RÉPARTITION ÉGALE DES TAXES
Je viens aujourd'hui déclarer ici que je juge mal le peuple cunadien, que je ne comprends pas le caractère du peuple canadien, si, homme pour homme, dans tout le pays, quand on parle avec raison et justice, il ne convient pas que nous devons vivre unis dans ce pays; nous ne demandons pas qu'une classe soit exemptée des taxes, pendant que d'autres paient des impôts considérables, nous ne demandons pas qu'une section du pays soit libérée des charges pendant que ceiles-ci pèsent lourdement sur d’autres; mais cette classe ou cette section, suivant le cas, doit, en proportion de sa force, fournir sa part juste et égale des charges qui sont nécessaires pour administrer les affaires du pays, et pour lui donner de la stabilité. Je crois qu'il est malheureux que, dans le but d'arriver au pouvoir et pour nuire à des adversaires, on profite du présent état de choses pour préconiser une doctrine qui, si elle était adoptée, signifie l'effondrement, et qui est opposée à la seule politique qui peut nous donner une stabilité véritable et une prospérité réelle. Je désire faire observer en passant que ces hommes, qui prêchent cette doctrine, se présentent devant le peuple avec certains faits, qu'ils se présentent avec des conclusions résultant de ces faits, tirées par eux
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ou non, mais qu'ils imposent à ceux qui les dou: | tent ; et je crois qu'il y a des gens qui sortent des | assemblées convoquées par les honorables chefs de la gauche avec la ferme conviction qu'il ÿ a un
compte, tant de la condition interne du Canada que de sa position parmi les autres pays de l’, aivers, dans les conditions actuelles du commerce et des tarifs, Ce sont là des principes, et quel est leur
moyen quelconque de subvenir à toutes les dépenses | but ? On pourra demander, qu'est-ce que le gouver-
du pays, sans payer une piastre de taxe, et par lequel nous pouvons avoir le libre-échange absolu. Or, si les honorables chefs de la gauche peuvent trouver ou signaler un moyen où une méthode par laquelle on peut arriver à cette fin, c'est très bien, mais, dans le cas contraire, la doctrine qui doit être prêchée dans chaque maison d'école, dans chaque assemblée publique, c'est qu'il n'y a pas
d'autre moyen de développer un pays en exécutant |
des travaux publics, de subvenir aux dépenses des différents services publics, d'accorder les améliorations dont le peuple a besoin pour se tenir à lu hauteur du progrès des autres pays, que d'imposer des taxes ; et que si le peuple ne veut pas s'imposer des sacrifices raisonnables il ne peut pas espérer de développer et d'améliorer le pays. Je crois que le peuple canadien est assez intelligent et assez courageux pour accepter cette doctrine et travailler en conséquence.