V IJ
(i) L'ocTraga de M. M'Cnllodi ne donna pas la cbiffira des édifiées cousaeréa an cnlla dea diasidants an Irlande. Celui de 2,518 que ron.porle ici est extrait d« rapport da la Commission cbargée d'une enquête sur nnslmclion publique. Les Catko» liqoaa romains possèdent dans ca plys 2,109 égUsas , et 404 tcmplea appartianoeat anx autroa diasidants.
(a) Ca nombre eat conforma à ealni que donna la rapport da la Commiaaioa d'enquête sa* l'inatrnction publique en Irlande.
DU ROTAUM£-UNf. 345
La totalité des metnDres étrangers à la religion dominante se trouve donc, sur l'ensemble de la population, dans le rapport de 2 à 5. Prise séparément pour chacune des parties du Royaume-Uni, la proportion, qui n'est en Angleterre et en Ecosse que de 22 pour cent, s'élève pour l'Irlande à 81. «c Cette situation , » dit au sujet de ce dernier royaume l'auteur que nous citons, «révèle la source prin* ce cipale de ces dissentiments religieux qui agitent «c depuis si longtemps l'Irlande, et qui contribuent « à sa misère. Ce pays est le seul en Europe dans « lequel la religion d'une faible partie de la po- « pulation ait été largement dotée et déclarée Église « dominante. Cette combinaison absurde est en tf opposition avec tous les principes allégués d'or- « dinaire en faveur du maintien d'une Église domi* « nante dans un*État. »
La question soul€;yée par M. M'Culloch est d'une grande importance, et vajievénir peut-être l'objet de débsfts séileux pendant la session ^e 1837. Chercher à en prévoir l'issue serait sortir de» limites assignées à cet ouvrage. Mais il reste à connaître ce que coûtent à i o millions de dissidents de toutes les croyances, d'abord l'entretien et l'prnement de 11,727 édifices consacrés au culte, puis le traitement des ministres, des desservants, et fes frais inhérents à la célébration des cérémonies « religieuses. Sans base certaine d'évaluation sur ces divers points, on ne peut que s'aider d'indications éparses. Afin de se prémunir contre toute exagéra-
346 TAXES LOCAUeS
tton, on passera sous silence les constructions nouvelles qui se multiplient chaque année; on supposera que, partout dans la Grande-Bretagne et en Irlande, le produit de la Jocation des bancs et le casuel des églises sont affectés et qu'ils suffisent aux dépenses de réparation, d'entretien des édifices, ainsi qu'aux frais de culte; et que les dissidents n'ont à pourvoir par des cotisations qu'au traitement des ministres. Ce traitement doit former la plus considérable des dépenses annuelles. Car , pour tout ce qui est étranger aux religions épiscopale et presbytérienne, il n'existe ni dîmes ni revenus de biensfonds , ni secours accordés par l'État , ni même la raanse et le jardin. C'est à l'existence tout entière de leurs ministres, et, dans les cultes non catholiques où le célibat n'est pas observé, à celle de leurs familles , que doivent subvenir les coreli* gionnaires.
On admettra encore que le nombre des ministres ue dépasse pas celui des édifices, ee qui, déjà au* *cles$ous du vrai pour les religions non conformités où le ministre est rarement sans un assistant ou clerk rétribué , le devient encore davantage pour les églises catholiques dans lesquelles le culte, environné d'ime plus grande pompe, comporte une hiérarchie sacerdotale plus nombreuse. Enfin, on ^ supposera que chaqiie ministre ne coûte en moyennlè que loo livres sterling ou 2,5oo francs par année. Il est à la vérité des congrégations où le desservant reçoit moins en raison du petit nombre de ceux
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qui se trouvent à portée de Tentendre; mais alors l'exception devient plus coûteuse pour chaque coreligionnaire isolément. Par exemple , dans un village à quelques milles de Londres, où se réunissent chaque dimanche des Unitaires , cent personnes assurent à leur ministre célibataire, trente guinées par an 9 ou environ 800 francs, ce qui revient k 8 francs par individu. La moyenne de cent livres sterling par édifice et par chaque itiintstre ne peut être au-dessous et ne doit pas s'éloigner de ce qui existe. Elle donne pour las 8^4 '4 congrégations et pour autant de ministres que l'on compte en Angleterre et dans le pays de Galles (i), la somme de • ; . a i^o35|OQO ■ fr.
A ce même taux , les 800 ministres de pareil nombre des congrégations dissidenfes de l'Ecosse doi« vent coûter* • . , 9,000,000
A en juger par les notions qui ont • été données à la Chambre des Communes en 1834, par l'un de ses
A reporter. . . . 23,035,000
(i) L'auteur du Black Book porte plus haut le nombre des ministres et la dépense de leur traitement.
« En Angleterre et dans le pays de Galles, dît-il (page 94), lé nombre des ministres que les dissidents entretiennent dépasse * 9,000. La dépense pour chacun n'est certainement pas au-dessous de 120 livres (!^,ooo fr.), ou plus d'un million par année pour tous (a 5 millions de francs.) ^
Report. . . . a3,o35yOoo fr.
membres qui n'est pas représen*tant de l'Irlande , la population de ce royaume supporte de plus grands sacrifices pour les églises et pour leurs ministres.
« Les dissidents de ce pays, disait- « il, possèdent maintenant 3,000 édi- <K fices consacrés au cuite; et c'est « au moyen de cotisatk>ns levées « entre eux qu'ils en font les frais.
« Ces contributions, je suis autorisé « à le croire , s'élèvent par an à (K une somme qui n'est pas moindre « d'un million de livres. »
Aucune voix ne s'éleva contre cette appréciation ; il est donc permis de l'admettre: ci, en francs. . . . ià5,ooo,ooo
Par conséquent, sans compter les dépenses de construction, de réparation et d'ornement des églises et des temples, ni les frais accessoires du culte , les dix millions de dissidents que renferment la Grande- Bretagne et l'Irlande , contribuent à l'entretien de leurs ministres pour environ 48,o35,ooo fr.
DU ROTAUHE-Uiri.
SBCTIOH II.
Frais de missions.
L'émulation religieuse, entretenue par ce grand nombre de croyances qui partagent la population du Royaume-Uni , ne produit pas seulement un accomplissement généralement plus exact des devoirs de chaque culte; elle entretient encore un esprit ardent de prosélytisme qui se manifeste par des missions lointaines. Mais les cotisations au moyen desquelles il y est pourvu , sont l'effet d'une volonté toute spontanée que ne commande ni une obligation imposée ailleurs ^ ni une nécessité absolue : elles ne sauraient par conséquent être rangées dans la classe des taxes. La mention qui en est faite a uniquement pour objet de présenter les efforts qui animent, et les moyens dont disposent les anglicans et les non conformistes^ ainsi que la progression des sacrifices de chacun.
Les fonds employés en frais de mission ont été de la part de l'Angleterre :
En 1829.
!• Poar U Religion Établie , par les sociétés instituées pour la propagation du christianisme , pour la propagation de l'Évangile, et par la société des missionnaires , en
francs, ci
2« Pour les dissidents protestants, par les sociétés des missionnaires wesleyens, des missionnaires de Londres, des baplistes particuliers , et par celle des baptistes généraux, en francs, ci
L'avantage de
1,688,000 fr.
2,250,000 fr.
En 1831.
3,530,000 fr.
2,917,000 fr
562,000 fr.| 387,000 fr.
35o TAXES UOCAVWS
qui reséort de ce rapprocfaeineiif, prouve gnnde* ment en ùlycut du zèle des noo conformistes, puisque, dans un nombre de beaucoup inférieur aux membres de ia Religion dominante, ils contribuent grandement à la propagation de leur foi.
Ces cotisations ne devant pas être considérées comme impôt, on n'en ressortira le montant que pour. . ; Mémoire.