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tion lourde. Dans un pays comme le nôtre, riche en ressources possibles et encore inexploitées, certain de prendre un vaste développement daus l'avenir et de recevoir un puissant essor en matitre de production et de population, mais ne possédant pas encore de fortes accumulations de richesse, il me semble que nous serions autorisés à faire rotomber sur la postér: 6 la plus forte partie du fardeau financier de cette guerre, qui se poursuit dans l’intérêt de la liberté humaine, et au bénéfice de nos ‘“escendants, sinon même dans une plus large mesur: qu’à notie propre bénéfice. Dans les années de paix que nous réserve l'avenir, grâce à la prospérité dont il jouira par suite du développement de ses inépuisables ressoura s, le Cana'a sera parfaitement en mesure de pourvoir au service de l'intérêt et au fonds d'amortissement de la dette dont nous nous serons grevés pour la défense du pays et de ses libertés. Un exemple servira à bien mettre en lumière ma pensée. Supposons que la dette que nous aurons contractée dans cette guerre atteigne le chiffre de $8500,000,000. A 5 p. 100, l'intérêt annuel s’“lè era $25,000,000. Les gouvernements pourraient faire face au paiement de cette somme, outre une certaine somme annuelle affectée au fonds d'amortissement, à même les recettes futures du Canada, pourvu qu'ils pratiquent une rigide économie, En matière de finance nationale, quand on peut consolider une dette, la question pratique se résime au serv.» de l'intérêt arnuel. Tout de même, il ne faut pas l'oublier, a dette publique est une dette, une obligation, un fardeau financier dont se trouve grevé le corps politique, soit que er, intérêt doive être servi à des capitalistes du paysouà des capitalistes étrangers. En formulant ces observations, je désire vivement que ni cette Chambre ni le rublie aient l'impression que nous n’estimons à sa juste valeur si la grandeur des obligations dont nous nous chargeons ni la gravité des considératious d'ordre financier se rattachant à notre participation à cette guerre épique. Le peuple canadien, à notre avis, désire que le Gouvernement déploie le maximum d’efforts pour le triomphe de la cause, et tant pour le présent que pour l'avenir, croyons-nous, il supportera volontiers et allègrement les fardeaux qui en pourront résulter pour lui.
Tout en formulant, avec exactitude je crois, le système général du Canada en matière de finance, tel qu’il devrait exister, je ne voudrais pas qu’on se méprît sur ma pensée, comme si j'affirmais que nous ne devons pas demander à l’impôt une forte partie de nos frais de guerre. Au contraire, à mon avis, notre devoir national le plus évident, st le suprême intérêt de notre crédit demandent que nous obtenions ce qu’il est légitime de demander à cette source, sans affaiblir notre force économique. Toute tentative plus prononcée en ce sens équivaudrait à infliger
une taxation draconienne à une population ayant déjà subi, dans son industrie et son commerce, le contre-coup des conditions de la guerre. Elle conduirait en outre à l'imposition de lourds fardeaux sur un peuple qui verse déjà de généreuses souscriptions aux divers fonds et aux caisses des différentes organisations dont le patriotique objectif est le bien-être et le confort de nos soldats et de ceux des leurs qu'ils ont laissés ou pays. En matière d'impôt, il est une autre chose qu’il importe de retenir ici: c’est que le Canada est un pays qui fait appel À l'innuigration, et il faut bien se garder de créer l’impression que notre pays est en train de devenir une contrée où l'individu est grevé de lourds impôts. A cet égard, il convient de dire toute la pensée du Gouver: ement et de faire connaître sa politique bien arrêtée: c’est que, pour faire face aux dépenses de la guerre, nous n’aurons pas recours à l'imposition ‘e taxes sur les exploitations agricoles, les effets personnels su les revenus de ceux qui se livrent à l’agriculture, cette grande industrie fondamentale.