‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 37 sur 181 · IA · texte numérisé non relu

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lequel je désigne tout ce qui est actif!. » 11 en résulte que l'âme est essentiellement volonté. Sa substance est son action même.

La substance de l'esprit étant d'agir, nous ne pouvons nous en, faire une idée, car toutes les idées étant passives et inertes, elles ne sauraient, par le moyen de la ressemblance et des images, représenter en nous ce qui agit. L'esprit n'est donc pas connaissable, n'étant pas une idée ?. « Nous connaissons la substance du corps, nous ne connaissons pas celle de l’âme : elle n’est pas connaissable, étant un acte pur... ? Telle est la nature de l'esprit ou de ce qui agit, qu'il ne peut être perçu par lui-même, mais seulement par les effets qu’il produit # ».

Cépendant nous avons une notion de l’âme, de l'esprit (spirit) et des opérations de l'esprit (mend), telles que vouloir, aimer, haïr, puisque nous connaissons ou comprenons la signification de ces mots *. Le fait de ne pas posséder une idée de l'esprit, n'est donc pas une marque d’iguorance à l'égard de la vraie nature de celui-ci, puisqu'il est absolument impossible qu'une telle idée existe. Juger nos facultés défectueuses parce qu'elles ne nous la fournissent pas serait aussi absurde que de leur reprocher de ne pouvoir concevoir un carré rond 6.

La conscience que nous prenons de notre activité est donc l'origine de nos notions d'esprit, de volonté, etc., et sur ce point Berkeley demeure fidèle à son attitude intellectuelle, qui consiste à prendre Jes choses très simplement, c’est-àdire telles que son intuition les lui révèle. M. Maxime David observe que les notions de Berkeley semblent correspondre

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