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sur nous, et n'obtienne un montant plus considérable que celui que nous croyons devoir dépenser, Il est d'usage de donner des explications sur les variations survenues dans les divers services, pour ce qui regarde les dépenses, et je me conformerai à cet usage pour l'information de la Chambre.
Si nous considérons la dépense imputable sur le capital, durant l’année fiscale, on verra, après l'examen des estimations, que pour ce qui regarde le rachat de la dette publique, une somme de $870,000 sera requise pour assumer des obligations émises pour la province du Nouveau-Brunswick avant la confédération, lesquelles paient un intérêt de 6 pour 100, et dont l'échéance arrive durant la prochaine arnée fiscale. On constatera qu'au lieu d’avoir à redouter cette échéance, elle sera avantagouse au gouvernement, parce que ce dernier sera en état de réduire l'intérêt sur ces obligations à un taux beaucoup moins élevé que 6 pour 100. Pour ce qui regarde la dépense à faire pour l'honorable ministre des chemins de fer et canaux, on remarquera qu'il n’est demandé pour le chemin de fer du Pacifique Canadien que la somme de $180,000, destinées à rencontrer la dépense à faire dans la Colombie Anglaise, contre une dépense autorisée de $922,000 pour l’année courante. Pour le chemin de fer Intercolonial, il y aura une dépense additionnelle de 8260,000. Pour le compte de construction sur cette ligne, la Chambre sera appelée à voter une somme moindre que celle de l’année dernière ; mais vu l'augmentation du trafic, il nous faudra acheter du matériel roulant pour une scmme de #$318,000, Comme on peut le voir, en examinant les estimations, on demandera eu parlement de voter un crédit de $800,000 pour la construction du chemin de fer du Cap-Breton, contre une dépense autorisée de $8500,000 pour l’année courante, Si nous passons maintenant aux canaux, on a demandé une augmentation de #$330,000. Pendant que les anciens canaux exigent moins d'argent pour terminer les travaux, qui sont maintenant en voie d'exécution, il faudra un nouveau crédit de $1,000,000 pour la construction d’un canal au Sault-Sainte-Marie. Je puis ajouter que cette somme sera tout à fait suffisante pour construire ce canal, du moins, d’après ce que nous pouvons voir par les informations qui sont en notre possession. Les montants imputables sur le capital, sous le contrôle de l'honorable ministre des travaux publics, seront réduits en conséquence de l'achèvement de la cale sèche d'Esquimalt, Le crédit demandé pour l'édifice public de la rue Wellington, est de $200,000, contre $110,000 autorisées pour la présente année, On demande 890,000 pour frais de construction dans le havre de Port-Arthur et sur la rivière Kaministiquia, contre 870,000 durant ls présente année, et l'on aura besoin de revoter la sommo de $100,000 pour le havre du Cap-Tourmente.
L'honorable ministre de l'intérieur aura besoin d’une somme supplémentaire de $45,000 imputable sur le capital pour frais d’arpentage, etc. sur les terres de la couronne, Examinons maintenant les divers articles de dépenses en rapport avec le fonds consolidé. D'abord, l'intérêt sur la dette publique sera augmenté de $380,000. En chiffres ronds cette somme sers à peu près ce qui est requis pour l'intérèt sur
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les dépôts reçus et à recevoir des banques d'épargne. Le fonds d'amortissement
. éxigera une somme additionnelle d'environ 860,000, ce qui est, de fait, une augmen--
tation due au placement de l'intérêt sur le fonds maintenant possédé, et qui est
compensée par l'addition de ce montant à l'intérêt sur placements. Il y aura une. légère diminution dans les frais d'administration, opérée surtout par l'abolition de.
certaines fonctions, dont le maintien n'est plus requis: Dans le gouvernement civil l'augmentation est de 839,875, dont ia plus grande partie est destinée au département de l'intérieur et au département des postes. Ces dépenses seront expliquées pleinement, lorsque les crédits seront examinés séparément ; mais on peut mentionner ici que les services sous le contrôle de ces départements 8e développent continuellement en proportion des développements du pays, et les dépenses qu'ils entraînent ne peuvent rester stationnaires, comme dans d'autres départements, Pour l’administra-
tion de Ia justice, l'augmentation totale est de $18,100, destinées à de nouveaux
services, comme suit :—Entretien de la prison de Prince-Albert, $5,000 ; nouveau juge cadet de la cour du comté d'Ontario, 82,000 ; cinq juges de Ja cour supérieure dans les territoires du Nord-Ouest, 820,000, au lieu de $12,000, ci-devant requis, et les salaires de cinq shérifs à 8500 chacun.
Dans les pénitenciers, il y aura une économie de $3,366, grâce à l'inspection rigoureuse du ministre de la justice, et quand la nouvelle échelle des salaires, dont l'adoption est demandée à la Chambre, sera mise en force, le service des pénitenciers sera sur un meilleur pied, et à la fin, une économie de plusieurs milliers de piastres sera réalisée, Dans la législation, il y a une augmentation de $102,375, dont la plus grande partie est pour faire face aux dépenses en rapport avec l'acte concernant le cens électoral, Cette augmentation est estimée, pour l'année prochaine, à $200,000, contre un crédit de $100,000 demandé l’année dernière, Pour les arts, l’agriculture et la statistique, l'augmentation demandée est de 882,333.33, Les honorables membres de la Chambre, en examinant l'estimation pour ce service, trouveront que la somme de $60,000 votée l’année dernière en rapport avec l'exposition coloniale et des Indes, n'apparaît plus, et il en sera de même des 815,00) qui ont été requises pour le recensement du Manitoba. D'un autre côté l'honorable ministre de l’agriculture aura besoin de mettre en opération et d'entretenir une ferme d’expérimentations agricoles, qui sera en plein fonctionnement l’année prochaine. On a besoin pour ce service d’une somme de 890,000, contre $30,000, demandées l’année dernière, On demandera aussi au parlement de voter un crédit de £20,000 sterling,comme contribution à l'occasion du jubilé commémoratif du règne de Sa Majesté la reine, à la fondation de l'institut impérial du royaume-uni, des colonies et des Indes, et je n'ai aucun doute. que cette somme sera votée avec plaisir, Je dirai ici un mot en passant sur ces deux sujets, la grande exposition coloniale et des Indes et le projet de l'institut impérial. Il me serait impossible de trouver des expressions capables de rendre justice au proford intérêt, à l’assiduité infatigeble et à l'appui incessant donné à l'exposition coloniale et des Indes par Son Altessse Royale le prince de Galles, On sait tous que l'initiative de cette exposition, durant l’année dernière, est due à Son Altesse
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Royale, et ii a apporté dans cette entrepriso toute l’ardeur et toute l’assiduité que le: plus'enthousiaste représentant des colonies pouvait apporter et désirer lui-même. Catte' exposition était purement coloniale et indienne, Aucun exposant britannique wa pu ytrouver place. Toute l’exposition se composait exciusivement de produits de l'Inde et des colonies. Si l’on considèrs que des nobles, des particuliers et des capitalistes anglais, n’ont pa: souscrit moins de £150,000 sterling comme garantie des frsie d’uno exposition dans laquelle re se trouverait exposé aucun produit tiré du Royaume-Uni, l'on a le meilleure preuve du profond, du vif intérêt que l’Angieterre porte à ses colonies et à l’Inde.
Je n'ai pas besoin de parler du succès de cette exposition, parce que le ministre de l’agriculture, sous lequel j'ai eu l'honneur de servir, a déjà déposé sur le bureau de cette Chambre un rapport que j'ai préparé à ce sujet, et duns lequel on trouvera. exposé clairement et succinctement tout ce que j'ai considéré comme intéressant pour la Chambre, et qui 8e rapporte à cette exposition.
Je puis dire cependant que le succès de cette grande exposition a porté Son Altesse Royale ie princs de Galles à proposer l'établissement d’un institut permenent des colonies et des Indes, Mais il ne faut pas que j'abandonne la question de l'exposition des colonies et des Indes sans d”:bord offrir mes remerciements cordiaux à mes anciens collègues qui ont donné à cetie entreprise un appui si chaleureux et si enthousiaste, au parlement du Canada, qui les a soutenus dans leurs efforts, et je désire aussi présenter mes romerciements également cordiaux et sincèrcs aux gouvernements d'Ontario, de Québec, du Nouvean-Brunswick, de la Nouvelle Ecosse, de l'Ile du Prince-Hdouard, du Manitoba et de la Colombie Anglaise pour le zèle avec lequel ils m'ont secondé ainsi que le gouvernement central pour assurer à cetie expoaition le succès qui l'a couronnée, Et je crois que l'honorable M. Mowat, l'honosable M. Ficiding et l'honorable M. Biair, en leur qualité de représentante de gouvernements qui étaient censés n'être pas précisément en harmonie avec le gouvernement central, ont particulièrement droit à ce que je dise que j'ai reçu d’eux et de leurs | collèvues un appui tout aussi sympathique et aussi enchousiaste que celui qui m'& + été prêté daus n'importe quelle autre partie du pays. /
Jo désire également offrir mes sincères remerciements aux habitants du Canada— \ #ux exposants, aars la cnrdialo coopération, le zèle et l'assiduité desquels cette grande exposition n'aurait pu produire po :r le Cauada los résultats heureux ct durables que j'en sttonds. Dane plusieurs cas ils avaient un intérêt direct à agir ainai, parce qu'ils avaient lieu de croire que l’exposition de lou:s articles aurait pour effit d'étendre leur i 1 commerce et de dévelogper les industries dans lesquelles ils étaiñsncengagés. Mais dans plusieurs autres cas, lorsqu'ils n'avaient pas ect espoir, ils étaient animés du désir [' patriotique, pleinement prouvé et cordialement mis à exécution, de rendre cette expo- Î zition, sans tenir compte des dépenses que cela entrainaic pour les exposants, tout ce que lo Canadien le plus enthousiaste pouvait désirer qu'elle fàt, Je crois, dis-je, que £ le Canada retirera de cette exposition des avantages durables. On a vu que noux à
étions en état de prend: une place élevée, non seulement aux yeux de l'Angleterremais je puis dire aux yeux de l’anivers; car cette exposition a été visitée par des
centaines de mille personnes, non seulement du continent européen, mais aussi des grandes colonies australiennes et de toutes les parties les plus reculées de l'empire ;.. et ilen est résulté une impression de nature à élever le Canada aux yeux du mondeà un point que notre pays n'avait jamais atteint jusque-là. La meilleure preuve de ce: fait, c'est que le Times, de Londres, que nous ne regardons pas toujours comme étant
le jnurnal le plus enthousiaste pour ce qui est des intérêts canadiens, mais que quel-
ques-uns d’entre nous ont été portés à considérer comme plus sympathique à: l'Australie qu'au Canada, a publié dans un de ses numéros un rapport détaillé et: admirable du département cunadien, couvrant toute une page; et plus tard il a maintes et maintes fois rem;'i ses colonnes d'articles montrant les grands progrès réalisés par le Carads, Je dis que la meilleure preuve du grand bien que le Canada 2 retiréde cette exposition nous est fournie par l'attitude de ce journal et d’autres journaux
importants de l'Angleterre. Nous avions, comme de raison, l'avantage additinnnel
de la construction du chemin de fer du Pacitique canadien, qui a attiré l'attention
des habitants de l'Angleterre et de tous les autres pays sur la position que nous occu-
pons à un degré qui a déjà produit l'influence la plus grande et la plus précieuse por°
nos principaux intérêts.
Je puis, M. l'Orateur, demander ane réduction de $50,000 par année sur le crédit. destiné aux fins de l'immigration. Mon honorable ami le ministre de l’agriculture et de l'immigration croit que, vu les grands avantages assurés au Canada par cetto exposition et par la construction du chemin de fer du Pacifique canadien, et les efforts de cette compagnie pour faire connaître le Canada danse tout l’anivers, comme naturellement olley est considérablement intéressée, il n’est pas nécessaire de demardor une: scmme aussi forte, et nous avons lieu de croire que le montant ainsi réduit produira de plus grands résultats, eu égard aux influences dont je viens de parler, que n’en produirait le montant primitif sans ces influences, Mais, M. l'Orateur, je veux dire un mot au sujet de l'institut des colonies et des Indes, Comme plusieurs membres de cette Chambre le savent, j'ai cru qu'il était de mon devoir de visiter ce pays relativemené. à ce sujet lorsque Son Altesse Royale le prince de Galles et les intéressés poussaient activement ce projet. J'ai visité co pays pour obtenir de l’aide, et je dois remercier mes ancions collègues pour la manière dont ils ont accueilli ma demande, en promettant de demander au gouvernement un crédit de £20,000 pour cet institut, comme souvenir du jubilé de la roine. On a appris que Sa Majesté préférait que le monument commémoratif de son règne prit la forme d’un iustituc des colonies et des Indes plutôt que toute autre forine ; et dans ces circonstances on a cru qu'il ne serait pas difficile. de prélever une somme suffisante pour doter d’une manière permanente cette institution et pour consorver aux Indes et aux colonies dans l'institut les avantuges que leur valait dans uno certaine mesuré l'exposition qui avait lieu alors. Et ici je dois renouveler mes remerciements à tous les gouvernements provinciaux que j'ai visités. pour la manière sordiale dont ils ont aidé à l’entreprise. Ils étaient convainous que-
le Canada avait tiré de grands avantages de l'exposition, et ils étaient prêts à donner d'appui le plus chaleureux au projet d'établissement d’un institut colonial. La proposition, telle que soumise par Son Altesse Royale, était, comme vous le savez, que ‘ce devait être puroment un institut des colonies et des Indes. (Cette proposition a -6té un peu étendue et agrandie. On a constaté que les classes commerciales de l’An- &leterre, les habitants des villes et d’ailleurs, sentaient qu'il était nécessaire en fondant un monument commémoratif de Sa Majesté, sous la forme d’un institut, que le Royaume-Uni fût compris tout comme les colonies. Je ne suis pas tout à fait sûr, M. l’Orateur, que nous ne sommes pas nous-mêmes responsables de ce changement. Je craine que notre exposition n’ait été un peu trop belle. Je crains que l'effet produit sur un grand nombre des classes commerciales et manufacturières de l'Angleterre n’ait été que le Canada devenait un concurrent dangereux, et qu’il était désirable que le champ ne nous fût pas laissé tout entier. Mais, dans tous Les cas, quelle que fût la cause, la commission nommée par Son Altesse Royale le prince de Galles pour reviser le projet tel que soumis en premier lieu, commission composée des, principaux hommes de toutes les classes et de tous les partis de l’Angleterre, déc‘ia qu'il était nécessaire d'inclure le Royaume-Uni, et que ce devait être un institut impérial du Royaume-Uni, des colonies et des Indes ; et ici je veux prendre la Chambre dans mes -confidences au sujet d’une question qui a provoqué quelque intérêt.
Comme je le ferai remarquer plus tard, j'ai communiqué avec le gouvernement au sujet d’un traité projeté avec l'Espagne ; et ayant reçu à cet égard une lettre du ministre des finances, et une autre de mon très honorable ami le chef du gouvernement au sujet de l'institut projeté de l'empire et des colonies, j'ai cru qu'il était désirable que nous eussions des explications verbales sur ces deux sujets. Dans ces circonstances j'ai envoyé un câblegramme à mon très honorable ami, lui disant que s’il approuvait mon projet j'irais au Canada afin de pouvoir discuter ces deux questions à fond avec lui et ses collègues, avant de procéder davantage. Je reçus promptement une réponse dans laquelle il approuvait ma visite au Canada; et lorsque je débarquai à New-York, j'appris pour la première fois qu’il allait y avoir des élections générales dans ce pays. Non seulement j'appris cette nouvelle pour la première fois, mais je dirai à la Chambre en toute franchise que j'en fus surpris. J'avais déjà appris le résultat des élections locales qui venaient d’avoir lieu dans la province d'Ontario; et bien que jusqu’à cette époque il ne me parût pas improbable qu’il pût y avoir un appel -au peuple durant cette saison, près ces élections je crus qu'il n'était pas probable qu'un appel au peuple eût lieu avant la présente session du parlement. Je mentionne ceci afin de montrer que cette importante question était l'objet de mon attention. Or, malheureusement pour moi, je dois le dire, je vins dans le pays; et après mon arrivée ici mon très honorable ami mit un embargo sur moi, et je fus obligé d'abandonner toutes ces jouissances et tous ces plaisirs dont on a tant parlé dans cette Chambre et ailleurs; je fus obligé de quitter mon agréable résidence de Londres et d'entrer dans la lutte sans cette santé et cette force dont j'avais besoin pour un pareil travail, Je puis dire que, malgré le changement que l'on a fait subir au projet, en ce
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qui concerne les intérêts coloniaux, je n’ai aucun doute que tous les membres decette Chambre seront heureux de voter la somme de £20,000 sterling, pour notre. contribution à l’Institut Impérial du Royaume-Uni, des Colonies et des Indes. Non seulement à cause de l'intérêt que nous portons naturellement à une institution de ce: genre, institution qui, je l'espère, recevra l'appui cordial de toutes les classes de cette colonie et de toutes les autres colonies, mais parce que nous sentons que s'il est unepartie des possessions de Sa Majesté qui a droit d’être reconnaissar. .e des bienfaits
qui ont marqué son règne durant les cinquante dernières années, c’est le peuple et. le parlement du Canada,
On dira peut-être que toutes les estimations auxquelles j'ai touchées jusqu'à. présent indiquent des augmentations, mais je répondrai que j'ai naturellement lu, comme je suppose que l’honorable député de la gauche avait coutume de le faire, les. commentaires de la presse, lorsqu'il avait déposé ses prévisions budgétaires sur lebureau de la Chambre. Je les ai lus avec intérêt, dans l'espoir d'y trouver non seulement quelque chose d’intéressant, mais aussi quelque chose d’instructif; mais bien que j'aie souvent constaté une disposition à critiquer sous prétexte d'extravag ance. je v’ai pas vu, dans un seul journal critiquant ces estimations, que l’on suggérât un moyen quelconque de les réduire sans nuire aux meilleurs intérêts du pays. Tout ce que je puie dire, c’est que je serai reconnaissant à celui de mes honorables amis, soit de la gauche ou de la droite, qui m'indiquera les cas où nous pourrons réduire judicieusement et sûrement, ces estimations, sans nuire à ce progrès et ce développe...
ment du pays qui, comme tout le monde le sait, sont la base même de la prospérité du Canada,
M. MITOHELL : Les réduirez-vous, si je lo suggère ?
Sir CHARLES TUPPER: Certainement, Un des privilèges que notre cons! titution donne aux membres de cette Chambre, c'est qu'ils peuvent proposer des. réductions dans les estimations ; mais heureusement pour nous, ils ne leur est pas. permis de proposer des augmentations, sans yaoi, si je me rappelle bien et que je-
connaisse un peu mon honorable ami, il proposcrait plutôt une augmentation qu’une réduction,
M. MITCHELL : On n'y consentirait pas, je le crains,
Sir CHARLES TUPPER: En ce qui concerne l'estimation pour l'immigration, Où verra qu'il y a une rédustion de 850,000, vu que nous croyons pouvoir maintenant. effectuer cette économie sans préjudice pour l'intérêt public et sans entraver on rien le grand but que se rroposent le département de l'immigration et le gouvernement, qui est de limiter l'immigration attirée dans notre pays aux agriculteurs, aux garçons
de ferme, aux domestiques et aux capitalistes qui ontles moyens d'acquérir des. terres ot de les cultiver,
Pour la quarantaine, le crédit demandé est le même que celui voté 1 am dernier,
us |
Le montant requis pour le service des pensions et retraite est estimé à 813,000 de plus que la somme votée pour le dernier exercice, et cette augmentation est princi- “palement due au nouvel item pour pensions à la police montée, aux volontaires de Prince-Albert, et aux éclaireurs de la police relativement à la rébellion de 1885, Je n'étais pas ici lorsqu’a eu lieu la discussion sur ce sujet, majs je n’ai pas de doute que la Chambre est arrivée à la sage décision qu’elle devait reconnaître les services -de ces personnes de la même manière que l’on a reconnu les services des militaires -qui ont été envoyés spécialement dans cette contrée pour supprimer la rébellion, Une augmentation de 857,000 est demandée pour la milice, dont 847,000 pour les batteries et pour les écoles de cavalerie et d'infanterie, Une somme de $10,000, nouveau crédit, est demandée pour des casernes dans la Colombie-Anglaise. Lorsque
la Chambre siégera en comité des subsides, l'honorable ministre de la milice donnera ‘sur ce point des explications complètes.
J'arrive maintenant à une série d'estimations pour des services au sujet desquels nous proposons d'opérer des réductions, Et j'espère que les honorables députés de la gauche ne s’opposeront pas à ces réductions. Il y a d’abord les chemins de fer et les canaux imputables au revenu sur lesquels une réduction de $23,000 est proposée, ce qui est plus qu’expliqué par le parachèvement du réseau des chemins de fer et des ponts du canal Lachine.
Nous proposons d'effectuer une réduction générale dans les nombreux services sous le contrôle de l'honorable ministre des travaux publics, et nous espérons que, vu que les travaux sous le contrôle de ce département touchent à leur fin, il sera peut être possible d'effectuer une réduction permanente sous ce chef.
Un nouvel item de 880,000 est cependant inséré pour la construction de bâtiments et de clôtures sur la forme expérimentale, La Chambre a cru que la grande industrie agricole du pays, cette industrie si vitale et si importante, avait droit à la dépense d’un certain montant pour l'établissement de fermes expérimentales, et, bion que je n'ai pas eu le plaisir de prendre part à la discussion, je crois qu'elle a agi sagement en mottant co projet à exécution ; aussi, je n'ai pas de doute que cette dépense, faite sagement et judicieusement, sera très profitable, non seulement aux anciennes provinces du Dominion, mais surtout aux nouvelles régions que l’on est actuellement à coloniser, La réduction sur le montant demandé pour les subventions postales et les subventions aux steamers provient de deux items, la discontinuation des crédits pour subventionner les lignes de steamers entre les ports du détroit de Canso, et entre le Nouveau-Brunswick, l'Ile du Prince-Edouard ot la Grande-Bretagne, Il n’est que juste de dire que des soumissions ont été demandées pour une ligne de stoeamers entre le Canada et les Indes Occidentales, et il est possible qu'il faille aussi demander un crédit au gouvernement pour cet objet. Pour ce qui regarde le service océanique et fluvial, ilyaune augmentation de 881,550, dont $19,750 sont requises pour le maintien et les réparations des steamers du gouvernement, tandis que les dépenses relatives à l'inscription maritime, y compris les impressions, exigent la balance de 81,800, Dans
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