‹ Exposé budgétaire par l'Hon. George E. Foster, D.C.L., M.P., Ministè re des finances [microforme]Chapitre 16 sur 35 · INDUSTRIES CANADIENNES D'APRÈS LES TABLEAUX DU RECENSEMENT · texte numérisé non relu

INDUSTRIES CANADIENNES D'APRÈS LES TABLEAUX DU RECENSEMENT

Accroissement de richesse, 1871-1881 , ....

do 1881-1891... ......

C’est une nouvelle preuve que les industries ont pris racine, se sont développées et en même temps ont accru la force, la richesse et l'importance du pays même. Et, M. l'Orateur, s’il faut à l’honorable député de nouvelles preuves, qu'il fasse une comparaison entre la production nationale en 1892, et en 1878, et aussi la grande différence dans la consommation—consommation qui n’est pas aussi grande que le voudrait mon honorable ami, mais considérablement augmentée. Et cet excédent de consommation a bénéficié aux fabricants canadiens, je veux dire ce qui concerne l& proportion. Que l'honorable député tienne compte de l'augmentation de l'exportation des articles manufacturés, augmentation de 70 pour 100 sur 1878 et de 347 pour 100 sur 1868, et qu’il tienne compte aussi de la diminution de l'importation des articles manufacturés. Qu'il considère toutes ces choses et il aura une idée claire du degré de développement qu'ont atteint les industries canadiennes. Non seulement les industries se sont développées, mais n'oublions pas les avantages qui en découlent. Chaque tonne de minerai, chaque moulfn, chaque branche d'industrie qui travaille la matière première importée, où la matière première obtenue dans le pays ajoute au travail dont le pays a besoin, ajoute à la richesse du pays que «doivent partager tous canadiens sobres, intelligents, et industrieux. Tout cela me porte, et portera, je crois, la chambre et le pays à la conclusion que nous ne pouvons pas adopter le libreéchange, et ouvrir ces industries nourries depuis 1878 jusqu'à présent par une protection raisonnable

et, je l'espère, suffisante ; nous ne pouvons pas, |

dis-je, ouvrir ces industries à l'immense concurrence de vieux pays manufacturiers comme la Grande-Bretagne et les Etats-Unis d'Amérique, sans détruire une grande proportion de notre développement industriel et recueillir toutes les pertes, la misère qui en résulteront. Et après tout quel bien retirerions-nous de cette politique * Nous ne serions pas mieux, car un jour, tôt ou tard, si le

Variation, 1891. ee

Augm.

| Pour 100.

....: #33,000,000 par année, . 89,000,000 do

Canada est destiné à devenir un grand pays, ce que je crois, il en viendra à la conclusion que nous devons de nouveau changer notre politique et développer nos industries et nos ressources, Aucun pays ne saurait grandir en ne s’occupant que d’une chose, et le Canada, avec ses ressources, commettrait la plus grande folie s'il ne s'occupait que des intérêts agricoles et des produits naturels, pour ainsi dire, et ne s’efforcait pas de devenir un pays manufacturier, fornissant du travail à ses habitants et développant ses propres ressources. L’attitude du gouvernement sur ce sujet est claire. Mon honorable ami rendra:t-il sa position aussi claire ?

J'ai lu ses discours prononcés à Hamilton et à Toronto et, franchement, je ne sais pas quelle est Son attitude aujourd’hui, et il y a des centaines de milliers de personnes dans ce pays qui ne comprennent pus la politique fiscale de mon honorable ami. Un jourilest libre-échangiste, et à bas lestaxes. Un autre jour il dira : il fau aller doucement ; le libreéchange est une chose de l'avenir, nous y arriverons graduellement. Puis uue autre fois il est en faveur de la réciprocité absoite avec les Etats” Unis et un tarif différentiel contre le reste de l’univers ; la véritable antithèse du libre-échange. Que devons-nous conclure de toutes ces déclarations ? L'honorable députée a eu un moment de plaisir j'autre jour à propos des discours des ministres ; quand la chambre sera dans un moment de loisir, je me propose de prendre quelques-uns des discours de mon honorable ami et de les disséquer. Mais, M. l'Orateur, ce que je l'invite à faire aujourd’hui, comme je le lui ai demandé il y a deux ans, c'est de sortir du vague et nous dire franchement quelle est sa politique.

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