‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 92 sur 181 · LA CONNAISSANCE SUPRA-SENSIBLE · texte numérisé non relu

LA CONNAISSANCE SUPRA-SENSIBLE

l’entendement qui est passif. Elle ne peut donc être saisie que par l'intellect pur. Cest quand l’intellect commence à poindre que nous percevons le vrai principe d'unité, d’identité et d'existence ! ; et en effet, ce qui est action ne peut être l'objet d'une idée, mais bien d’une notion, l’intellect pur qui est au fond volonté? coïncidant alors en quelque sorte avec l’action divine *. Aussi Berkeley, lorsqu'il se réclame de Platon, prend-il soin de nous averlir que dans la langue du philosophe grec, le mot idée ne signifie pas purement un objet inerte, inactif de l’enteudement, mais est employé comme synonyme d’œirtoy et d'xsyn, cause el principe #, Il n'aurail pu se réclamer de Platon sans se mettre en contradiction avec ses propres principes s'il n'avait pas conçu l’idée platonicienne comme un principe agissant. L'idée, principe d'unité, est un acte éternel de Dieu, acte que nous nue pouvons saisir qu'en nous identifiant pour ainsi dire avec la volonté divine.

C’est donc en définitive à l'intuition de ce qu'il y a d’actif en Dieu et en nous que se rapporte la connaissance intellectuelle. « Quand nous entrons dans la province de la philosophie première, nous découvrons un autre ordre de choses: l'esprit et ses actes ; l'être permanent ne dépendant pas des choses corporelles, non produit, non lié, non contenu par autre chose, mais contenant, unissant, vivifiint l'ensemble des choses, et dépariant ces mouvements, ces formes, ces qualités et cet ordre et cette symétrie à tous les phénomènes passagers que nous appelons le cours de la nature 5, » Et

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