PRÉFACE. XXXIX
a pris riniliative de la convocation de ce congrès. C'esf à la demande de cette Société que le président de la Coup suprême des États-Unis a bien voulu se charger d'écrire la préface de cette édition, ce qui est un grand honneur rendu aux travaux et au nom de M. Livingston.
11 est touchant de voir naître à la fois, en France et aux États-Unis, la même pensée d'honorer de la même manière et à la même heure, la mémoire de M. Livingston. Puissent ces sentiments généreux inspirer et unir à jamais deux grands peuples ! Puissent les États- Unis, fidèles au culte des souvenirs, tendre toujours une main amie à la France, dont ils connurent en de meilleurs jours le dévouement chevaleresque et libéral, que personnifiait La Fayette !
11 a fallu pour le développement de la civilisation chrétienne et des hautes et généreuses aspirations auxquelles elle vient élever l'homme et l'humanité, que Dieu ait doué quelque part une race de l'instinct et de ridée chevaleresque. C'est à la France qu'il a fait ce don, malheureusement pour elle puisqu'il n'y a pas ajouté celui, difficilement conciliable il est vrai, de la prudence et de la sagesse. Si ce don providentiel a entraîné trop de fois la France dans de grandes fautes, elle en a beaucoup souffert, et le monde ne doit pas oublier qu'il en a souvent beaucoup profité.
Ici se termine cette préface, avec la satisfaction du devoir accompli envers la mémoire de Li vingston, par celui qui fut son ami et le persévérant admirateur de ses œuvres; qui a toujours été avec lui en communauté d'idées et de chaleureuses sympathies pour la réforme