‹ Exposé budgétaire par l'Hon. George E. FosterChapitre 5 sur 39 · DÉPENSES DE · texte numérisé non relu

DÉPENSES DE

En venant maintenant aux dépenses de 1894-95, il fut estimé, le 3 mai, l’an dernier, que les dépenses pouvaient être fixées à la somme de $38,300,000. En même temps, je prévoyais une diminution de $184,134, du 20 avril de l’an dernier, sur la période correspondante de l’année précédente. Mais, par l'exercice d’une stricte surveillance, cette diminution fut plus considérable et s'élève en définitive à la somme de $352,118 ; de sorte que les dépenses réelles furent abaïssées au chiffre de $38,132,000, et se trouvent d’environ $170,000 moindres que l'estimation que j'en ai faite le 3 mai.

Sir RICHARD CARTWRIGHT : Je ne veux pas interrompre l’honorable ministre sans nécessité ; mais comme nous n'avons eu en mains le rapport de l’auditeur général qu’un seul jour, l’honorable ministre pourrait peut-être nous dire de mémoire si les dépenses extraordinaires du parlement, après le premier juillet, ont été portées au compte de l’année dernière ou de cette année ?

M. FOSTER : Celles subséquentes au ler juillet seraient mises au compte de l’année courante.

Sir RICHARD CARTWRIGEHT : Il y aurait alors une difficulté. Les indemnités, je suppose, ne seraient pas payées avant cette époque, de sorte que, à moins que l’honorable ministre n’ait payé d'avance, une bonne somme de dépenses serait portée au compte de cette année au lieu de l’année

dernière.

M. FOSTER : Je n’aimerais pas à affirmer que toutes les indemnités ne furent payées qu'après la session.

L'augmentation des dépenses de 1894-95 sur année précédente fut conséquemment de $546,979. Cette augmentation peut être expliquée par les observations suivantes: Les dépenses au compte de la dette, qui, naturellement, sont des dépenses fixes eb les subsides alors augmentés aux provinces, lesquels sont fixes aussi, se montaient à $399,545, et il y avait des dépenses extraordinaires du chef de la milice qui devraient être justement mises au compte du capital, qui furent payées à même le fonds consolidé. Ces trois item réunis égalent toute l’augmentation des dépenses de 1894-95 sur 1893-94.

Les dépenses de l’année dernière s’élevant à $38,132,000, furent des plus considérables que nous ayons eues. Nous constatons cependant que, pour les huit dernières années, les dépenses à même le fonds consolidé du revenu ont été remarquablement uniformes. En 1887-88 les dépenses étaient de $36,718,494. La moyenne des huit dernières années, de cette époque à la fin de l’année dernière, fut de $36,908,862, soit moins de $200,000 plus élevée que les dépenses de 1887-88.

Le fait que les dépenses au compte de la dette ont fortement augmentédans le coursde cette période, la dette étant beaucoup plus considérable que les subsides aux provinces, ont été augmentées d’au delà de $300,000 en vertu du règlement décennal, et que le montant versé fonds d’amortissement à augmenté chaque année, démontrent à la

Chambre que les dépenses publiques durant ces

au

huit années, ont été maintenues à assez pen de chose près, sur une base uniforme d’environ $37,000,000 par année.

Les dépenses en 1894-95 s’élevaient à $38,132,005 et le revenu s'éleva à $33,978,129, laissant un déficit de $4,153,875. Sans doute, nous devons nous rappeler en face de ce déficit, que $2,002,- 311 sont expliquées par le montant versé au fonds d’amortissement— lequel assurément fait provision pour le paiement de la dette lors de l’échéance de l'emprunt. De sorte que le résultat des opérations de l’année dernière, en tant que les dépenses du revenu consolidé sont concernées, et que nous avons payé les dépenses publiques ordinaires à même le revenu, et que nous avons versé $2,002,311 fonds d'amortissement pour le paiement de la dette, et que le déficit, n’eût été ce paiement, n'aurait été que de $2,151,564.

au

Le déficit s'élève done à $4,153,875, et se trouve moindre d'environ $350,000 que celui que j'avais prévu le 3 mai de l’an dernier. En ajoutant à celui-ci le déficit de 1893-94, les deux forment un total de $5,364,207. Ce sont les déficits de deux

années succédant aux surplus des trois autres

années du terme de ce parlement. A l’encontrede ces

deux déficits réunis de $5,364,207, nous devons nous :

rappeler que nous avons épargné au peuple, l'an

dernier, en diminutions de taxes sur le sucre seulement, $5,475,000, ou un peu plus que les déficits de 1894-95 et de 1893-94 réunis. Cela signifie sim-

plement que si le gouvernement n’eût pas soulagé le peuple de cet impôt sur le sucre brut, il aurait peren assez de revenu pour faire face à toutes les dépenses publiques, y avoir en outre un léger surplus de un ou deux cent mille dollars.

M. MILLS (Bothwell): En supposant que les importations auraient été les mêmes.

M. FOSTER : Oui. Il ÿ a marge pour une importation beaucoup moins considérable, mais le prix du sucre est si bas à présent et depuis nombre d'années, que le montant plus élevé que la taxe

actuelle, qui aurait été imposé, n'aurait pas influé .

bien grandement pour entraver la consommation du sucre en ce pays.

Il est très convenable, cependant, quand on parle de déficits, de tenir compte de la période des cinq années que les honorables messieurs de la gauche ont passées au pouvoir, et de la comparer avec la période des cinq années qui viennent de finir, afin de rafraîchir la mémoire de la Chambre et du pays sur la situation d’affaires relative à chacune d'elles.

De 1890 à 1895, époques des temps difficiles et de

la crise commerciale que nous avons traversée sous la présente administration, il y a eu des défcits au montant de $5,364,207, et des excédents au montant de $3,746,276, laissant un déficit net de $1,617,931. De 1874 à 1879, il ya eu des déficits au montant de $6,426,958 et des excédents au montant de $935,644, laissant un déficit net de $5,491, - 314. Et il est nécessaire, encore cette année, d'attirer l’attention des honorables messieurs de la gauche sur le fait que, bien que le déficit sous leur règne, fût de cinq ainillions et demi de dollars, ils ne diminuèrent point la taxation, mais imposèrent

au contraire, destaxes supplémentaires. Tandisque,. durant la période où le déficit net, sous notre admi-

nistration, s'élève à un million et demi de dollars, nous soulageâmes le peuple d’un impôt d’au delà de $19,000,000 sur le sucre seulement. ‘

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