‹ Exposé Critique des Récents Traitements de la Paralysie Générale par la Méthode PyretogénétiqueChapitre 5 sur 19 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le problème de la fhérapeutique des affections graves, répulées Incurables, a de tout temps préoccupé le monde et suscilé de nombreux travaux.

La recherche de la cure des affeclions parasy philitiques du système nerveux et de, celle en paruculier de la paralysie générale a, depuis un siècle que là maladie est connue, inquiété el tourmenté aliénistes et neurologisles avec une ardeur ltoujours accrue par les insuccès sans cesse renouvelés.

Empirique d'abord, et bornée à n'être que symptomalique, la thérapaulique pensa faire un progrès immense et loucher le succès le our où Fourier eut découvert la nature morbide même de l'affection. On crut aussitôt qu'il suffirait de trailer plus intensément une manifestation svphilique, plus tardive el plus grave, selon les procédés habiluels, pour la voir céder comme les autres lésions de même origine.

Ce furent alors, avec GatcHer, es excès de traticments mercuriels par pilules, frictions, Anjections de calomel, benzoale, huile grise, ete. à des doses d'autant plus fortes que l'amélioration parfois obtenue tardait à se confirmer. De telles pratiques amenérent rapidement la réaction fatale. À Ta suite de Brissaup'et DrPré, le dogme de Fa nocivité du mercure dans la paralysie générale fut adnus à peu pres partout.

Cependant, l'Ecole de Bordeaux résisiait, sous Fheureuse el insistante insligation du Professeur Abadie, qui, en présence des faits observés par lui, défendait que le traitement spécifique, convenablement conduit, non seulement n'aggrave

pas la paralysie générale, mais encore prévient des erreurs

de diagnostic particulièrement graves de conséquences, provoque habituellement des rémissions prolongées, diminue souvent la violence de cerlaines manifestations paralyliques, et permet ordinairement d’atténuer, d'une manière évidemment limitée, mais cependant irès appréciable, la gravité du pr'o-

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nostic de cette maladie réputée incurable. :

Le dogme de la nocivilé du traitement spécifique dans la paralysie générale ne devait pas êire de longue durée : S'il resiait inscrit en toutes leltres dans les ouvrages classiques, S'il élait suivi aveuglément par certains médecins, il élail, comme dans le tabes d’ailleurs, insensiblement rejeté par un nombre de, plus en-plus grand de neurologistes et de psychiàtres. À ce poini même que de nouvelles exagéralions et erreurs therapeutiques ne devaient pas tarder à se montrer dès l’apparilion de la médicalion spécifique arsenicale. A Fabandon systématique de toute intervention active devait, en effet, succéder une reprise énergique, sinon excessive, des ‘endances à traiter dès l'apparition d’une nouvelle médiealion.

Les arsenicaux, malgré les conseils de’ prudence indiqués par Eurricx lui-même, furent alors sous l'impulsion de Lr- REDDE, Auguste Marie, Mician, administrés sans réserve aux malades atteints de méningo-encéphalite diffuse progressive. Toutes les voies, intra-musculaire, intra-veineuse, intra-rachidienne, intra-cérébrale et intra-veniriculaire furent audacieusement employées pour le plus grand dommage des malades. Les nombreux accidents mortels, imputables à de telles praltiques ont fait l'accord sur la valeur de Ta méthode ei amené leurs promoteurs mêmes à y renoncer, pour recourir à des doses plus faibles, appliquées plus longtemps par voie souscutanée selon la technique préconisée par Sicarp.

Là encore, semble-t-il, les résultats n’ont pas enlièremeni confirmé les espoirs et de nouveaux procédés d'introduction dans l'organisme ont été cherchés et trouvés à l'insügaltion de MarNesco, par Laror\ en Espagne, Swirrer et Errs en Amérique, L'arsenic n'est plus maintenant introduit en nature

au contact des centres nerveux, mais bien mélangé au sérum

humain suivant des. procédés dans les détails desquels nous n'entrerons pas ici.

Notre intention, en effet, n'est pas d'exposer dans ce travail toutes les méthodes récentes du traitement de la paralysie générale, mais seulemeni de passer en revue une thérapeutique nouvelle, radicalement distincte des: précédentes, dans son principe même qui est de ne plus s'adresser exclusivement à l'agent causal des lésions, mais surtout au terrain sur lequel il se développe el exerce ses destructions. Nous indiquerons dans ce but l'état actuel des intéressan'ies recherches poursuivies depuis peu, surtout à l'étranger, dans cette voie,’ men- ionnant les résultats enregistrés par les auteurs, nous gardant d'interpréier personnellement les faits et de formuler des conclusions définitives que la date récente des travaux en cours ne permet pas encore d'édifier.

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