PRÉFACE
assiduité à la réunion des membres et correspondants de la Revue de législation étrangère (1). 11 aimait à s'y convaincre combien ses travaux étaient appréciés en Europe par tous les savants étrangers, qu'il étonnait parla variété de ses connaissances, et qu'il pouvait presque tous entretenir dans leur langue maternelle, car il parlait h la fois l'anglais, le français, l'espagnol et l'allemand.
C'est le souvenir présent de toutes ces circonstances qui inspira à madame Livingston-Barton le désir de nous voir nous charger du soin de justifier dans la préface de l'édition française le service que pouvaient rendre au perfectionnement de la législation criminelle les travaux de M. Livingston, puisque nous restions de tous ses contemporains celui qui avait été le plus inli* mement initié h la pensée et à l'élaboration de celte grande et belle œuvre de codification.
C'est de sa terre de Montgommery, dans l'État de New-York, où, en 1836, elle avait reçu le dernier soupir de son illustre père, que madame Barton nous exprima ce désir (2), aussitôt qu'elle y apprit que s'imprimait à Paris une édition française du Système de lé-
(1) CY'tait cher, moi, comme collaborateur de cette Revue dont M. Fœlix, avocat, était le rédacteur en chef, que cette réunion avait lieu tous les mercredis soir, rue de TUniversité.
(2) Madame Livingston-Barton s'exagérait singulièrement l'importance de notre coopération, lorsqu'elle nous écrivait : a Mon père semblait pressentir que ce serait sur vous que sa fille s'appuierait dans ses efforts pour faire revivre sa mémoire. • Le nota de M. Livingston est à jamais attaché à la réforme de la législation criminelle et le besoin incessant de recourir à ses travaux pour le perfectionnement de cette législation ne permet pas qu'il puisse désormais tomber dans l'oubli.