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Moyenne des impôts par hectare et par individu.
Des divers procédés mis en usage pour apprécier rimportaqce des impôts acquittés dans un pays, rétablissement «d'une moyenne par individu ou d'après sa superficie , est sans contredit le moins satisfaisant.
Il ne peut* en être autrement, puisque cette moyenne repose partout sur une supposition dou* blement inexacte : celle d'une distribution égale des revenus entre les habitants et celle d'une puissance productive semblable de toutes les parties du territoire, ce qui n'a pu être et ce qui ne sera jamais dans aucun pays. L'hypothèse serait encore moins admissible pour le Royaume-Uni, où, plus
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que partout ailleurs, l'inapôt direct, aliment de presque toutes les dépenses auxquelles le Trésor est élrauger, reposant sur des bases inexactes,
6a8 C0NTR1BUT101V8, DROITS ET TAXES
«Cette proportion est sans doute très- élevée « comparativement à ia moyenne individuelle des « impôts dans d'autres États ; mais nous ne saurions « nous en plaindre, lorsque nous jetons un regard « sur le haut degré de sécurité , de bien-être et de « civilisation dont jouit la nation britannique. Pour « bien apprécier la condition de notre population, «nous devons, avant tout, mettre en balance le « bien et le mal ; et , tout en reconnaissant que nos « institutions financières sont susceptibles de grandes « améliorations, nous ne devons pas calculer étroi- <c tement notre félicité publique d'après le taux de « nos impositions (i).»
Ces réflexions expriment avec fidélité ce dénouement à la patrie, cet esprit national qui anime les habitants du Royaume-Uni pour tout ce qui tient à la chose publique , et qui ont fieiit à toute époque la force du Gouvernement anglais. Appliquées aux impôts, les réflexions précédentes sont d'autant plus remarquables que ceux qui les publient n'ignorent pas que la moyenne à laquelle elles s'appliquent est inférieure à la réalité : c'est ce qu'il est aisé de démontrer.
I® Dans le résumé qui vient d'être reproduit on ne voit figurer , suivant les usages de la comptabilité publique de l'Angleterre, que la somme dont l'Échiquier dispose, c'est-à-dire, que le montant des impôts réduit et des frais de régie en per-
(i) Companion to the News Paper , march i833.
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sonnel ou en matériel, et d'autres prélèvements dont Tensemble en j834 a dépassé cent dix millions de francs.
!2^ Des impositions spéciales et locales il n'est fait mention que de la taxe paroissiale des pauvres; mais les dîmes, les péages dans ks ports, sur les canaux et sur les routes, les prestations en nature, les taxes provinciales, celles que les administrateurs des villes, des bourgs et les corporations ou les particuliers répartissent ou perçoivent, y sont pareillement passés sous silence; et leur chiffre total forme les sept vingtièmes de la somme des impôts.
Cette double omission doit donc être réparée; car ce n'est qu'en rétablissant le produit général* connu des contributions et taxes de toute nature, qu'il sera possible d'obtenir la moyenne approximative de l'impôt auquel subviennent le territoire et les habitants. Afin que le rapprochement soit complet, la population y sera portée, non pour ce qui a été constaté dans le dénombrement opéré en i83i , mais avec l'accroissement présumé qu'elle a dû prendre chaque année jusqu'en i8'34.
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