‹ Exposé budgétaire par l'Hon. George E. Foster, D.C.L., M.P., Ministè re des finances [microforme]Chapitre 11 sur 35 · EXPORTATIONS DE PRODUITS INDIGÈNES · texte numérisé non relu

EXPORTATIONS DE PRODUITS INDIGÈNES

Produits des mines | 45,906,471 | #5,784,143 do écheries....| 9,675,398 9,715,401

do | 22,281,744 | 24,282,015 Produits de la ferme .... | 50,708,134 | 39,634,599 Articles manufacturés. . .| 7,040,988 6,296,249 Divers... | 71618 45,337 | 95,684,258 | 85,757,744

Augmentation... se sosooosos css ee $9,026,500 do pour 100...,......,. 11}

C'est une augmentation considérable dans une seule année, L'augmentation dans les produits agricoles seuls prouve l'assertion que nous faisons, savoir : que les cultivateurs du pays produisent davantage tous les ans et qu'ils trouvent des murchés plus vastes et plus profitables, et sous ce rap-

port une comparaison entre notre pays et les autres

pouvons pas espérer plus que cela. Dans ce siècle, un lien commercial puissant nous unit aux peuples, des autres pays, nous sommes tous guidés par les besoins communs de l’univers, et tenus en communication intime et constante au moyen du télégraphe et du transit rapide, de sorte qué les besoins et la production &e tout l'univers sont connus immédiatement, et cette connaissance fait fixer les prix des articles importants de la consommation. Tenant compte de ce fait, l'augmentation de $21,000,000 dans les produits agricoles seulement, dans le cours de l’année dernière, est un progrès très satisfaisant dans notre commerce.

Je parlerai maintenant du changement de la direction du commerce, et il y a un point relatif au tarif et à nos cultivateurs sur lequel je désire attirer l'attention de la chambre et du pays. Tout le monde sait qu’il y a deux ou trois ans environ, les droits sur les produits de la ferme, le lard fumé,

| jambon, palerons de bœuf, mouton, lard et sain-

doux ont été motifiés. A cette époque, il devint incontestable que de grandes quantités de ces articles nous arrivaient des Etats-Unis et déplaçaient les produits des cultivateurs dans notre pays, et à leur demande, le gouvernement vint à l’aide de ces

| cultivateurs, et il augmenta les droits sur ces arti- | cles. Qu'arriva-t-il? Tandis que, en 1890, 33,000,000

de livres de lard fumé, bœuf, mouton, lard et saindoux étaient importées des Etats-Unis et distribuées sur ce marché, l'importation tomba, #n 1891, à 17,000,000 de livres et, en 1892, à 13,000,000 ; et tandis que en 1890, la valeur de l'importation était de $1,734,000, en 1891 elle ne fut que de $973,000, et en 1892, de $723,000. L'état qui suit fait voir

pays de l'univers serait à notre \vantage. Nous ne ! les détails.

IMPORTATIONS des Etats-Unis au Canada des articles suivants, pour les années expirées le 30 juin, 1890,

1891 et

Diminution depuis 1890.

Lard fumé, jambon et palerons. .

Bœuf... $

Mouton.

Lard ....

Saindoux

Total.

Valeur

C'est-à-dire, la diminution depuis 1890, par l’exclusion des produits venant «les Etats-Unis, à donné à nos cultivateurs dans notre pays, un marché représentant une valeur de plus d’un million de piastres, «le sorte que nous devons tenir compte de

Lbs, | Lbs | Lbs.

time

DT que non seulement, nos cultivateurs ont augmenté leurs exportations du chiffre que j'ai indiqué, mais, à raison de l'exclusion des produits américains, ils ont trouvé à vendre sur notre marché, pour approvisionner le pays, pour une valeur

de plus de $1,000,000, de sorte qu'ils ont obtenu dans le pays un marché plus profitable, et en même temps un autre marché à l'étranger.

M. McNEILL : Cela démontre l'avantage de la protection.

M. FOSTER: Relativement au changement de la direction du comnierce, permettez-moi, pour éta. blir une comparaison, de vous citer les chiffres de 1891:92, au sujet de certains produits du Canada exportés en Angleterre. La valeur des exportations de bêtes à cornes à diminué de près de $1,000, - 000 à raison de certaines circonstances bien connues. Laissant cel: de côté, nous avons certains produits dont l'exportation nous a donné satisfaction. Le fromage canadien, les pommes, et le lard fumé se sont bien vendus sur le marché anglais. Le beurre canadien avait lui aussi acquis une réputation, mais pas très enviable, mais grâce aux efforts du commissaire de l'industrie laitière et aux améliorations faites dans les étublissements de laiterie, créés par le gouvernement pour encourager la prodnction d'une meilleure qualité, la qualité ‘du beurre canadien à été améliorée ; on a mis sur le marché du beurre de qualité uniforme, marqué comme beurre canadien, se recommandant par luimême, et en comparant 1891 et 1892, nous voyons

que dans le cours de: 1891, nous avons exporté en

Angleterre du beurre canadien pour une valeur de

$440,060 seulement, tandis que l’année dernière, la

valeur de l'exportation a été de $877,455. L'état suivant parle par lui-même :

Erar de la valeur des articles suivants produits au Canada, exportés en Grande-Bretagne durant les années 1891 et 1892, avec le percentage de l’augmentation et de la diminution sur chaque article.

| | (à 8 £ ë | 1801 | 1892. |ÊE | SE:

RL Valeur Valeur, |2 25€ 5,45

| 25 £TsS , SG Ra

D prier Ve AN IOE AFIURE

Bêtes à cornes. | 8,425,3%5 |: 7,481,613 | 11 |. E

Beurre... ... | 440,060 877,455 |..... | 99

Fromage.. .. |9,481,373 : 11,598,690 | .... | 22

Lard fumé .... 589,599 : 1,089,060 | CCR | #4

Jambons...... | 36,398 53,939 | ,.... | 48

Pommes, vertes] où mûres. ...| 1,235,247 : 1,405,527 | .., ! 14

Pommessèches, | 7,353 10,692 | , ... 45

Fruits, conser-!

ves de ...... | 9,500 23,679 |... | 149 Re... |. 75,225 | 1,233,844 | . . .| 1,540

Avoine.. ... | 5,954 | 1,975,485 |.... .183,079

Pois, entiers. ..! 1,439,747 | 2,332,307 | . ... 62 do fendus... 45,601 | 89,781 |... .. 96

Blé... .. +! 969,134 | 5,726,505 | 490

Farine de blé. 851,012 | 1,110,368 |... | 90

Œufs ..... | 83,589 592,218 |.,... ! 608

Chevaux ...... | 156,254 214,785 |..... 37

Et si vous exuminez les tableaux du commerce, vous verrez que le prix des œufs—cet article dont on a tant parlé—exportés sur le marché anglais est d’un centin et une fraction par douzaine de plusque le prix des œufs exportés sur le marché américain: Il est bon que ces chiffres soient notés et mis sous les yeux du public afin qu'il puisse voir jusqu’à quel point le marché anglais peut être développé et devenir avantageux pour les produits de notre pays ; et je désire fournir l'état suivant qui fait voir l’augmentation qu'il y # eue dans l'exportation de trois des produits du Carada qui se sont fait une réputation par eux-mêmes et qui ont été consécutivement et habilement lancés sur le marché angluis—le fromage, le bétail et les pommes.

Mais sans spécifier les articles particuliers, examinons les chiffres en bloc :

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Cela confirme l'opinion que j'ai émise au sujet du progrès graduel et constant du pays dans son com-

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rmerce, dont on

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merce extérieur, et particulièrement dans ses exportations.

AGITATION CONCERNANT LE TARIF, En voilà assez au sujet du commerce du pays.

rc à

Je n'ai peut-être pas réussi à exciter l'intérêt des honorables députés de la gauche où du moins

de quelques-uns d’entre eux par mes observations |

et mes chiffres ; mais j'arrive maintenant au tarif, et, à ce mot seul, je remarque que l'attention de mes honorables amis s'éveille, Ja désire faire quelques observations au sujet du tarif et de la politi que fiscale. IL n'y a pas un homme clairvoyant qui songerait à nier pour un instant, qu'il existe plus ou moins d’agitation dans le pays relativement au tarif et aux conditions commerciales. L'un verra les

choses sous un certain point de vue, et l'autre à un |

point de vue différent. Nous pouvons ne pas tous avoir des opinions d'hommes d'Etat ; mais quelles que soient ces opinions, il est indéniable et nous l’admettons, qu’il y a une agitation sur cette question, et que l'attention du public se porte sur la discussion des questions commerciales et fiscales et de la question de déterminer la politique qui doit guider le public aujourd’hui et à l’avenir.

Plusieurs circonstances ont contribué à rendre cette agitation concernant notre tarif plus forte qu’elle n’a jamais été depuis plusieurs années. La chambre me permettra-t-elle d'en indiquerquelquesunes ? En premier lieu il y a une divergence d'opinion sur la question de principe qui a existé depuis que nous formons une nation, laquelle a été réglée en 1878, entre ceux qui croient qu’une politique de libre-échange absolu est la politique qui convient à notre pays; que le revenu se maintienne par luimème, ou maintenez le revenu comme vous pourrez ;

ceux qui croyaient qu'un tarif pour les fins de|

revenu avec une protection partielle était ce qu'il

fallait au pays, mettant le revenu en première ligne | de compte, et le répartissant de manière à proté- | | . » ul CET 1 .

résultat : il à élevé des barrières contre certains

ger occasionnellement les industries, et enfin ceux qui croyaient que pour le Canada, dans les conditions qui existaient alors et qui ont existé depuis,

il fallait d’abord accorder une protection suffisante | | . .

tion du commerce, et chaque changement occasionne

et raisonnable aux industries naissantes du pays, et laisser le revenu se suffire à lui-même sous ce rapport. Ce sont là les trois grandes opinions qui existaient,

Il ne faut pas supposer, que, parce qu'une opinion a triomphé en 1878 et que toute l’attention s’est portée sur le tarif, les mêmes idées existent aujourd'hui. Des changements sont survenus.

Des hommes qui avaient foi dans le libre-échange, en sont arrivés à croire à la protection. D'autres qui croyaient à la protection en sont peut-être venus à avoir foi dans le libre-échange, ou dans un tarif

CE

de revenu avec une protection partielle, ou quelque chose de ce genre. Mais les divergences d'opinion qui existaient alors, existent aujourd’hui, et elles contribuent à l'agitation et à la discussion de la question aujourd'hui avec une vigueur probablement plus grande qu'autrefois, à raison de certaines

| circonstances que j'indiquerai plus tard.

Ensuite, il y a une agitation qui est provoquée par le mécontentement occasionné par des changements ‘lans le tarif concernant une protection par'tielle ou absolue qui naissent de diverses circonstances, parexemple, la différence dans la valeur qui a existé depuis 1878 jusqu’à ce jour. Soit que des droits spécifiques seuls ou des droits spécifiques et ad valorem soient imposés sur ces articles, la différence en valeur pendant plusieurs années change la somn'e et la nature de la protection. Le mécontentement a de plus été provoqué par le fait que le coût de la matière première dans certains cas a été diminué, et dans ces cas la protection qui était raisonnable quand la matière première coûtait cher ne l'était plus quand elle est devenue à meilleur marché. De toutes ces raisons et d’autres, pourrait surgir la discussion, ou la divergence d'opinion et peut-être le mécontentement, même parmi les personnes qui ont foi dans une politique de protection, mais qui n'aiment point les changements dans la proportion de protection partielle où absolue résul. tant des causes que j'ai énumérées.

BILL M’KINLEY,

De plus, je suis porté à croire que le tarif- McKinley a contribué pour sa part à soulever cette agitation dans le pays. Nécessairement il à eu ce résultat. Avant l'adoption de ce tarif, les honorables chefs de la gauche ont prédit qu'il aurait cet effet ; après son adoption, ils ont déclaré qu’il l'avait eu, et je ne ‘eux pas contredire leurs déclarations à cet égarc. (Car le tarif-McKinley, que son auteur en ait eu l'intention ou non, a eu ce

produits canadiens, savoir, les produits des cultiva. teurs et sous ce rapport il à nui au commerce et il à rendu nécessaire un changement dans là direc-

nécessairement du mécontentement et des pertes. Il peut se faire qu'après ce changement de direc. tion, le peuple deviendra plus prospère, que les marchés seront plus profitables, mais il n’en est pas moins vrai que chaque changement de direction dans le commerce provoque le mécontentement et fait subir des pertes aux particuliers.

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