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le service des phares et des côtes, l'augmentation nette est de $3,500 pour un service exigeant plus de $570,000. L'augmentation porte sur les salaires et les allocations des gardiens de pbares, et couvre tout le Dominion; et je suis parfaitement sûr que personne ne reconnaîtra plus que l'honorable député de Northumberland (M. Mitchell} l'étonnante économie effectuée dans le service, et je ne serai pas surpris de voir et honorable député se plaindre de toute proposition tendant à réduire cette dépense. Il est juste, toutefois, de remarquer que le phare du cap Race, transféré Gernièrement au Canada par le gouvernement impérial, est cause d’une partie de cette augmentation, savoir, de 81,000. On a trouvé qu'il était possible de réduire de $1,500 les dépenses du service des signaux. Le crédit affecté aux observatoires météorologiques a été augmenté do 85,000, dont des détails complets sont donnés dans les prévisions budgétaires, l'augmentation du coût de la télégraphie et les dépenses incidentes de ce service nécessitant l'augmentation. Nous n’avons pas l'intention de demander de nouveaux crédits pour les hôpitaux de marine ni pour l'inspection des bateaux à vapeur.
Le chiffre des estimations sur les pêcheries est diminué de $23,500, ce qui est dû surtout à une réduction du montant affecté au coût, à l'entretien et à la réparations des steamers du gouvernement, comme l’on a cru pouvoir effectuer cette diminution. Après considération, On à vu que l'on pouvait diminuer de $1,700 le crédit affocté aux explorations géologiques. Pour les affaires des Sauvages il est demandé une augmentation de 82,619, et les officiers du département pensent que le montant demandé cette année n’exigora pas de sommes supplémentaires. 1[l y a une diminution de $16,500 pour la police à cheval du Nord-Ouest, bien que la force ait été réorganisée et placée sur un meilleur pied. Cette diminution est due à la réduction du crédit affecté aux réparations, au renouvellement des chevaux, etc. Sous le titre divers on verra qu’il y a une augmentation de $100,000 causée exclusivement par le coût du matériel nécessaire au bureau des impressions et aû bureau de reliure du gouvernement, et cv crédit naturellement ne sera pas permanent,
M. MITCHELL: Quel est le chiffre ?
Sir CHARLES TUPPER: $100,000, et cela couvrira toutes les dépenses, Non seulement le service en entier, mais, comme je l'ai dit plus haut, ce crédit est réellement un crédit capital, bien qu'il ne soit pas mis sur la liste des comptes publics. C'est un crédit qu'il ne sera pas nécessaire de répéter, Arrivant à la perception des revenus des douanes, on pourra voir que le ministre des douanes demande une augmentation de $28,300 dont le détail est contenu dans les estimations, et de plus : amples explications seront données par mon honorable ami lorsque le crédit sera voté en comité,
Je dois dire en passant que s’il est un ministre aux demandes duquel la Chambre est toujours prête à accéder, c'est mon ami économe qui administre les affaires du
que pour dépenser l'argent du pays. 11 suffira de dire, cependant, que plus que la
moitié de cette augmentation est affectée au port de Montréal, Pour l’accise l'augmentation demandée est environ 814,000, et est créée par l'augmentation dos salaires des fonctionnaires du dehors de cetto division ; l'augmentation pour le service de surveiliance, et une somme additionnelle pour permettre au département d'acheter du napbthe de bois et autres articles de ce genre, pour l'expédition aux fabricants entreposeurs, dépense qui est plutôt une question de compte que tout autre chose, car ces fabricants doivent remettre l'argent. Dans los poids et mesures il y a une augmentation de $3,750 pour des salaires, le loyer et le chauffage, etc. Les chemins de fer et canaux à charge à la perception du revenu exigent un montant additionnel de 8235,837, sur lequel $8224,600 pour réparations et dépenses courantes des chemins de fer, dépenses créées par la somme additionnelle affectée aux locomotives, aux wagons et à l’entretien du chemin de fer Intercolonial, Je dois dire ici, que la Chambre devrait toujours accueillir avec contentement une proposition à l'effet d'ajouter anx comptes publics une somme pour le chemin de fer Intercolonial, pour cette raison que mon honorable ami le ministre des chemins de for ne peut demander un seul doliar pour ce chemin à moins que ce ne soit pour pourvoir aux dépenses additionnelles que nécessite le développement des affaires,
Ainsi, toute somme que mon honorable ami peut demander pour ce chemin est la plus grande preuve du progrès et du dévelüppement du pays, car c'est la seule raison qu’il puisse avoir pour demander de l'argent. Mon honorable ami me dit, et la Chambre apprendra cela avec plaisir, que les affaires sur l’Intercoloniel ont doublé depuis 1876, et je ne puis donner une meilleure preuve du progrès remarquable que fait le pays. Ce montant comprend aussi le crédit destiné à l'entretien du chemin de fer de Prolongement de l'Est, l'achat des wagons, le chemin de fer de l'Ile du Prince-Edouard. A part l’article des chemins de fer, la faible augmentation qui reste est pour des travaux sur les canaux. Sur les travaux publics soumis à la perception du revenu il y aura une diminution de 826,000 due à la réduction de $28,000 sur le montant affecté aux lignes télégraphiques dans la Colombie anglaise. Sur le compte des bureau de poste il sera demandé une augmentation de 896,864, si l’on prend en considération le développement considérable qui a lieu constamment dans les affaires de ce département, cette somme additionnelle demandée au parlement paraîtra comparativement peu élevée,
Ceux qui voudront se donrer la peine de lire, dans l’exposé budgétaire du ministre des finances de l'annéo dernière, ce qui a rapport au département des postes, et qui remarqueront l'augmentation énorme qui se produit constamment dans l'envoi des lettres et les affaires de ce département, comprendront la nécessité de cetto augmentation, qui est la plus grande preuve du progrès que fait notre pays. Il ne reste plus maintenant qu’une augmentation de $16,872 sur les terres fédérales soumise à la perception du revenu, et cela est dû à une foule de causes qui seront expliquées par le ministre de l'intérieur quand ce crédit sera discuté en comité.
Comme la question de la dette publique a été longuement discutée dans cette Chambre, et surtout en dehors de cette Chambre, je me propose de dire quelques
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mots sur cet important sujet, Je vais soumettre à la Chambre certains chiffres relatifs à la dette fédéralo et à la dépense publique depuis la confédération. Le premier de ce mois la dette brute du Canada s'élevait à 8270,072,855.27, et la dette nette à 8225,105,961.08, soit une diminution de la detts nette pendant le mois d'avril, de 8759,870.01. Je dois fîre de suite que je mets de côté $#10,000,000, et cela parce que ce chiffre est représent. par un très bon actif, sous la forme des terres vbtenues de 1a Compagnie du Pacifique canadien pour le paiement de $10,000,000 de leur dette.
Quelques DÉPUTES: Ecoutez | écoutez.
Sir CHARLES TUPPER: Je suis heureux de voir que cette déclaration est approuvée par les honorables membres de la gauche. Je savais qu'ils m'approuveraient, parce que, lorsque je puis me féliciter, féliciter le gouternement et le pays sur le fait que nous avons pu faire un placement de $10,000,000 en achetant pour $1.50 l’acre des terrains que les honorables députés évaluaient, il y a quelques années, à $3, $4 ot $5 l’acre, la Chambre comprendra que non seulement je suis justifiable de retrancher $10,000,000 de notre dette, mais aussi de féliciter le pays d’avoir fait en cela un excellent marché. Il y a aussi ce grand avantage qu’une des plus formidables accusations portées contre le contrat entre le gouvernement et la compagnie du chemin de fer du Pacifique, une accusation que j'ai tpujours considérée comme ayant beaucoup de force—peut-être l’ai-je crue plus forte que je ne l'ai exprimé à la Thambre— était le fait que ce contrat cédait vingt-cinq millions d’acres du domaine du Canada —soit un grand domaine—ài une compagnie privée. Ainsi, non seulement nous avons eu la chance, par cet arrangement, d'obtenir ce terrain de la compagnie du chemin de fer du Pacifique, ceci faisant disparaître la principale objection contre le contrat relativement au monopole accordé à une compagnie, mais nous avons Obtenu ces terrains à des conditions qui, j'en suis sûr, auront pour résultat de plucer, avant longtemps, tout cet argent et même plus dans le trésor du Canada. Je puis dire que la compagnie du chemin de fer du Pacifique n’a pas reçu 81.50 par acre pour ses terrains. Ils coûtent nominalement au gouvernement $1.5), mais il ne faut pas oublier qu’une condition de l’arrangement était le paiement par la compagnie du chemin de fer du Pacifique, du montant comptant de $820,000,000, que le gouvernement ne pouvait réclamer qu'après cinq ans; il ne faut pas oublier que cet arrange. ment fut conclut à l’époque de cette malheureuse insurrection du Nord-Ouest, et mes honorables amis de la gauche admettront que nous ne pouvions pas obieuir sur le marché anglais un prêt de $20,000,000 un an seulement après que nous avions fait an emprunt sur ce marché, il convenait peu de retourner sur ce marché dans des circonstances aussi désavantageuses, avec notre revenu qui tombait, et l'insurrection, circonstances dont pouvait se servir toute personne intéreseéo à nuire au Canada, Ainri la compagnie du chemin de fer du Pacifique, pour vendre ses terrains au gouvernement, à $1.50, devait fournir ces $20,000,000 comptant. Qu'a-t-elle fait ? Elle a émis des obligations, à cinq pour 100 pour le paiement d’une dette de $20,0(0,000 sur laquelle elle n'était tenue de ne payer que quatre pour 100 pendant cinq ans.
En vertu du contrat, le gouvernement n'avait droit qu'à 4 pour 100, mais pour réaliser l'argent nécessaire pour payer cette dette la compagnie du chemin de fer du Pacifique canadien a dû faire ses obligations à 5 pour 100, de sorte que, d’après le meilleur calcul, la compagnie perdit un million de dollars d'intérêts pour vendre ses terrains pour lerquels elle ne reçut en réalité que 81.36 l’acre. Je fais mention de ceci en passant, Mais, M, l'Orateur, je n'ai pas tenu compte de cela ici. Je dois dire à la Chambre que cette augmentation qui forme une grande partio de la dette de l’année dernière est plus que compensée par l'achat pour $1.50 de terrains qui, il n'y a pas longtemps étaient évalués à $3, 84 ot $5 l'acre, et je serais excessivement heureux si, avant longtemps, ils atteignaient ces chiffres,
Eh bien) M. l'Orateur, lors de la confédération, la dette nette, d’après les comptes publics, s'élevait à $75,728,641.37, Co qui fait sur la dette d'aujourd'hui, de puis 1867, une augmentation de $149,377,319.71. Voyons maintenant comment cet argent a été dépensé ; car je n’ai pas besoin de dire à la Chambre que tout dépend de ce que l’on peut montrer pour la dette. Je suppose qu’elle représente la guerre, comme c’est le cas pour l’augmentation de la dette en Angleterre, de même que dans la grande république voisine, nous aurions alors de gravos raisons de nous alarmer, de regretter une si forte augmentation de la dette de notre pays. Mais, M. l'Orateur, si au lieu de représenter la guerre, si au lieu de représenter ce qui serait injurieux pour notre pays, cette dette représonte des travaux publics de valeur, construits dans le but de développer rapidement le pays, d'activer le progrès, d'assurer
la prospérité et de créer des sources indirectes de revenu, alors vous admottrez avec moi, je crois, que nous n'avons pas raison de nous alarmer,
Maintenant, examinons la chose. Je vois que depuis la confédération, ou jusqu’au ler juillet dernier, les subventions aux provinces forment une augmentation de $30,743,392,69. On Le discutera pas ce point, M. l’Orateur, pour la bonne raison que cette politique a été appuyée par la grande majorité des membres des deux côtés de la Chambre, par les hommes les plus intelligents, les plus éminents de cette Chambre, comme une politique saine et sage, Ainsi donc, nul ne contestera ce point ; nous pourrions déduire ce montant de la dette, car ce n’est pas une dépense, mais une transmission au Canada de la part des provinces, Les terres fédérales imputables sur le capital, pendant le même temps, 82,566,689.36 ; et, M. l'Orateur, il n'est personne qui ne trouvera cette dépense sage ot judicieuse. Le chemin de fer de Prolongement de l'Est, $1,286,581,68 ; l'Intercolonial, $31,26,348.15 ; les canaux, $32,132,280.73 ; les divers travaux publics parmi lesquels sont compris les bâtisses publiques et départementales, à Ottawa, le bassin de radoub à Esquimalt, les lignes télégraphiques at les câbles transocéaniques et les ports de Cap Tourmentine et de Prince-Arthur, 82,947,723.65 ; les territoires du N ord-Ouest, coût et organisation, 89,920,000 ; le chomin de fer Canadien du Pacifique, une somme de $60,864,430.61, à laquello on pourrait »jouter ie montant de la dette payés par le rendement der terres, $10,189..
521.33, ou, somme totale pour le Pacifique, $871,053,951,94 ; le chemin de for de l'Ile
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du Prince-Edouard, $212,288.27, et le chemin de fer de la Ligne Courte, $184,801.83, On peut mentionner en outre que divers chemins de fer ont reçu des subsides en conformité des actes adoptés par le parlement fédéral, pour la somme de $1,706,- 062 46. Les différentes somines mentionnées réunies forment, jusqu'au 1er mai, $183,- 292,584.76, et la dette nette, à la mème date, offre une augmentation de $149,377,- 319.71, depuis la confédération, comme je l'ai dit plus haut, sur laquelle somme, en outre des dispositions pour toutes les dépenses, la construction de maisons de douane, de bureaux de poste et autres édifices publics dans le Canada, le maintien d’un système efficace de phares, en outre de tout cela, le Canada a payé depuis la confédération, $33,9 15,266.05, à part de l'augmentation de la dette nette,
Or, si nous envisageons ces chiffres d’une autre manière, et retranchons de l’aug: mentation de la dette nette $149,37 1,319,71, les diverses subventions aux provinces, $30,743,392,69, et si nous prenons la balance, $118,633,927,12, pour les travaux publics seulement, on pourra voir que pour les trois grands services mentionnés plus haut, savoir: le chemin de fer Canadien du Pacifique, l’{ntercolonial et les canaux, le coût a été $131,412,580,92, ou $15,7 718,653,80 de plus que la dette entière, à l'exception des subventions aux provinces, Ainsi, M. l'Orateur, je crois qu'après co que je viens de dire, les honorables membres de la gauche, et toute personne qui a étudié cette question, n'entretiendront plus l'idée que le gouvernement fédéral endette le pays par des dépenses injustifiables, mais comprendront qu'en compensation de la dette, nous avons un grand nombre de travaux publics cons dérables, des travaux d'une telle valeur et d’une telle importance pour lo pays, que mon honorable ami de l'opposition, j'en suis sûr—s"il se rappelle du discours qu'il a prononcé ici en 1874, dans lequel il nous a exposé quelles étaient les responsabilités au sujot du chemin de for Canadien du Pacifique—mon honorable ami, dis je, comprendra maintenant qu'il peut féliciter la Chambre, qu'il peut nous féliciter à propos de l’accomplissement de cette grande œuvre de la route transcontinentale, non seulement de l'achèvement de l'Intercolonial, mais du prolongement d’une grande ligne, d’une mer à l’autre, reliant toutes ces provinces et accomplissant ce qui avant longtemps sera une grande voie de communication entre l'Europe et l'Est ; il nous félicitera sur la position si enviable que nous occupors ; il faut bien comprendre ceci, que cette dépense considéruble est toute entière pour des travaux qui, une fois accomplis, ne se répéteront pas. Il n’est pas un homme dans le Canada, il n'est pas un homme dans cette Chambre ou en dehors, qui dira qu’il n’est pas d’une importance vitale pour le Canada, d’une absolue nécessité dans le moment, que nous ayons Cette grande voie de fer reliant entre elles les différentes provinces, et nous fournissant des moyens faciles et rapides de communiquer d’une partie de notre pays à une autre,
Pour mener à fin cette entreprise gigantesque —que nous avons exécutée à un coût beaucoup moins considérable pour le Canada que celui imaginé par les députés de la gauche—pour la mener à fin même dans un avenir éloigné, les plus hardis d’entre nous Comprirent que, si nécessair Lil fût de le faire, il y avait dangor de mettre en
péril le crédit du pays. Nous avons tous compris que c'était une entreprise gigantesque pour le gouvernement canadien, représentant, comme il le faisait, une population de cinq millions d'habitants seulement, que d'exécuter ce que l’on considère aujourd’hui, en tenant compte du chiffre de notre population et du temps mis à exécuter la chose, comme l'entreprise la plus mervoilleuse et la plus étonnante du siècle, Je répète que les plus hardis d’entre nous comprirent que cela pourrait rettre en péril le crédit du Canada, mais nous avons aussi compris que nous n’avions pas d'autre alternative, que si l’on voulait que ce pays restât uni, si l’on voulait faire de la Confédération ‘un fait accompli, il était nécessaire de mettre la province la plus éloignée en communi- ‘cation facile et rapide avec le centre du pays. Nous avons aussi compris l'importance ‘vitale de développer les relations commerciales intérieures et extérieures du Canada et de faire passer par notre pays tout le trafic possible. Mais, comme je l’ai dit, nous nous demandions si le crédit du pays n’en serait pas affecté dans une certaine mesure. Qu'est-il arrivé ? Il est arrivé que cette œuvre gigantesque est en plein progrès, les recettes annuelles se chiffrent par millions, dépassant de beaucoup tout ce que le membre le plus confiant de la Chambre ait jamais espéré de cette entreprise, Nous nous trouvons dans cette position, que loin d’avoir été affecté, le crédit du pays est, à l'heure qu'il est, supérieur à tout ce qu'il a jamais été,
Lorsque nous avons proposé de nous jeter dans cette entreprise gigantesque, mon honorable ami de la gauche (sir Richard Cartwright) le sait, notre 34 pour 100 se vendait sur le marché anglais à raison de 90 à peu près. Aujourd’hui je suis en état de féliciter la Chambre et le pays sur le fait que les garanties offertes par le Canada sont en si grande faveur, que le Canada a pris une position tellement éminente dans l'estime des capitalistes du monde, que nos obligations portant 34 pour 100 s'échangent au pair, Avant de laisser le chemin de fer du Pacifique canadien et de cesser de parler de ce qu'il a fait pour le pays, j'aimerais à dire un mot du fait que durant les cinq mois do l’rnnée dernière—j'en parle actuellement comme d’une voie d’entier parcours—bien que le chemin n’ait été en opération que pendant cinq mois de l’an dernier, sept cargaisons de thé et d’autres produits ont été transportées sur la ligne, venant de la Chine et du Japon et destinées aux principales villes du Canada, ainsi qu'à Saint-Paul, . Chicago, New-York et autres endroits des Etats-Unis; et il n’a fallu que sept ou huit jours pour livrer à Montréal et à New-York des marchandises parties de Vancouver. Et non seulement cola, mais il y a eu une augmentation des plus encourageantes dans le développement du trafic sur la voie, Comme on le voit dans le tableau comparatif suivant des recettes des trois dernières années, l’augmentation du trafic local a aussi êté fort encourageant et y a lieu de prévoir que cette progression va être encore plus rapide à l'avenir.
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Je suppose qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter un seul mot pour démontrer à la Chambre et à la population du Canada le progrès éminent que nous avons fait relativement à cette entreprise. Je me propose maintenant de dire quelques mots au sujet de la position à laquelle le Canada est arrivé. J'ai déjà dit à la Chambre que je ne me propose pas d'établir de comparaison provocante entre le gouvernement de nos adversaires et le nôtre. Je veux me mettre à un point de vue plus élevé. Je veux, en ne prenant que fort peu de temps pour cela, fournir à cette Chambre la preuve qu'aujourd'hui la position du Canada est une position dont nous pouvons à juste titre nous dire: fiers. J'ai parlé de notre situation relativement à l'exécution de cette grande entreprise nationale, et j'ai parlé de la position importante et vitale de notre crédit sous ce rapport, Mais je suis heureux de pouvoir dire que je ne m'attends pas à être obligé d'employer ce crédit, si élevé qu'il soit. Je guis heureux en ce moment de pouvoir dire à la Chambre que nous n'avons pas de dette flottante, qu'il n'y a pas un dollar de dette flottante attribuable au Canada.
Je puis aussi fournir à la Chambre l'assurance satisfaisante que le gouvernement: ne prévoit pas que l’on serait contraint d’avoir recours aux capitalistes anglais pour négocier un nouvel emprunt, d’ici à long temps. J'ai la ploine certitude que c’est là à une déclaration qu'aucun ministre des finances n’a eu la bonne fortune de faire depuis bien longtemps. Les grands travaux absolument nécessaires au progrès et au développement du Canada sont termiués, et nous prévoyons que le revenu des banques d'épargne, l'argent que les déposants aux caisses d’épargue nous ont confié, suffira amplement à couvrir l'emprunt du Nouveau-Brunswick, dont l'échéance est prochaine, et pour faire face à toutes les obligations du gouvernement. Nombre de gens m'ont demandé d'étudier la question de la réduction du taux de l'intérêt que nous payons aux déposants de nos caisses d'épargne. Je ne me propose pas de le faire, et voici pourquoi: Si satisfaisantes que puissent être les institutions de banque, il y a cependant quelque chose de plus important dont le gouvernement est tenu de s'occuper : c'est l’encouragement à donner aux gens à gages, aux classes ouvrières du pays. Ii faut les inciter le plus fortement qu'il se peut à épargner plutôt qu'à dépenser leur avoir,
Je dois dire que la réduction du taux de l'intérêt payé par le gouvernement aurait un résultat qui ne se justifierait pas, pour la raison que bien que nous puissions nous procurer de l’argent à un taux un peu moindre que celui de 4 pour 100 que nous payons aux déposants, quand on tient compte de tout ce qui s’y rattache comme frais d'incidence, le gouvernement n'aurait pas raison d'adopter une mesure qui serait grandement préjudiciable à la grande masse des ouvriers du pays.
Afin de prendre le moins possible du temps de la Chambre et pour éviter de parcourir les détails quelque peu arides de ces tableaux comparatifs, établissant notre position, j'ai fait préparer des diagrammes, non pas des diagrammes qui expliquent la situation des affaires publiques à cet égard, sous le régime des deux partis politiques respectivement, mais partant d'un point de vue plus élevé, allant jusqu'au
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commencement de la confédération, alors que les intérêts du Canada voulaient que la grande mesure de l'union de ces provinces fût prise.
Sir RICHARD CARTWRIGHT : L'honorable ministre me permettra-t:il de lui poser une question ?
Sir CHARLES TUPPER: Oui.
Sir RICHARD CARTWRIGHT: Je voudrais savoir si dans ces tableaux qui, je suppose, comprennent un état des affaires des ca'sses d'épargne, on donne la somme détenue, en sus des $500, et celle en sus de $1,000.
Sir CHARLES TUPPER: Non, je ne suis pas entré dans ces détails, bien que je me sentirais fort aise de débattre la question avec l'honorable député, car je suis porté à croire qu'il y a là quelque chose, et, comme le gouvernement n'est pas particulièrement désireux de faire argent de tout, je suis porté à croire que le temps est vonu de considérer qu'il vaut la peine de voir à ce que les caisses d'épargne servent à l'usage convenable et légitime auxquelles elles sont destinées.
Puis je dois dire que le premier de ces diagrammes donne les dépôts faits dans les banques munies de chartes, depuis la confédération, et comprennent les dix-huit années à partir de 1868 jusqu’à 1886 inclusivement, Ces chiffres que l’on peut voir d'un coup d'œil eur le diagramme, fournissent un état très satisfaisant du progrès constant et rapide du pays, comme la chose est démontrée par les dépôts qu'a faits la population dans les banques canadiennes munies de chartes,
DÉPÔTS FAITS PAR LE PEUPLE DANS LES BANQUES CANADIENNES MUNIES DE CHARTES,
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Puis les tépôts dans les caisses d'épargne sont pour la même époque :
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