit que depuis le ler janvier ces stocks avaient augmenté en moyenne de plus de 10 pour 100; le stock de la banque de Montréal, de 1794 à 189; lestock de la banque Ontario, de 103 à 1044; le stock de la banque de Toronto, de 1653 à 178} ; le stock de la banque des Marchands, de 108 à 1144; le stock de la banque de Commerce, de 1184 à 1214, et celui de la banque Fédérale, de 122% à 136. Après cela, la Chambre verra clairement qu’une dépréciation des stocks de’banques ne saurait constituer la preuve de l'existence d’une dépression générale dans le commerce du pays. La cause véritable, d’après moi, se trouve dans les circonstances que j ai indiquées, D

+ J'ai dit aussi qu'il ne semblait pas y avoir de raison valable et sérieuse pour expliquer la dépréciation qui s’est pro” duite ou l'augmentation des réserves pendant l’année dernière. Je vais donner les chiffres mêmes de l’augmentation dans les différentes banques pendant la dernière année :

Montréal, 00000 00800070 270000 000 10008 10200008 000000 5 250,000

Toronto... LELLLELELREEELEONEELLERETIII TO LILLLLLREELLELIITIL)] 60,000 OntariO sssssss sreess sense s sousou sovvsoeee o60 sovossese 110,000 Marchands... mean RE Sanson ete) de) 6e 400,000

Commerce ss sensor sovooos PAT FARET us 250,000

Impériale .…... Se ssésondtr ave s 100800 00468 bise Mol8on. 0.0 socue sonne sov000 v60000 160000 100000 sosocouoe Augmentation totale... ss se $1,770,000 #': Ceci semblerait montrer que depuis 1882, ces stocks, à moins de circonstances absolument extraordinaires, ar:aient augmenté plutôt que diminué de valeur,et je n’x1 aucun doute que l’on constatera avant longtemps qu'ils sont revenus au même point, c'està dire à peu près à leur valeur réelle, la hausse de 1883 ayant été factice pour plusieurs, i, Je dis ceci, M. l’Orateur, pour montrer, à propos de cette uestion, que la dépréciation éprouvée par les stocks de Péique, dans le cours de l'été dernier, n’a pes été la conséquénce d’une dépression dans le commerce du pays.

J'arrive maintenant à un autre point,sur lequel l’attention de la Chambre a êté appelée par l'honorable chef de l'opposition dans des termes emphatiques et sarcastiques

ui lui ont valu les applaudissements dé ses partisans : était que le gouvernement avait solennellement et claire-

ment assuré que la politique actuelle sérait plus efficace que la politique antérieure pour rétablir l'équilibre entre les importations et les exportations. L’honorable monsieurrappela à ce propos des déclarations faites par moi en 1879,

je crois, ou en 1880, à l'effet que la balance du commerce était alors en notre faveur, que la valeur des importations

était moindre, d’une faible somme, que celle des exportations, que cela indiquait une situauion excellente, dont la continuation était à désirer, et enfin que la politique adoptée

en 1879 devait avoir pour résultat d'établir l'équilibre entre

les importations et les exportations. Naturellement, le chef. de l'opposition a rappelé cette circonstance pour faire con-

traster cette situation avec celle de l’année dernière, où le chiffre des importations a été plus fort qu'en 1882 et qu’en

Eh bien: je tiens encore pour le principe que, dans les circonstances ordinaires, l'intérêt du pays est que ies exportatious augmentent et que les importations diminuent avec le développement de nos industries manufacturières. Je suis d'avis qu'il vaut mieux pour nous, si nous le pouvons, tout en augmentant nos exportations, diminuer nos importations en produisant dans le pays même lies articles qu'on faisait venir de l'étranger, parce qu'on donne ainsi de l'emploi aux classes ouvrières et qu’on tend à rajuster la balance du commerce.

Mais il est survenu depuis une année ou deux des circonstances exceptionnelles qui ont accru le chiffre des importations extraordinaires, sans que les exportations aient augmenté proporticnnellement. Tout le monde sait que Îa compagnie du chemin de fer du Pacifique canadien a dépensé, pour la constrnction de la ligne et des embranchements, quelque chose comme $58,000,000 en deux ans. Tout le monde sait également que l’honorable misistre des chemins de fer a de son côté fait travailler dans le même temps à la construction de cette ligne. On sait que le gouvernement et la compagnie ont à cette fin, dans le cours de la dernière année, importé pour une valeur d'une dizaine de millions de

iastres peut-être en rails d'acier, locomotives, matériel rouant, etc.

Ce sont des circonstances exceptionnelles, mais j'ose dire, cepondant, que les honorables messieurs de la gauche ne reconnaîtront "as la chose. Si nous tenons compte des circonstances de'l'année dernière ou des deux dernières années, nous ne pouvons pas espérer autreechose qu'une augmenta- ‘ion de la différence qui existe entre les importations et les exportations, car, en comptant tout l'argent versé au Nord- Ouest pour le développement et l'amélioration de cette contrée, en comptant toutes les importations faites pour lo chemin de fer canadien du Pacifique, toutes les importa--

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tions faites par les entrepreneurs et par le gouvernement relativement à la construction de ce chemin, qu’avons-nous pour représenter les exportations ? Nous n'avons encore rien. C’est donc dans les circonstances exceptionnelles dont i parts que, pendant les deux dernières années, et surtout

j'ai pendant l'année dernière, les importations ont augmenté SARENtTeReut aux exportations, Mais je prétends que les faits consignés dans les rapports du commerce pendant des cinq dernières années démontrent, au delà de tout doute, que cette gs Lin a plus contribué à équilibrer les impor-' tations et les exportations, que la politique qui existait auparavant. Je citerai quelques faits pour prouver la chose ; Je les citerai pour démontrer que, malgré l'augmentation des importations faites pour le chemin de fer canadien du Pacifique, et malgré les dépenses considérables qui exigeaient que l’on fît des importations au Nord-Ouest, nous avons ‘Cependant réussi à faire pencher de notre côté la balance du. commerce, mieux que nous n’aurions pu le faire sous 1l’opération du système des honorables messieurs de la gauche, La valeur des importations, en 1883, a été de 828 par tête, malgré les circonstances que j'ai mentionnées. Quelle 4 été cette valeur en 1873, alors qu'il n'existait aucune circonstance exceptionnelle ? Elle x été de $33.58 par tête ; de 832.22 en 1874, de $30.24 en 1875 ; de $22.00 en 1876 ; de $23.29 en 1877 et de $21.44 en 1878, soit, pour ces dernières années, une moyenne de $27.14 par tête ; tandis que, durant les quatre dernières années, dans les circonstances exceptionnelles qui existaient et que j'ai mentionnées, la moyenne n’a été que de $23.02 par tête, soitunedifférence de816,000,000 par année en faveur de ces dernières années.

Durant l’année dernière, ei la proportion des importations

Avait été la même qu’en 1873, nous aurions eu $152,000,000

d’importations, au lieu d’en avoir $132,000,000 ; soit une différence de $30,000,000 pour cette année. Ces faits montrent au delà de tout doute l’effot produit par la politique, car, pendant les années que j'ai mentionnées, l’augmentation des produits fabriqués dans la Confédération a été justement de ce chiffre,

Cette après-midi, j'ai cité comme exemple la valeur des importations du coton brut. Que +onstatons-nous ? Si nous prenons les états soumis par les fabricants de coton, Lous constatons qu'il y a une augmentation d'environ

‘$84,000,000 ou $5,000,000 seulement dans la fabrication de

cet article ; on conséquence tout l'argent que l'on a payé aux ouvriers cttout ce qui se rapporte à cotte industrie, représentent autant d'épargnes pour le pays et diminuent d'autant ces importations, Ilen est ainsi au sujet de toutes les fabri. ques du pays et de leurs produits, Si ces articles n'avaient

pas été fabriqués dans le pays, on les aurait importés, et considérant la prospérité dont le pays a joui l’année dernière, bien que nous ayons été prospères en 1473, dans des circonstances exceptionnelles, nous vous le demandons: La balance du commerce n’aurait-elle pas été moins en notre faveur qu'elle l’est réellement, si nous n'avions pas eu le tarif qui nous a permis de produire annuellement, au moyen de ces industries,$16,000,000 de plus que ce que nous produisions en 1879 ? Je prétends qu'une politique qui, si elle n’augmente pas les exportations, diminue les importations, doit mieux équilibrer les exportations qu'un antre système. Je le demande : Ces faits ne prouvent:ils pas ce que j'énonce ?

J'ai répondu, jusqu'à présent, aux principales objections que l’on a faites contre la politique adoptée en 1879, et je crois quo les réponses que j'ai données, en me basant sur les rapports et les autres documents publics, sont suffisantes ; ainsi, il est inutile pour moi de continuer mes remarques sur cette question.

Mais on a fait dernièrement quelques nouvelles objections, Une nouvelle accusation portée contre le gouvernement

endant les derniers douze mois, c’est qu'il a négligé les intérêts du pays en légiférant de manière à faire modifier aux Etats-Unis les lois concernant les droits sur le mait, et ce au préjudice du Canada. On sait pourtant que ns sept ans il s’est élevé un conflit entre les fabricants de malt et les brasseurs, aux Etats-Unis. Les fabricants de malt voulaient obtenir une augmentation de droits, afin d’exclure le malt fabriqué en Canada.

Leurs efforts n’ont pas réussi qu'à la dernière session du Congrès, alors qu’ils ont remporté la victoire sur les brasseurs et une victoire encore plus forte sur les fabricants de malt.

Cela a eu l'effet d'empêcher que l’on exportât du Canada aux Etats-Unis, pendant l’année dernière, une quantité considérable de malt. Il est très vrai, d’un autre côté, que l'on a fait une concession qui rapporte des avan.ages réels aux fabricants de malt et que l’on a réduit de 5 centins par boissoau lo droit sur l’orge. On nous dit que le gouvernement du Canada est responsable de la chose.

Que l'on me permette de lire un extrait d’un discours prononcé par sir Richard Cartwright à Lennox, il y a trois ou quatre mois:

Quelques-uns de ceux qui sont ici présents ont appris à leurs dépens que bien qu’il ne fût pas possible à un gouvernement libéral d'ajouter un centin à la valeur de l’orge.— # |

Cetto déclaration est faito par un homme qui faisait partie de l’ancien gouvernement.

- Qu'un ministre des finances quine comprenait pas ce qu'il avait À faire et qui persistait à ne suivre que son propre conseil, sans écouter les hommes capables qui l’entouraient.——

Quand j'ai lu ce discours, j'ai dit que l’ancien ministre des finances n'avait ‘pas une trop mauvais opinion des membres de la droite, car il dit-—c'est ce que j'ai compris quand j'ai In le compte-rendu de son discours—que ceux qui m'’entourent sont des hommes capables, dont je n’acceptais pas les conseils, Mais continuons :

Pouvait détruire le marché à l'orge, en détruisant l’industrie qui produiseit le malt au Uanada,

Je commençais à croire que c'était les hommes capables qui m'entouraient, mes collègues et mes partisans, qui s'op-

saient à la loi que nous présentions. Je ne pouvais pas voir quels étaient ces collègues ou ces membres de la droite. L'homme qui s’opposait à ces projets, était l'ex-ministre des finances, lo député actuel de Huron Sud, et en conséquence, c’est à lui que s'appliquait la remarque des ‘hommes capables qui m'entouraient.”

Comme sir Leonard Tilley l’a fait de gaieté de cœur. .(Ecoutez! Ecoutez! etapplaudissements.) La ligne de conduite qu'il a suivie lui a 6t6 suggérée, maic, après examen, il a vu que &8’il adoptait ce système, il pourrait donner aux fabricants de malt américains l’occasion qu'ils cherchaient depuis longtemps de profiter de cet acte de notre part pour exslure le malt canadien. 11 s’est donc abstenu. Sir Leonard Tilley a suivi une autre ligne de conduite. 1l1a imposé un droit, et en le faisant, il a porté un coup non-seulement à une iadustrie importante du Canada, mais à nos comtés qui produisent de l’orge, car il importé beaucoup aux cultivateurs que s’il y avait pendant quelque temps un excédant d'orge, il fût converti en malt dans notre pays et gardé jusqu’à ce que le prix en augmentât. Or, cette industrie est complètement entre les mains des marchands d'Oswegv et des fabricants de malt américains.

Tel est le : sumé du discours dans lequel on a accusé le gps relativement à cette question. Dansce cas,

. l'Orateur, on me représente comm un ministre des finances des plus obstiné. L'’honorable membre de la gauche se représente comme le ministre es finances le plus souple. J'ai entendu l'honorable membre et ses amis de la gauche pus du gouvernement et de moi, comme ministre des

nances ; ils disaient que tout ce que le peuple avait à faire c'était de venir, de préparer sa demande et de demander que l'on fit certaines concessions à certaines industries et que ces concessions étaient faites immédiatement. Cela ciffère de ce que l’on dit ici. Cn dit ici que je suis un ministre obstiné, qui ne veut pas écouter les conseils des hommes capables qui m'entourent. Et, M. l’Orateur, l'impression de ceux avec qui j'ai parlé de cette question depuis 1878, a été en général, que l'honorable membre de la gauche était l'homme obstiné rs ne voulait suivre aucun conseil, qui ne voulait être in-

uencé par aucune des recommandations que l'on füisait,

Maintenant, examinons cette question. Kst-il vrai que le gouvernement, par ses actes, ait contribué de f:çon à augmenter le droit que les Etats-Unis ont imporé sur le malt ? Non, M, l'Oruteur, il n’y a pas contribué du tout ; et quand

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