‹ Exposé budgétaire par l'Hon. George E. Foster, D.C.L., M.P., Ministè re des finances [microforme]Chapitre 15 sur 35 · PAS LE LIBRE ÉCHANGE · texte numérisé non relu

PAS LE LIBRE ÉCHANGE

La première question vient de mon honorable ami. Le gouvernement adoptera-t:il le libreéchange ? A cette question je réponds: non. Je sais que je désappointe mon honorable ami en n’acceptant pas son idole, le rêve de son cœur, le phare qui éclaire son existence, qui guide ses pas égarés dans ses courses politiques à travers les comtés. Muintenant je crois que quinze années {seulement séparent ce phare brillant du libre- | échange, du libre-échange libre entre tous.

Le gouvernement a certaines raisons pour ne pas adopter cette politique. La première est dans les exigences du revenu. Un homme plus fort que moi, un penseur plus profond que mon honorable ami, un homme d’une intelligence supérieure l’a dit, et à un point de vue préjugé peut-être, car il se place | au point de vue des honorables députés de la gauche, et il défie tout homme de démontrer comment, dans ce pays, aujourd'hui, et pour plusieurs années |'encore, l’on pourrait adopter et appliquer une politique de libre-échange. Il se déclare convaincu que la condition du pays en défend l'adoption, défend (la taxation directe qui découlerait nécessairement de l'adoption d'une telle politique.

Les besoins du revenu empêchent l’adoption de cette politique ; en dehors des économies, il nous faut prélever $28,000,000 pour les dépenses cou. rantes du pays. Je demanderai aux honorables | députés d'étudier les détails et de démontrer à la ! chambre et au pays comment, dans les diverses lbranches du service, ils feront assez d'économie | pour réduire sensiblement ce montant. De légères économies peuvent être faites, nous en faisons, mais lune vérité que tont le monde connaît, c’est que les dépenses du pays exigent de très forts revenus, et ces dépenses sont d’une telle importance qu'on |ne peut les éviter. Et comment pourra-t-on pré- | lever #20,000,000 des douanes sous le régime du libre-échange avec tous les pays, où avec tout

| grand pays ?

| M. l'Orateur, en outre de ce point que je ne men- | tionne qu'en passant, il y a une autre raison pour | laquelle le Canada ne peut adopter le libre-échange,

dans le moment. C’est à cause du développement

industriel et général des ressources de ce pays.

Grâce à une pulitique adoptée avant 1878, en ce qui} M. FOSTER: Je suis heureux de voir que les est de la protection partielle, en 1878 pour ce qui | honorables députés de la gauche nourrissent cetté est de la protection directe et absolue, nous avons | idée, Ces industries ont retenu dans le pays des développé dans ce pays des industries diverses et | gens qui autrementeussent émigré, Ellesretiennent importantes. Personne ne nie cela. Un capital | aujourd’hui dans le pays un nombre croissant d'ou.

placé de #353,000,000, donnant ‘de l'emploi à! 368,000 hommes avec des gages annuels de #100,- | 000,000 et le développement de hu richesse du pays | dans une moyenne de $90,000,000 par année ; voilà | des faits démontrés par les chiffres du recensement, |

en établissant ane comparaison entre 1891 et 1881. | Ce développement des industries se produit depuis

vriers et sous le rapport des gages et sous le rapport de la protection, il en résulte un bien pour tout le pays. Nous savons, par l'observation, que nos îndustries se sont rapidement développées depuis 1878. Inutile de développer davantage cette idée, Que chaque honorable député consulte sa propre

l'expérience et établisse le contraste entre 1878 et

des années, et il est arrivé à un certain point où il | aujourd'hui, et qu’il voit lo variété d'articles que ne faut pas le sacrifier ; il n’est pas arrivé à ce | nous fabriquous aujqurd'hui et que nous ne fabripoint où, sans aide, il puisse soutenir la concur- | quions pas alors, que la production de nos fabriques rence de pays comme la Grande-Bretagne ou les | est aujourd’hui beaucoup plus considérable ; qu'il Etats-Unis avec leurs richesses amassées depuis des | consulte sa propre expérience, et il pourra voir

; siècles, avec leurs talents, leurs énormes marchés,‘ avec leur production considérable qui trouve un | marché dans le monde. Il faut tenir compte de | ces choses. Ces industries n’ont-elles pas progressé depuis 1878? Les chiffres que j'ai donnés le prou- |

! vent. Ces industries ont retenu notre population |

dans le pays—

| Quelques VOIX : Ecoutez, écoutez.

Î PB LPA BP ATDRREE DESIRE PT ES ESS Ru DEL EIEPRP TIR ALI ANR PO PAP RIT RES ÉISIIERE RES

DO nn magose dre Re RES PET EE L L Fe &

+Sucre au-dessous du n° 14 et melado.

Si les honorables députés veulent de plus amples rénseignements qu'ils consultent les rapports du recensement relativement aux industries en 1881 et 1891, et ils apprendront que le nombre d’établissements a augmenté de 49,000 qu'il était, | à 75,000, une augmentation de 51 pour 100; 4 le capital placé, de $165,000,000, à 8353,000,- 000, augmentation de 114 pour 100 le nombre d'employés, de 254,000 à 367,000, augmentation de 444 pour 100; gages payés, de #59,000,000,

qu'en dépit de certaines faillites, de certains changements et de vicissitudes, en somme les industries

manufacturières du pays ont fait beaucoup de pro-: | grès, ce qui a contribué beaucoup à développer les

ressources du pays. Les honorables. députés veulent-ils connaître l’histoire de l'importation de lu matière première ? Elle se trouve dans les chiffres suivants :

Importations de matière première, 1869, 1879 et 1892,

| a | aË

ÉHRRTÉ

— 1869, 1879 1892, Ses |E Ês

| ELRRÉE

| Ms TE PT PE ET AT Lbs, 2,061,576 4,976,758 10,224,086 395 105 Coton....... RP TE EU RE CE De 1,245,208 9,720,7 46,322,525| 3,620 376 OR nn LR LS doued eee. 891,488 * 1,202,890 1,837,102 106 53 LR: Gutta percha........,......,,, ...,, 90,536 133,214 730,657 ri 448 ): CARTE ne ne de Évan annees DLL FAN PS AE 24 199,179 877,989|,,...... 340 | Sucre brut .,.........,.....,...,,.., Lbs.. *21,656,918 +22,925,779| +343,121,731 1,484|/ 1,395 n Bois de construction ... . ........ uE | 203,276 531,278 1,094,635 438 106 h | RENE 35,556 260,299! ........ 632

*Sucre au-dessous du n° 9 jus de canne melado.

en 1881, à $99,000,000 en 1891, augmentation de 67 pour 100; matière première, de $179,000,000 en 1881, à $255,000,000 en 1891, augmentation de 42 pour 100 ; valeur des produits, de $309,000,000 en 1881, à $475,000,000 en 1891, augmentation de 53 pour 100 ; une valeur supplémentaire d’après le statisticien de $833,000,000 par année, en 1881, et de $89,000,000 en 1891, ajouté à la richesse dn

pays.

Voici les chiffres : —

pris ont Pays

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cons cons je ve l’hor de l’ tatic sur | tion Qu'i clair indu tries avait min trie la m trav dup inte et p clus écha et, j disrenc Gra sans dév pert quel ne 8

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