‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 105 sur 181 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

théologien de Florence a pu contribuer à engager Berkeley plus avant dans l'étude de la philosophie grecque, en même temps qu à l'initier à la philosophie n6o-platonicienne !. Quoi qu'il en soit d’ailleurs, Berkeley devait être porté à l’éclectisme. Cherchant toujours chez les anciens une même pensée qui est la sienne, il s'applique à découvrir ce qu'ils ont de commun plutôt que ce qui les divise. Il ne les étudie pas avec les préoccupations d’un moderne historien de la philosophie qui s'efforce de se faire d’une doctrine une conception aussi objective que possible, en mettant en relief ce qu'il y a de proprement original en elle, et en montrant les rapports intimes qui existent entre les diverses parties du système. Ce qui l’intéresse, c'est l'accord qu’il croit découvrir entre la philosophie des anciens et son propre système

1. Des seize traités contenus dans le deuxième volume de l'édition des œuvres de Ficin que j'ai en ce moment sous les yeux, dix se rapportent à . des auteurs ou à des ouvrages mentionnés par Berkeley dans l’Alciphron ou dans la Siris. J'extrais de la table des matières les titres suivants dont l'énumération comparée aux citations de Berkeley dans la Siris me paraît assez suggestive :

2. In divinum Platonem An seu argumenta, commentaria, collecteana et annotationes. |

3. In Plotinum philosophum, ex Platonici familia nati, de rebus philosophicis hh. 54in Enneados sex distributos argumenta doctissima : quibus tota ejus philosophia quam brevissime complectitur.

4. Expositio Prisciani et Marsilii in Theophrastum de sensu ac phantasia et intellectu.

5. Mercurii Trismegisti Pymander, de potestate ac sapientia Dei : item Asclepius de volontate Dei.

7. Jamblichus. De mysteriis Egyptiorum, Chaldæorum atque Assyrio-: rum.

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