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Elle a été certainement excitée par les résultats des élections qui ont eu lieu il n’y a pas longtemps aux Etats-Unis, et auxquelles les chefs du parti opposé ont sans aucune bonne raison, donné la signification d’une victoire pour le libre-échange, pur et simple; et on m'a dit dans tout le pays que, à raison de ce changement, une politique de libre-échange devait être inaugurée et que de grands bénéfices en résulteraient sous certains rapports, et que de grands changements devraient être opérés dans notre pays. Tout cela a porté le peuple à penser, tout cela a engagé le peuple à s'agiter et à demander, et tout cela a ajouté considérablement aux discussions qui se font aujourd’hui dans le pays sur cette question.
Pour ma purt, je diffère d'opinion avec les honorables députés de la gauche, ou de la droite, qui croient que les ailes du libre-échange ont été ouvertes pour toujours sur les Etats-Unis d'Amérique par l'élection de M. Cleveland. Je ne peux pas m'en convaincre par l’histoire antérieure du parti, ni par la récente expression des doctrines du parti sur les mesures fiscales, le bill-Mills. Je ne peux pas m'en convaincre par les paroles prononcées par M. Cleveland quand il a accepté la candidature ; je ne peux pas m'en convaincre par les idées, les sentiments et les aspirations du peuple américain aujourd’hui. Je crois que l’homme qui prend part au mouvement et qui contribue à soulever le mécontentement contre l'état de choses qui règne aujourd’hui dans le pays, en disant qu'aujourd'hui cette deuxième fille de l'Angleterre a adopté le libre-
échange et que celle qui suivra sera la troisième fille |
. de l’Angleterre,le Canada--je ne peux pas croire, au point de vue politique, que ces hommes font ce qu'il y a de plus avantageux pour notre pays et son peuple. Cependant il est vrai que ce fait a servi d'appui à la discussion concernant la politique fiscale et commerciale.
e BAS PRIX DES CÉRÉALES.
Puis, il y a une autre chose dont il faut tenir compte dans le moment actuel, c'est le bas prix sans précédent des céréales sur les marché de l’univers; et au-dessus de tout cela nous voyons l'effort que fait le démagogue, l’homme sans scrupule, pour induire le peuple à croire que sousune forme uceulte
tout cela est dû au misérable gouvernement et à la |
misérable politique qui existent actuellement dans e pays. Or, M. l'Orateur, pas un homme sensé, en présence d’hommes sensés osera émettre cette prétention. Chacun de nous, dans ses moments de calme, peut être d'opinion et avoir la conviction, que, si les prix des céréules sont bas dans le pays, ils le sont pour certaines causes anormales et qu'ils ne le soñt que temporairement, mais queile que
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puisse en être la cause, il n’en est pas moins vrai que ces bas prix donnent de la force et de l’actualité à la discussion, et que l'on s'en sert pour répandre le mécontentement. Naturellement, une opposition est toujours libre de profiter de toutes ces choses. On dit que tout parti profitera de toutes les circonstances qui surgiront, et à inesure qu’elles se présenteront, il parlera contre ses adversaires et en faveur de lui-même. Et dernièrement, plus que tout cela, on a vu s'organiser une propagande active et vigoureuse dans ce pays et dans le pays voisin, dont le but et l'intention, non je ne dirai pas cela-—dont le résultat, que ce soit un but ou non, esb. de rendre sans raison le peuple mécontent et inquiet. Dans notre pays tout le monde admet les difficultés géographiques, reconnaît son immense étendue, sa population éparse, ses différentes races et dénominations religieuses, ses différentes sections avec les ressources diverses dont la nature les a comblées. Mais jespère que tout homme admet en même temps—s"il ne l'admet pas il le devrait — que ce pays, S'il doit subsister comme pays, s’il doit devenir un grand pays, et avoir un caractère de permanence et de stabilité, doit apprendre dès maintenant, et ne pas l'oublier, que vous ne pouvez pas faire appe! aux préjugés, ni à la pauvreté, ni aux besoins d’une section comparativement à une autre ; que vousne pouvez pas flatter les préjugés d’une section au détriment de tout le pays.