‹ Exposé budgétaire par l'Hon. George E. Foster, D.C.L., M.P., Ministè re des finances [microforme]Chapitre 28 sur 35 · RÉCIPROCITÉ ABSOLUE ET ASSIMILATION DES TARIFS · texte numérisé non relu

RÉCIPROCITÉ ABSOLUE ET ASSIMILATION DES TARIFS

Mon honorable ami dit qu’il est faux qu'ils aient jamais proposé d’assimiler le tarif canadien au tarif des Etats-Unis. Eh bien, mou honorable ami a la | mémoire courte. Si je traituis cet argument comme | il a traité la question du blé à $1,50 le boisseau, je le convaincrais d'hypocrisie sur le champ, et même, je ne sais pas trop si je ne l'acculerais pas au pied | du mur, si j'avais ici ses notes et les discours qu’il a | prononcés. Cependant, j'adimettrai que mon honorable ami avait assez de jugement dans le commen- | cemnent, pour savoir que c'était là le point faible, et que le rocher sur lequel était appuyé tout l'édifice, s’écroulerait ; il s'est bien gardé d'en parler, Mais mon honorable ami ne peut pas avoir lu les jour-

. naux américains; il ne peut pas avoir lu les opinions |

émises par les hommes d'Etat américains, s’il ignore que presque tous, sans exception, ont déclaré que tout projet de réciprocité absolue entre ce pays et | les Etats-Unis, est impossible, excepté en assimilant | les tarifs des deux pays. Je puis citer pendant une | heure des autorités à l'appui de cette assertion. Tout le monde les connaît.

M. CHARLTON : C'itez-en une maintenant.

M. FOSTER : Je ne veux pas fatiguer la cham- | bre, ni insulter à son bon sens en en produisant ; | mais simon honorable ami désiredes renseignements |

Mon honorable ani a dit—et là, ila touché le point faible immédiatement—que s'il y avait un tarif moins élevé dans un pays que dans l’autre, on serait tenté d'importer les marchandises du pays qui aurait le tarif le plus bas, et de les passer en contrebande dans le pays qui aurait le tarif le plus élevé,

Puis, mon honorable ami, le député de l'Ile du Prince-Edouard, (M. Davies), qui & si bravemnent nié, l’autre jour, l'assimilation du tarif, a déclaré, dit-on, qu'il devra en être ainsi, et que les Américains ne sont pas assez insensés pour accepter un projet de réciprocité sans l'assimilation des tarifs. Mon honorable ami a touché le point faible, et je

{l'ai invité, lui et ses partisans, à démontrer à la

chambre comment ils vont obtenir la reciprocité absolue uvec les Etats-Unis et établir iies droits différentiels contre les autres pays, sans assimiler les tarifs. L'honorable monsieur ne peut pas le faire, il n'y à pas un homme sensé aux Etats-Unis, qui s’est prononcé sur le sujet, sens être en désaccord avec lui sur ce point. Eh bien, mon honorable ami a un puissant partisan, un homme dont on n’a pas beaucoup entendu parler dans les cercles politiques aux Etats-Unis, un monsieur Campbell, de l'Ohio. Mon honorable ami a déclaré que M. Campbell était un hôte, et que M. Campbell s'était déclaré en faveur de la réciprocité ; et il a sorti une feuille de papier sur laquelle était un long extrait qu'il à lu à la chambre, comme étant l'offre de réciprocité faite par M. Campbell Qu'était-ce ?

C'était une convention entre deux jeunes gens nommés Maud et Claude, par laquelle ils se promettuient de s'embrasser, Or, mon honorable ami sait-il qu'ilse moque de la question, et qu'il se moque de la chambre, quand il dit que le parti dé-

je lui prêterai mon livre demain, et il pourra lire | mocratique va nous accorder, et qu'il consent à nous

pendant une heure les opinions des hommes d'Etat | iccorder un traité de réciprocité, À raison d’une

et des journaux américains dans ce sens, et dans ce

sens seul. ° |

à vérifier vos assertions,

M. CHARLTON : Vous auriez dû venir ici prêt |

| démocrates aux Etats-Unis, a été une victoire pour

Simple histoire racontée par M. Campbell au sujet de Maud et de Claude ?

Mon honorable ami a déclaré que la victoire des

M. FOSTER : M. l'Orateur, avant de terminer, j'aurai quelque chose à dire à cet honorable député,

la liberté du commerce dans cesens, savoir : qu'elle

va avoir l'effet faire disparaître tout tarif de [l

protection et introduire un tarif de revenu seule-

Mon honorable ami a dit que pas un libéral n'a ut. Mon honorable ami à déclaré, dans le même parlé ainsi, et que pas un Américain n'a dit une telle |; tant, que, dans le Canada, il allait faire dispachose. J'ai fait mon assertion à ce sujet, et je l'in- | raître toute protection et introduire un tarif de vite à visiter les archives, pour voir si elle n'est pas lrevenu. Or, si les Etats-Unis adoptent un tarif de exacte, Eh bien, mon honorable ami n'a pas voulu | revenu, et si mon honorable ami fait adopter dans s’en tenir là. S'il avait laissé ce point de côté avec |], Canada un simple tarif de revenu, sur quoi s’apla simple aftirmation que les libéraux n'avaient | puiera-t-il pour avoir la réciprocité entre les deux jamais dit qu'ils assimileraient les tarifs, que pas | pays?

un Américain ne l'avait dit, on aurait pu s’en tenir

à sa parole, Mais mon honorable ami a adopté le |

"eux "lui de discuter, et plus il moyen dangereux pour lui de discuter, e we / nes discute, plus il détruit ses propres prétentions, | ne conduit pas à l'annexion. Il savait qu'un chef ÿ .

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