‹ Exposé Critique des Récents Traitements de la Paralysie Générale par la Méthode PyretogénétiqueChapitre 14 sur 19 · CONTRE-INDICATIONS · texte numérisé non relu

CONTRE-INDICATIONS

La paralysie générale étant de l'avis de tous les aliénistes et neurologistes une affection grave à évolution falalement progressive, praliquement incurable et aboutissant d'une facon certaine à une mort plus ou moins rapide, mais toujours précédée d’une déchéance physique et intellectuelle des plus lamentables, il semble qu'il n'y ait aucune contre-indication à une méthode qui comple à son actif quelques succès, si rares soient-ils.

Il est bon toutelois de formuler quelles sont les particularités cliniques suscepübles pour des raisons d'ordre plus sentinental que scientifique, de prohiber l'emploi de méthode de Waliement de la paralysie générale par la fièvre.

Ces contre-indications d'ailleurs sont variables selon l'agent lhermogène utilisé, nous en indiquerons celles communes à tous les cas, puis celles qui résultent de l'emploi de chaque lechnique spéciale. Ajoutons que l'examen des rares cas mortels, notés surtout par l’inoculation de maladies infeclieuses fébriles montrait l'existence des contre-indications que nous mentionnons ci-dessous.

Dans tous les cas, c'est du côté du rein et de celui du cœur

Fou bee du Fan à au médicament. Le cœur, lé rein, de] même que le foie doivent plus spécialement êire intacts D. Jorsque l'on s ‘adresse aux injections de cullures micr obienzones ou aux inoculations de paludisme el de fièvre récurrente. Les contre-indi alions à l'emploi du nucléinate de soude et Fr dé la peplone sont rares, elles résident dans un, mauvais fonc- “, tionnement rénal.

Celles spéciales à l'emploi de la tuberculine se trouvent, en 4 des précédentes ou de celles qui résultent du mauvais été général, dans la iuberculose intestinale, pulmonaire ou rénale. Ces complicalions d'ailleurs rares chez les paralytiques généraux seralent susceptibles de représenter, sous

l'influence de la tuberculine des poussées trop dangereuses. L'adénopathie luberculeuse ne consiilue pas un obstacle absolu à l'emploi de la méthode, elle prescrit Fusage de doses faibles au début pour tâler la résistance de l'organisme. Un amaigrissement marqué est ioujours signe d'intolérance. Cette intolérance se manifeste par une forte réaction thermique, plus de 39°5, des vomissements, du calarrhe oculo-nasal. L'intoxicaüon survient quand on injecte une trop forte dose dès le début, ou quand on réinjecte au malade une même dose mal tolérée précédemment. On peut remarquer alors. un dépérissement physique considérable et progressif Jusqu'à un

| kilogramme par jour pendant près d’une semaine, linstallalion du gâtisme, enfin l'apparition d'un état apoplectique “mortel ou curable après quatre ou cinq Jours. Il ne faut donc pas chercher à produire les grandes fièvres parce qu'elles sont dangereuses et inutiles : les malades ne guérissent pas plus vite. I faut se rapprocher toujours de 39 degrés, sans dépasser cette température, on évite ainsi habituellement toute complication.

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