‹ Exposé d'un système de législation criminelle pour l'État de la Louisiane et pour les États-Unis d'AmériqueChapitre 5 sur 83 · PRÉFACE. • V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. • V

donc en parler avec une plus profonde et plus chaleureuse conviction.

Mais avant de nous arrêter devant ce monument pour en contempler le bel ensemble et les harmonieuses proportions, il est nécessaire de jeter un rapide coup d'œil sur sa longue et persévérante élaboration.

L'idée dominante de Livingston élaitde consacrer son talent et d'attacher son nom à la réforme de la législation criminelle. Ëlu membre du Congrès par l'État de New- York, à l'âge de trente ans, en 1794, à peine est-il entré à la Chambre des Représentants qu'il y provoque pour la révision des lois pénales l'organisation d'un comité, dont il est nommé président. Il demande ensuite par une autre motion la publication d'une statistique sur les affaires criminelles. L'année suivante, il renouvelle ces motions et il s'apprêtait à poursuivre résolument cette réforme, lorsqu'il dut quitter le congrès pour aller remplir les deux hautes fonctions d'attorney général et de maire de New-York. Plus tard, la perte de sa fortune l'obligea de résilier ces fonctions et de se rendre à la Louisiane, dont son frère aîné, Robert Livingston, avait en 1803 négocié avec le gouvernement français comme ministre plénipotentiaire la cession aux États-Unis. A peine est-il élu membre de la Chambre des Représentants de cet État, qu'il provoque en 1820 l'attention de la législature^ comme il l'avait fait au congrès américain en

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