LA SUBSTANCE SPIRITUELLE
crainte... Aucune ‘faculté ne pourrait s'exercer !. Sans perception, il n'y a pas de volition : il n'y à donc pas d’existence sans perception ?. En somme, le moi est supérieur à ses phénomènes, quoiqu'il n'existe pas sans eux: « Aussi longtemps que j'existe ou que je veux, je dois avoir quelques idées. Mais aucune idée ou espèce d’idées ne m'est essentielle *. »
L'esprit n’est donc pas une substance indéterminée. C’est un être actif, simple, sans division : en tant qu'il perçoit les idées, on l'appelle l’entendement, en tant qu'il les produit ou opère sur elles, la volonté #, L'’entendement n’est pas distinct des perceptions particulières ou idées ; la volonté n’est pas distincte des volitions particulières ©. Il y a lieu de noter ici que l’entendement chez Berkeley s'oppose à la volonté ou s'identifie avec elle suivant qu'on le considère sous son aspect passif (dans son contenu) ou sous son aspect actif (dans ses opérations). Ainsi lorsqu'il dit que l’entendement n’est pas distinct des perceptions particulières, ou lorsqu'il déclare la substance active distincte de l’entendement, Berkeley visiblement envisage l’entendement sous son aspect passif, en tant que réceptivité 6. Au contraire, l'entendement, pris pour une faculté, n'est pas réellement distinct de la volonté 7. « L'idée est l’objet de la pensée. Ce que je pense, quoi qu'il puisse être, je l'appelle idée. La pensée elle-même, ou le fait de penser, n'est pas une idée, c'est un acte, c’est-à-dire une volition — j'entends la volition distincte (contradistinguished) de ses effets, — la volonté 8 ». «Je dois comprendre (include) Ventendement et la volonté dans le mot esprit par
. Commonplace Book, p. 16.
TDi, p-131. S . Ibid., p. 54.
. Principles, $ 27.
. Commonplace Book, p. 31. Cf. p. 55.
. Ibid., p. 88.
. Ibid. p.31.
Cpl. B., p. 16.