NOTICE SUR LIVINQSTON. XLIX
tard,et auquel Tunirent <l*uDe longue amitié la conformité des opinions et le contraste des caractères.
Ed. Liyingston demeura dans le congrès et y fit partie de l'opposition jusqu'à la fin de la présidence de John Adams, avec laquelle expira la puissance du parti fédé* raliste. Le parti démocratique triompha en 18U1 par I elénation de Th. Jefierson à la présidence des États-Unis. Les amis du nouveau président passèrent, par le jeu naturel de cette forme de gouvernement, de l'opposition au pouvoir, et quittèrent les assemblées pour les fonctions publiques. Ed. Livingston, qui avait contribué à l'élévation de son chef, fut nommé par lui procureur général dans l'État de New- York. La confiance populaire ajouta ses faveurs aux pouvoirs qu'il avait reçus du gouvernement, et le choisit pour maire de New-York, alors la seconde charge de la république par son importance.
Obligé de résigner son autorité fédérale pour devenir mandataire particulier de la plus riche et de la plus populeuse cilé de l'Amérique, M. Livingston montra dans l'exercice de ces nouvelles fonctions de l'habileté et du dévouement. 11 trouva bientôt la triste occasion de faire éclater cette vertu du magistrat dans toute sa force. La fièvre jaune, cette peste du nouveau monde, fondit avec violence sur New- York. La terreur fut profonde et la désertion des classes riches générale. Au spectacle le plus animé et le plus bruyant succéda une morne, une efi'rayante solitude. Les rues étaient désertes, la plupart des maisons fermées. Dans le port silencieux se pressaient des vaisseaux délaissés par leurs équipages, et s'élevaient des forêts de mâts immobiles. Les quais étaient couverts de marchandises abandonnées. Tout ce qui avait pu fuir s'était éloigné précipitamment de cette ville désolée, pour chercher au loin un air qu'on'respiràt sans mourir. M. Livingston resta avec ceux qui ne purent pas partir. C'était son devoir : I. d