‹ Exposé budgétaire par l'Hon. George E. Foster, D.C.L., M.P., Ministè re des finances [microforme]Chapitre 27 sur 35 · REVENUS ET IMPÔTS · texte numérisé non relu

REVENUS ET IMPÔTS

pays même. Etes-vous imposé quand vous mettez | oy une lettre à la poste avec un timbre de trois centins | Cette doctrine, proclamée par le chef du goux er “e dessus pour avoir quelqu'un qui la portera pour|ment, serait d un ridicule consommé, Mais dans a vous à une distance de 3,000 milles ? Je ne le crois { bouche d’un chef irresponsable de gauche, c'est un

. | ss pas ; je crois que vous faites faire votre service pour | brandon de discorde,

C'est une doctrine au moyen de laquelle il espère gagner la faveur du peuple, qui en connait moins que lui sur ce sujet, en lui donnant à espérer que, lorsque l'honorable Wilfrid Laurier séra au pouvoir, il n’y aura plus d'impôts, qu'il ne restera rien de ce mal ‘qui n'a jamais produit la prospérité et qui est une diminution des droits de tout hon citoyen”, Or, mon honorable ami croit-il sincèrement ce qu'il dit, ou parle-t-il sous l'impulsion du moment-—d'un moment de faiblesse peut-être ?

M. MCMULLEN : Nous n'en avons pas de ce côté-ci de la chambre,

M. FOSTER : Si mon honorable ami veut tenir en repos ses moulins-à-vent——

M. DAVIES (L.P.-E.) : Un suffit,

M. FOSTER : Un seul à la fois Eh bien, M.

l’Orateur, lorsque mon honorable ami a lancé cet aphorisme, ce mot de sagesse a dû avoir un curieux effet sur mon honorable ami, le député d’Oxfordsud (sir Richard Cartwright), parce que, non pas une fois, ni deux ni trois cents fois, mais deux mille fois, mon honorable ami a déclaré dans cette chambre et dans le pays que nous ne pouvons pas créer la prospérité au moyen des taxes. Ila dit, l’autre jour, que le ininistre des Finances pourrait tout aussi bien monter sur un clocher et s'en précipiter, | puis essayer de se retenir par ses tirants de bottes, que de chercher à établir la prospérité au moyen de l'imposition des taxes. Eh bien, le ministre des Finances tient trop à sa vie pour essayer une semmblable prouesse d’acrobate, mais ce jeu ne serait pas plus absurde que la doctrine énoncée par mon honorable ami. Supposons que nous soyons dans la Nouvelle-Ecosse, au bassin des Mines, et que nous voyions les eaux boueuses du bassin lorsque la marée y est arrivée, et nous remarquions, plus tard, lorsque la marée s'est retirée, la partie de terre que l'eau a abandonnée, et qui est couverte d’une couche d'engrais que la mer y a laissé, Nupposons que - la municipalité de l'endroit dise : Eh bien, c'est un | terrain d'une grande valeur, ou qui pourrait le devenir. Voilà mille acres de terre que personne ne | peut réclamer ; mais comme municipalité, nous | allons prélever une somme d'argent, en nous taxant | nous-mêmes, et nous construirons une digue qui en- | tourera ces mille acres de terre, Voilà qui est fait : ils paient les taxes pendant un an, deux ans, trois ans,cinq ans ; ils prélèvent la somine d'argent nécessaire ; ils la dépensent ; ils luttent contre les flots ; | ils construisent la digue, et vous y retournez un ou | deux ans plus tard, et vous y voyez mille acres d’une | terre de la plus grande fertilité, couverte d'herbes | |

amélioration. Cependant, mon honorable ami prétend que la taxation est un mal et une diminution des droits de tout bon citoyen, et que vons ne pouvez jamais créer la prospérité au moyen de l'impôt. Il peut se faire que vous ne puissiez pas créer la prospérité ou la richesse par ce moyen, mais vous développez assurément la richesse inexploitée, vous développez certainement les ressources nationales, autrefois comparativement sans valeur, au point d'en retirer des revenus, ce qui ne peut pas être fait sans imposer des taxes,

Il en est de même pour chaque Etat, pour chaque pays. Lorsque le Nord-Ouest était un pays inconnu pour nous, et que nous avons songé à l'acheter de la Compagnie de la Baie-d'Hudson, et que nous l'avons acheté, et que nous avons payé $1,000,000, et que nous avons taxé le peuple pour cette fin, mon honorable ami nous aurait dit : Vous ne pouvez pas produire la richesse au moyen des impôts. Mais nous avons payé des taxes pour acheter le Nord-Ouest, et au moyen d'autres taxes, nous l'avons livré à la colonisation. Mais les milliers et les millions d’acres de terre fertile que nous voyons aujourd’hui, et que nous verrons plus tard briller au soleil avec leur couronne d’épis dorés, seront une réfutation permanente de la théorie qui prétend que vous ne pouvez jamais créer la richesse au moyen des impôts ; la liberté, dit-il, c'est le but. Mon honorable ami dit que nous ne devons pas songer à réformer le tarif, qu'il est inutile pour moi de l'essayer, que je n'ose pas tenter cette modification, que je n’oserai pas toucher au principe.

Les honorables chefs de la gauche semblent oublier qu'il y «a une distinction entre un principe etun détail de ce même principe, qu'il y a une distinction entre l'arbre et une petite branche de cet arbre. Supposons que mon honorable #mi soit fermier, 11 se rend dans sou verger et trouve un bel arbre fruitier, et à mesure qu'il en approche, il aperçoit des fruits dorés sur ses branches. Mais là, il voit une branche nuisible, pour employer un mot qui est devenu en vogue tout dernièrement. Il voit un hourgeon qui pousse sur une partie de l'arbre où il ne devrait pas être. Il trouve une branche noueuse, difforme, Mon honorable ami est bien le fermier qui, en voyant dans son verger un arbre de cette nature, prendrait sa hache et l'abattrait. Mon honorable ami n'est pas un bon çermier, et c'est ainsi qu'il agirait, mais le véritable ermier, le bon cultivateur, examinerait l'arbre et dirait: voilà un bel arbre, le tronc est magnifique et les branches sont belles ; cependant, voilà quelques branches nuisibles et quelques pousses qui ne devraient pas y être ; et il prendrait une serpette

onduleuses qui donnent un revenu perpétuel au- let enlèverait tout ce qui est nuisible et il laisserait

dessus de toutes les taxes imposées pour payer cette |

l'arbre plus beau que jamais, et en état de produire

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plus de fruits. Ce fermier jouirait plus tard des fruits de son travail, et le fermier qui aurait agi comme il à fait, serait jeté par le propriétaire dans les ténèbres extérieures et condamné pour toujours à entendre les lamentations d’un parti dont les membres sont appelés ‘‘ grits”’ duns

ce pays.

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