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naire en faveur de l'effectif militaire du Canada, à l'heure qu’il est, pourrait s’interpréter au désavantage du Canada en ce qui concerne ses relations avec les Etats-Unis comme impliquant une manifestation d’hostilité à l’égard de ceux-ci. Il y à en ce pays une autre classe de gens—je la crois très restreinte—qui ne pensent pas qu’il vaille la peine de mettre la milice de ce pays dans cet état progressif d'efficacité, vu qu'ils peuvent croire que ce ne serait pas la pire des calamités si, après tout, ce pays devait tranquillement et paisiblement être englouti dans la politique américaine.
Le gouvernement, cependant, n’est pas du même avis que ces petites classes d’adversaires en ce pays. Il croit qu’à l’heure et dans les circonstances actuelles, il est nécessaire et prudent d'augmenter l’efficacité de la milice. Nous prenons cette détermination non dans un sentiment d’hostilité contre aucun pays sous le soleil, non dans le désir de faire la guerre ou de verser le sang, mais dans le plus grand et le plus ferme espoir de voir se continuer à
‘avenir ces bienfaits de la paix qui furent si longtemps le partage de ce pays dans ses relations avec les Etats-Unis d'Amérique et avec les autres pays. Maïs nous ne saurions oublier, je crois, que nous avons ici un héritage dont la richesse accumulée est très grande actuellement et dont l’accumulation de richesse sera presque sans bornes dans l’avenir ; que nous avons un pays et des institutions qui valent la défense la plus résolue et la plus forte qu’on puisse mettre à leur service, et que le gouvernement, que le parlement répondrait mal à la confiance qu'il y a reposée, s’il refusait ou négligeait de mettre dans les mains des citoyens des moyens raisonnables de défense et des moyens de résister à une invasion armée dans le cas où par malheur il nous en arriverait une. Plus que cela, M. l’Orateur, par la naissance, par l’adoption, par la jouissance d’une ample liberté, par la longue possession d’un bon gouvernement, la population de ce pays, qu'elle parle l'anglais ou le français, toute la population de ce pays, je pense, forme et fortifie con. tinuellement ses convictions dans le sens de ce qu® je puis appeler les grandes forces centripètes qui, en ce pays,eu Australasie, dans toutes les dépendances et colonies de la Grande-Bretagne tendent à l’Empire autour du centre commun du pouvoir et de la vie. Et si le Canada est destiné à devenir, comme il doit devenir, partie, et partie très importante de cette grande unité, il est bon qu'aux autres sacrifices que nous avons faits, qu'à ce que nous avons dépensé pour faire du Canada une branche puissante de l’Empire, nous ajoutions celui de pourvoir convenablement à l'équipement de notre milice pour la défense de notre pays, et cette œuvre d'y pour-
voir n'étant pas exposée au reproche d’extrava- |
gance, se poursuivra aussi loin qu’il est raisonnable pour satisfaire au vœu des convenances,
Sir RICHARD CARTWRIGHT: Etes-vous
prêt à dire combien il faudra ?
M. FOSTER : Pas à présent.
Sir RICHARD CARTWRIGHT: Je pense que l'honorable monsieur devrait dire à la Chambre, 0 l'occasion de son discours sur le budget, combien il faut.
M. FOSTER : On dira cela avant longtemps.
Sir RICHARD CARTWRIGHT : Avant la fin du débat sur le budget, j'espère. Nous devrions le savoir.
M. FOSTER : L’honorable monsieur le saura certainement, et le gouvernement fera des confidences à la Chambre en temps opportun.
mn
Sir RICHARD CARTWRIGHT : La Chambre devrait le savoir, lorsque l’honorable monsieur est à exposer les dépenses du pays et le montant de la dette. #
NL [ra
M. FOSTER : Cela ne s’en suit pas du tout. Ce à 19 fut toujours la coutume, depuis l’existence de ce 4 parlement de soumettre des estimations supplémentaires et ce sera la même chose cette année,
Sir RICHARD CARTWRIGEHT : Et une très
mauvaise coutume.