‹ Exposé de l'état actuel de nos connaissances et observations personelles sur la terminaison des nerfs dans les muscles lisses de la sangsueChapitre 16 sur 20 · THÈSES · texte numérisé non relu

THÈSES

I. — Il existe dans le tube digestif de la sangsue une couche musculaire longitudinale^ située à l’intérieur de la couche musculaire circulaire déjà connue ; elle est formée par des fibres lisses à ramifications et anastomoses nombreuses.

IL — Le système nerveux viscéral qui entoure le tube digestif de la sangsue est formé par trois nerfs longitudinaux^ un nerf ventral (nerf de Brandt) et deux nerfs dorsaux.

III. — Le plexus fondamental ganglionnaire formé par les branches latérales des trois nerfs longitudinaux, est situé entre la couche musculaire circulaire et la couche musculaire longitudinale.

IV. — La fibre musculaire de la couche circulaire reçoit des plexus fondamental et périphérique une , parfois plusieurs fibres terminales à tache motrice et, en outre, plusieurs fibrilles terminales sans tache motrice.

V. — La tunique musculaire des vaisseaux contractiles de la sangsue se compose d’une couche externe circulaire et d’une couche interne longitudinale. La fibre circulaire passe à un moment donné sous les fibres circulaires voisines, devient ainsi oblique et longitudinale : une seule et même fibre forme donc ces deux couches musculaires et détermine par sa contraction le rétrécissement et le raccourcissement du vaisseau.

VI. — Les nerfs vaso-moteurs de la sangsue forment dans la tunique adventice de la paroi vasculaire un plexus périphérique non ganglionnaire; de ce plexus nerveux se dégagent des fibres se terminant par une tache motrice ovoïde dans la partie périphérique de la gaine contractile, sur un point quelconque du trajet de la fibre musculaire.

VIL — Les nerfs moteurs des muscles volontaires de la sangsue présentent à leur périphérie une arborisation non ganglionnaire, et chaque branche se termine par une tache motrice granuleuse dans la partie périphérique de la gaine contractile. Les taches motrices, parfois au nombre de deux sur une même fibre musculaire, se placent sur un point quelconque du trajet de la fibre, et ne sont jamais en contact ni avec le nucléole, ni avec le noyau, ni avec le cylindre protoplasmique.

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