‹ Exposé budgétaire par l'Hon. George E. FosterChapitre 37 sur 39 · POURQUOI LE CANADA CHANGERAIT-IL SA POLITIQUE FISCALE · texte numérisé non relu

POURQUOI LE CANADA CHANGERAIT-IL SA POLITIQUE FISCALE

Ajoutons à cela le fait que le même mode d’énumération a été suivi en 1891 qu’en 1881 et 1871. Si nous ne devons pas maintenir la même politique, je me demande, et je demande à la Chambre, pourquoi charger ? Avons-nous quelque raison de changer ? Trouve-t-on dans le passé de ces 17 ans quelque raison de changer pour une autre, la politi-

que du pays qui a déterminé un tel développement, un tel progrès? Non.

cet effet dans les principes invoqués de temps à autre par les honorables membres de la gauche

Y a-t-il quelque raison à

comme devant servir de base à la politique douanière et commerciale à ce pays? Les honorables membres de la gauche entretiennent plusieurs opinions politiques en matière de tarif, mais ils manquent de conviction ferme en ce qui concerne ces opinions. Depuis cinq ans, les honorables membres de la gauche ont soumis au pays plusieurs plans, plusieurs bases d’opération. [ls ont eu l’union commerciale, la réciprocité absolue, le libreéchange tel qu’il existe en Angleterre. Toutes ces diverses politiques ont été fortement préconisées par mon honorable ami (M. Laurier), et par mon honorable ami chargé de la partie financière de ce côté-là de la Chambre, et s’il eut existé un doute au sujet de ce dernier, il l’a fait clairement disparaître il y à une couple de jours, lorsqu'il à réaffirmé son attitude en lisant une lettre de 1891.

Sir RICHARD CARTWRIGHT : De 1892.

M. FOSTER : Il a réaffirmé ses idées politiques d’alors. Une de ces idées est que le libre-échange avec les Etats-Unis est plus important pour ce pays que le libre-échange avec le reste de l’univers, à l’exclusion des Etats-Unis.

Sir RICHARDCARTW RIGHT : Ecoutez ! écou.

tez !

M. FOSTER : Oui ; et nul mieux que mon honorable ami ne sait que le libre-échange avec les Etats- Unis d'Amérique est impossible, sans établir un tarif différentiel contre le reste de l’univers ; il a lui-même dit la chose à maintes reprises. Tout le monde sait que l'esprit américain, même sous une administration démocratique, était fort éloigné du libre-échange et qu'il l’est davantage sous l’administration républicaine. Mon honorable ami, comme futur ministre des Finances d’un nouveau gouvernement possible, si les honorables membres de la gauche venaient au pouvoir, est déterminé, il l’a lui-même avoué, à donner au pays la réciprocité absolue avec les Etats-Unis, bien que cela signifie tarif différentiel contre la mère-patrie et tout autre pays. C’est la dernière profession de foi politique du futur ministre des Finances, ainsi que l’a déclaré l'honorable chef de l'opposition, de celui qui réglementera la politique douanière des membres de la, gauche s’ils arrivent au pouvoir avant sa mort.

Sir RICHARD CARTWRIGHT : Au lieu de l’Association des fabricants, comme c’est le cas sous votre régime.

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