‹ Exposé budgétaire présenté par l'Hon. Sir Thomas White, M.P., Ministre des finances, à la Chambre des Communes, mardi, 15 février, 1916 [microforme]Chapitre 20 sur 22 · Ci a he. ss · texte numérisé non relu

Ci a he. ss

. de traiter l’émission comme il lui semblera à propos de le faire

eu égard au crédit national et aux exigences publiques.

Voilà, monsieur l’Orateur, toutes les propositions que, au cours du présent exposé budgétaire, j’ai à soumettre au Parlement au sujet des douanes ct des finances, et j’ai le vif espoir qu’elles mériteront et obtiendront l'approbation générale, On ne peut guère espérer que des impôts seront populaires, du moins parmi ceux qui seront tenus de les acquitter. Mais je juge fort mal l'esprit et le tempérament de la population canadienne, si elle n'accepte pas volontiers, comme elle les a acceptés jusqu’à présent, dans un sentiment du plus noble natriotisme et du plus pur désintéressement les nouveaux fardeaux que les exigences de la guerre nous obligent à faire peser sur scs épaules,

Il semblera peut-être qu'il est trop tôt pour effleurer à cette phase du confl't, la question de la ligne de conduite à suivre après la fin des hostilités. Cependant, je crois pouvoir dire à bon droit que le Gouvernement est profondément pénétré de la nécessité de prendre des mesures immédiates afir de favoriser la venue d’immigrants désirables et la colonisation, tant pendant la guerre qu'après, ct la création de l'organisme et des rouages nécessaires pour atteindre ce but. L'avenir du Canada dépend du développement de ses immenses ressources dont l’agriculture est la plus essentielle, et ce développement est lui-même lié à la question de l’accroissement du nombre des producteurs et des moyens qui leur seront fournis de mettre en œuvre leur intelligence et leur esprit d'entreprise.

Il est probable que, dans la situation financière difficile qui prévaudra peut-être pendant quelques années encore, la question du capital nécessaire au développement de l’agriculture pourra être d’une importance primordiale, et nous nous proposons, pendant la prochaine suspension, d’étudier avec soin cet important sujet en vue d’ajouter aux ressources actuelles par l'intervention du gouvernement fédéral, si cela est à désirer et pour le plus grand bien du public. Le Gouvernement s’occupera surtout du projet de créer une organisation pour effectuer à des conditions raisonnables des prêts qui seront remboursables d’après le principe de l’amortissement.

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