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ÿ ferai connaître à cette Chambre l'effet du tarif adopté par "honorable membre de la gauche et l'effet du tarif adopté par ce gouvernement, relativement au malt, et que je ferai connaître le droit qui a été prélevé sur le malt lorsque le Peu a eu lieu, vous verrez sur quoi s’appuyait l'honorable membre pour faire l'énoncé qu'il a fait à Lennox. Sous l'opération du tarif de 1878 de M. Cartwright, pour une partie de l’année, 42,232 livres ont été importées ; la valeur en a êté de 81,318, le droit de $1,055.77, soit 78 pour 100. En 1879, c'est-à-dire sous l'opération du tarif adopté par ce gouvernement, les importations ont êté de 129,634 livres, évaluées à 83,346, droits prélevés, 82,592 68, soit 774 pour 100, ou une fraction au-dessous du droit prélevé en 1878. En 1881, le droit a été changé, comme l'honorable membre le reconnaît, et ie malt a été mis exactement sur le même pre que l'orge, le droit étant de 15 cents par boisseaux pour es douanes et de un cent par livre pour l’accise. Telle a été la loi depuis 1881 jusqu’aujourd'hui. C’est la loi qui était en vigueur lorsque le changement a eu lieu au Congrès. En 1881, nous avons importé 10,553 boisseaux, valeur, $10,270, droit prélevé, 85,171, soit une fraction de plus de 50 ne 100, contre 80 cents que l'honorable membre avai imposé.
n 1882.83, nous avons importé 15,979 boisseaux, valeur, $15,099, droits prélevés, 87,509.93, soit un peu moins de 60 pour 100, et cependant l'honorable membre a dit à Lennox, à la veille d’une élection—je ne dirai pas que c'était dans le but de l’affscter, maïs seulement pour montrer quel triste gouvernement nous avions, pour montrer que l’on ne devait élire personne pour l'appuyer—l’honorable membre, dis-je, a dit que nous avions empêché les producteurs de cette partie du pays de vendre leur orge aux fabricants de malt et que leurs intéi êts avaient été sacrifiés lorsque le droit, de 1881 à 1584, était de 30 pour 100 moins élevé que celui que l'honorable membre avait imposé lui-même en 1878. Cependant il a dit que nous étions responsables de la chose, et comme c’est là une des accusations qui, je le croyais, pouvait être portée ce soir, bien que je n’en fusse pas certain, j'ai cru qu’il était juste d’y répondre immédiatement,
y a une autre accusation très générale, faite par tout le paye, accusation par laquelle on nous blâme d’avoir imposé un droit de 35 pour 100 sur les importations au Canada, c'est l'énoncé général, Il y a quelques articles qui sont frappés d'un droit de 35 pour 100, mais nous savons que l'année dernière le droit était, en moyenne, sur toutes les importations, d'environ 19 pour 100. J'ai eu le plaisir et l'honneur d'adresser la parole à une assemblée tenue à $Strathroy, fait auquel a fait allusion l'autre soir l'honorable
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membre de la gauche; et le député de Brant assistait à cette assemblée, ei il a porté cette acousation vontre la politique du gouvernement, [la dit à l’assemblée : Figures. vous l’outrage que l’on commet à notre égard lorsque vous faites venir d'Allemagne un certain article que l’on fra d'un droit de 35 pour 100 lorsqu'il arrive en Canada, bien ! je dois dire qu'après avoir lu deux ou trois fois le dis- Cours que l’henorable député de Brant a prononcé en 1876, et si je me base sur ce discours, je suis porté à le prendre comme un des plus fervents protectionnistes du Canada, bien qu’il se donne le titre de libre-échangiste. On ne goes pas justifier avec plus de frce qu'il le fait dans ‘extrait que j'ai lu aujourd’hui de son discours, le ministre des finances d’avoir imposé un droit sur les cigares, ce qui, d’après lui, a eu un excellent résultat. Mais je lui dis à lui et à tous ses partisans, mais surtout à lui, que s’il s'oppose au droit de 35 pour 100 sur un uombre limité d'articles, il ne doit pas oublier que le ministre des finances, auquel il a demandé en 1876 de nouvelles concessions, a changé, en 1378, les droits de douanes sur les cigares et les cigarettes. Les rapports de 1878 font voir que les droits prélevés sur 21,050 cigares allemands, évalués à $10,680, se sont élevés à $12,687. 19, ou près de 120 pour 100. Les droits d’accise sur cette quantité de cigares auraient dû être de $8,423.60 à cette époque. La protection donnée au fabricant a été de $4,263.60, soit 40 pour 100. L’honorable membre a voulu un peu moins de protection, et un an ou deux après, il & ©btenu 40 pour 100 de protection et, d’après lui, ce système a produit des résultats merveilleux. IL a amené dans le pays un millier de personnes, même avant le changement qui a été opéré en 1878, et le consommateur ne payait pas l'article fabriqué plus cher qu'auparavant,
Cependant, je le suppose, l'honorable membre, ici comme ailleurs, blêmera le gouvernement actuel d’avoir imposé ua droit de 35 pour 100 sur tout article. Les résultats obtenus ont répondu amplement à toutes les objections que l'on & faites à ce système, Le tarif a eu, dans La plupart des cas, l'effet de diminuer le prix de l’article en faveur du consommateur, et dans plusieurs cas, l'augmentation du droit & permis «u producteur, qui avait un marché à sa disposition, de réduire le prix de ses articles d’une façon plus considérable qu’il aurait pu le faire dans d’antres circonstances, et d’une façon plus considérable qu’il l'avait jamais fait auparavant. Et bion que l’on puisse s'opposer à la politique qui tend à protéger les intérêts du pays, cependant on verra quelquefois n08 amis mêmes, dénoncer un système qui produit exactement ce que quelques honorables membres de la gauhe ont appuyé, défend et approuvé dans leurs discours,
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Maintenant, M. l'Orateur, nous arrivons à la question‘ide la crise qui traverse le pays Voyons ce qui en est. J’admets et je regrette que la récolte de blé en Canada ait été moindre en général l’année dernière que les annéos précédentes, et ce fait a jusqu’à un certain point affecté les affaires du pays dans' l'automne et cet hiver. Car si nous avions 18 à 20 millions de boisseaux de blé qui sont censés manquer à notre récolte, et si ce blé avait été vendu, et que les produits en fussent venus entre les mains des cultivateurs du pays, il aurait cu plus de facilité et d’aise dans le pays en général. Mais s’il y a eu déficit dans la récolte du blé, il ÿ a ou surpris dans la récolte du foin représentant une valeur presque
gale à la perte que cause le déficit dans la récolte du blé.
De sorte que, bien que les cultivateurs aient perdu sur la récolte du blé, leur abondante récolte de foin leur permettra d'élever un plus grand nombre de bestiaux pour exporter l'an prochain ; et, pourtant, je suis convaincu que l’état de choses actuel sera maintenu par l’sagmentation de l’expor. tation des bestiaux que les cultivateurs élèveront avec les deux millions et demi de tonnes de foin qu'ils ont de plus que les années ordinaires dans Ontario seulement, pour ne pas parler des autres provinces, Mais bien que j'admette gun manque dans la récolte du blé puisse causer quelque
ésastre, je dois.aussi admettre qu'aujourd'hui le prix du bois n’est pas aussi élevé que l’année dernière et les années précédentes. On a déjà en mains une surproduction, et l'on ne fabrique pas autant cet hiver qu’on la fait l'hiver dernier ; cela a aussi produit quelque effet sur le commerce et les affaires générales du pays.
Il y a d’autres faits que j'ai mentionnés cette après-midi ; je veux parler de la trop grande importation de marchandises, qui a peut-être mis entre les mains de l’importateur et du marchand de détail un assortiment qu'ils ne peuvent pas convertir immédiatement en argent. Ces deux faits produisent aussi un mauvais effet. Mais, à part cela, quelle ot avons-nous de la crise générala et de la stagnation
u commerce dans le pays? Nous avons, M. l’Oratour, la prets certaine qu’en général l'on a payé promptement à eur échéance les billets escomptés aux banques. Nous voyons par la presse que les administrateurs des banques que l’on a consultés à Montréal et ailleurs au sujet des paiements, disent qu'ils sont faits d’une façon des plus satisfaisantes ; cela n’existerait pas il y avait la grande crise commerciale, d'après les affirmations des honorables membres de la gauche, crise qu'ils disent avoir été produite dans quelques cas par la politique nationale. On a déjà parlé de ces choses, qui démontrent qu’il n’y a pas de crise générale, ni de misère, ni de besoin ; elles démontrent aussi
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que le nombre des ouvriers sans travail n'est pas du tout: plus fort que d'habitude, Quelles meilleures preuves pouvons-nous avoir que la masse des ouvriers a de l’empioi et des épargnes à sa disposition ? Comme je l'ai répété plusieurs fois dans cette Chambre, c’est l'augmentation des dépôts faits dans les banques d’épargnes par le peuple, qui a gagné plus d'argent qu'il n’en a besoin pour ses affaires et qui a déposé cet excédant.
e dirai ici à la Chambre—et j'agis ainsi dans le but de répondre à un énoncé fait par l'honorable membre qui a prié après moi à la dernière session relativement aux dépôts
aits dans les banques d’épargnes—je dirai que, dans les provinces maritimes, les banques d’épargnes sont réglémentées d’après un principe qui était admis avant l'union. Le département des postes ne reçoit pas d'argent dans ces provinces, comme dans Ontario et Québec. Le 1879, les agents de ces banques d'épargnes étaient autorisés à aecepter de tout déposant jusqu’à $10,000, et naturellement, cela a eu l'effet de porter les gens à taire des dépôts, d'autant plus qu’on leur payait l'intérêt depuis le jour où ils faisaient le dépôt jusqu'au jour où ils le retiraient. Mais, malgré ces avantages dont ils ont joui jusqu'en 1819, Li Vive vu ? Nous avons constaté que l'augmentation des dépôts daus ces banues d’épargnes et dans les banques d’épargnes des bureaux e poste de toute la Confédération, a été de $2,800,000 pendant les cinq années qui se sont écoulées depuis 1873 jusqu'à 1878. Mais qu’avons-nous vu après cela ? Le gouvernement a ordonné en 1879 que ces dépôts fussent limités à $3,000 par déposant, etque l'intérêt fût seulement payé à compter du commencement du mois ; c’est-à-dire, que sur un dépôt fait le 2 janvier, l'intérêt n'était payable qu’à compter du premier février ; et s’il était retiré le dernier jour du mois, on ne devait payer aucun intérêt pour ce mois ; en conséquence, les gens étaient bien moins portés à faire des dépôts dans les banques p'épargnes des provinces maritimes. Eh bien ! quel a été le résultat ? Le résultat a été qu’en 1879, ces dépôts ont augmenté de $710,669 ; en 1880, do $1,845,222 ; en 1881, de $4,703,715 ; en 1882, de $5,931,989 ; en 1883, de $4,450,445, soit une augmentation totale, en cinq ans, de $17,722,094, contre $82,800,000 pendant les cinq années précédentes, lorse gui y avait de plus grands encouragements à faire, des épôts dans les banques,
n doit se rappeler que dans Ontario et dans Québec,
xcepté à Toronto, personne n’a le droit de déposer pluside $1.000 en son nom, et malgré cela, pendant cette période, l'augmentation a êté celle que j'aimentionnée. Cette année, le montant des dépôts est de $1,755,079 plus élevé qu'il l'était pendant la période correspondante, l’année dernière ;