DIMINUTION EN
francs.
Ici la diminution totale dans la consommation 1 doit être attribuée, bien moins à l'élévation du tarif sur les vins autres que ceux de France, qu'à un changement sensible qui s'est opéré dans les habitudes des classes aisées et supérieures de la , société , changement dont l'effet réel a été de mo- | dérer l'usage des vins à la suite du dîner. En ce I qui concerne ceux de France , si l'on a égard au changement survenu dans la puissance d'échange du signe monétaire depuis près d'un siècle, le droit de t5i fr. par hectolitre auquel ils sont admis à partir de i83i, n'est pas supérieur à celui de 1 23 francs qu'ils payaient en 1788. Pourtant, au lieu de 4^-5000 hectolitres que le Royaume-Uni en a consommé à cette époque , il ne lui en a été hvré dans l'année la plus favorable à notre exportation , en 1825, que 24,000 , lorsque le droit venait d'être ramené à 194 francs par hectolitre. Dans les dix années qui se sont écoulées depuis, et nonobstant la réduction d'un cinquième, accordée en i83i, la consommation a encore diminué de moitié; et, durant la même période, les eaux-de-vie, dont la plus grande importation, depuis vingt ans, n'a pas été favorisée par une réduction du droit, présentent une consommation toujours égale. Il est donc évident que la dernière modération du droit sur les vins français n'a profité ni aux producteurs, ni aux consommateurs, ni au Trésor. La même remarque s'applique avec plus de force encore aux vins du Cap, dont la consommation n'est
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pas moins décroissante , bien que favorisée par un droit inférieur de moitié à celui que supportent les vins étrangers.
Ce qui est , il faut le reconnaître , a ses causes réelles, d'abord dans une modification des mœurs contre laquelle échouent toutes les combinaisons de la fiscalité; en second lieu, dans la préférence, bien connue, que les habitants du Royaume-Uni accordent depuis long-temps aux vins d'Espagne et de Portugal , préférence qui a été fortifiée par une longue interruption des relations commerciales entre la France et l'Angleterre. On doit reconnaître toutefois que la consommation de l'Irlande a dû souffrir de la mesure qui, assimilant ce royaume à la Grande-Bretagne pour le droit sur les vins étrangers, Fa élevé, en i833, de i Sa francs à i5i francs par hectolitre.
§ IX
Comparaison des droits sur les denrées et les boissons de luxe avec leurs prix courants , et consommation moyenne individuelle par année.
Il ne sera pas sans quelque intérêt de terminer cet examen rapide du nouveau système de douane de l'Angleterre et de ses principaux effets, par l'indication de la proportion des droits actuels sur les denrées et les boissons de luxe avec leurs prix courants, et de la consommation individuelle de ces mêmes articles calculée sur vingt-quatre millions d'habitants que compte le Royaume-Uni.
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