‹ Exposé de l'administration générale et locale des finances du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande contenant des documents sur l'Échiquier, la dette nationale, les banques, la navigation, les consommations etcChapitre 14 sur 92 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

les bourgs , qui n'a pas été frappé des soins donnés à la salubrité , à la sécurité comme à la décence, et, dans les édifices ouverts aux cultes de tant de croyances religieuses, de ce comfort si précieux aux habitants des Trois-Royaumes , qui s'allie toujours pour les ministres et pour les assistants avec l'accomplissement des devoirs religieux ?

Les réflexions et les sentiments que ces remarques font naître, sont justifiés à l'aspect de tant de signes non équivoques d'une grande puissance et d'une prospérité matérielle incessante. Des observations d'un ordre encore plus élevé se présentent à l'esprit de l'homme d'Etat et de l'économiste. S'ils cherchent à s'expliquer la solidité du crédit avec l'existence d'une dette nationale qui absorbe chaque année les trois quarts du revenu public , les témoignages de 280,000 rentiers, de 5oo,ooo déposants dans les caisses d'épargne, des porteurs des bons de l'Echiquier et des pensionnaires, se réunissent pour donner cette explication :

Lecrédit public est né de la confiance acquise par une foi qui n'a jamais failli, que le Gouvernement comme la législature gardent avec scrupule envers tous, et à laquelle s'est toujours asso- TOME I. b

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ciée une population capable de grands sacrifices pour conserver l'honneur et l'indépendance du pays.

D'autres grandes questions viennent s'offrir encore à l'esprit :

A quels objets a-t-on demandé le revenu dont le Gouvernement dispose? Par quels moyens, d'après quelles règles, dans qu^lles«formes estil recouvré et employé? Quel a été, pour les fortunes privées et pour l'Etat , l'effet des banques privilégiées et des banques en association qui recueillent et multiplient par une active circulation les capitaux des Trois-Royaumes ? Jusqu'oii s'étendent les attributions de l'administration en matière de revenus et de dépenses publics? De quelle manière enfin, par quelle autorité est-il pourvu à toutes les dépenses qui n'entrent pas dans les budgets de l'Etat?

Cette dernière question seule pourrait conduire à une longue série de nouvelles questions.

Leur solution, toujours intéressante, souvent difficile, devait offrir plus d'intérêt et de difficultés encore pour un royaume composé de trois pays soumis , il est vrai , au même Gouvernement, mais que distinguent entre eux des lois,

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des institutions, des mœurs et des croyances différentes.

Pour ce royaume, oii la confusion des pouvoirs née des coutumes plutôt qued'ilîi système a fait du Parlement l'administrateur suprême des provinces , et des juges locaux autant d'administrateurs ; oii , à côté des administrations du revenu public, le droit de perce** voir est exercé dans les bureaux des deux Chambres , dans les évêchés , dans les chapitres, dans les départements ministériels, dans les tribunaux et dans les corporations municipales ; par les constables de village et par Id shériff du comté ou par son délégué; dans leà paroisses, sur les routes et les champs de foires, dans les ports et sur les côtes, par une miilti^ tude d'administrateurs improvisés, de conces-^ sionnaires et de traitants : pour ce pays , l'étude du régime financier ne pouvait être limitée au cercle des impôts publics. Aûn que ce traVail fût complet, il était indispensable de réiihir à l'exposé des attributions, des ressources et des charges de l'administration générale des finances , le tableau de l'administration civile, ecclésiastique, judiciaire, et des travaux publics, dans les comtés, dans les paroisses,

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