NOTICE DES MANUSCRITS
TAvr Ml LA Bnuamàqai motAiM wm rABU* qhb »*Airmi UBUorÙQvn muQOM o« r
comRAirr des pobtiôiis des utiues eeuoibcx vm DBOtn.
Ganmie dans moo travaâ sur la rdigkm des Dmi je citerai à chaque instant des passages extraits des écrîls doit se compose le recueil des livres rdigieux de cette sede, je ne puis me dispenser de &ire connaître sommairement €0 différents écrits, et d'indiquer les manuscrits des drrefMS bi- Uiothèques de TEurope dans lesquds ik se trouvent
A une époque où je pensais devoir renoncer à pnbfa mon travail, je m'étais proposé de donner une noiioe us peu étendue de chacun de ces écrits, dans une suite de mé> moires qui devaient être lus dans les séances de ïi royale des inscriptions et belles-lettres. J'avais Texécution de ce projet, et les deux premiers ménMms de cette série çnt été imprimés dans les tomes IX et X du recueil de TAcadémie. J'avais du commencer par bire omnaître en général les manuscrits dont j'allais m^oocoper. pour orienter le lecteur et lui présenter un fil qui pût hi servir de guide dans toute la suite de mon travafl; après quoi je donnais une analyse, plus ou moins étendue, mais toujours un peu substantielle du contenu de chac[ue fiètt. Il n'en sera pas ainsi dans la présente notice ; je me coo-
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teoterai, pour chaque pièce, d en donner le titre et d'indiquer, toptet les fois que cda sera possible, la date de Técrit et le nom de Tauteur. J*y ajouterai parfois une courte indication du sujet auquel elle a trait Quant à la notice générale des volumes où ces écrits sont contenus, je remprunterai en grande partie k mon premier mémoire, qui est imprimé dans le tome IX du recueil de TAcadémie.
Un article inséré dans le Journal des Savants de 1 708 nous apprend à quelle époque et comment les manuscrits des livres des Dnues que possède la Bibliothèque royale sont venus ^richir ce dépôt. Voici d*abord le titre 4e cet article ; je dois le rapporter textuellement parce qu*il donnera lieu, par la suite, à quelques*observations critiques.
« litai almachahid oaalasrar oltaouhhiiya * (c'esl-a-dire, le Livre des témoignages des mystères de Tunité) , composé par Hamia ben-Ahmed, grand pontife de la religion des Druaes, en quatre tomes in-4*, et traduit en français, suivant Tordre de M. de Pontchartrain , secrétaire d*état , par le sieur Pétb de la Croix, professeur royal en langue arabe, an Tannée 1701 ; livre manuscrit.
• \je% trois premiers vcdumes de ce livre furent apportés de Syrie en 1700, et présentés au roi, le i5 juillet, par Nasr-allab Ben-Gilda, médecin syrien; le IV* volume a été trouvé dans la Bibliothèque de feu M. Piques, docteur de Sorbonne*. Si Ton en croit Nasr-allah, ce livre est extrémeipent rare ; et il ne &ut pas s*en étonner, puisqu'il est défendu à ceux de cette religion de le tirer du trésor du pontife, et de Tavoir chex eux, entier ou en partie, sous
' Le docteur Piques est mort à Paris, le 9 mai 1699. Voyei le P. Ltfaron, EaBpUcaiiiw. de la mesus t. UI, p. 59.
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peine d*ètre mis en pièces. Aussi ce ne fîil pas sans difliculté que Nasr-allah eut en son pouvoir rexeiii(daire qu*3 a apporté en France.
« Nasr-allah assurait qu*0 y avait beaucoup de ces oui* taires (c'est-à-dire des Druzes, adorateurs de Hakem) répandus dans la Syrie, dans TÉgypte, au Caire « et à Kefrin , ville près d'Alep ; mais leur principale habitation est sur le mont Liban et le long des côtes de Syrie. Ds sont maîtres de Barout, qui est Tancienne Béryte; c*est har port de mer, et le lieu de leur commerce, qui ii*eBtpii grand. Leurs principales marchandises sont le Yip, lei soies , et beaucoup de salpêtre qu'on trouve dans le Keirouan où habitent les Maronites, et dans la montagne des Druzes. Ils ont environ mille bourgs ou viDages. Celui oo leur émir fait sa résidence s'appelle Deir-alcamar, et odni où Ton a trouvé ce manuscrit s'appdle Baclin : oe fiit dans la maison du chec Nasr-eddin , un de leurs grandiprêtres. »
L'auteur de cet article donne d'ailleurs une idée génénfc de la religion des Druzes, et un léger aperçu des soixante et dix pièces que contiennent les quatre volumes de la BtUiothèque royale ; mais tout cela est étranger à mon sujet
Avant que Nasr-allah eût fait don au roi des manuscrits dont il s'agit, le docteur Piques possédait déjà, comme on vient de le voir, un volume manuscrit d'un semUaUe recueil. Rien ne m'apprend par quelle voie il s'était procuré ce volume, qui, après sa mort, a passé, en vertu de son testament, dans la bibliothèque des Dominicains de la rue Saint-Honoré, et qui est aujourd'hui dans celle du roi. Une main à moi inconnue a écrit sur le dernier feuillet ces mots : Seihianorum liber; et sur le même feuillet on lit, de la main du docteur Piques, Livre des Druzes. Le premier fieuiUet
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porte ces mots , écrits, je crois , par Pétis de la Croix, tome III dès Dmzes; mais c^est arbitrairement que Pétis a donné à ce volume la dénomination de tome IIL
Les manuscrits de l*ancien fonds de la Bibliothèque royale qui contiennent les livres sacrés des Dnizes, ou, pour parier plus exactement, une partie de ces livres, sont au nombre de quatre, de format petit m-lx^-, ils portent les n*' i58o, i58i, i58a et i583.
La Bibliothèque royale possède encore aujourd'hui un autre manuscrit Je la religion des Dnizes, qui appartenait autrefois k la maison de TOratoire de la rue SaintHonoré, où il portait le n* a 81. On avait écrit sur le premier feuillet, RBSftonces des Draz contre les Nosseirie; et une autre main avait effacé des Draz pour y substituer des sectateurs de Hamzâj et avait ajouté et contre les Darzis, Ce volume, de petit format, contient vingt-six lettres ou traités, précisément les mêmes qu*on lit dans le manuscrit n"* i58i de Tancien fonds de la Bibliothèque royale.
Cette bibliothèque n*est pas la seule qui possède des manuscrits de quelques portions du recueil des Dnizes. Il en existe, à ma connaissance, un volume dans la bibliothèque du Vatican , un pareiUement dans la bibliotlièque impériale de Vienne, deux dans celle de Tuniversilé de Leyde, quatre à Oxford, dans la bibliothèque Bodleyenne. Quelques bibliothèques particulières en renferment aussi des parties.
Le manuscrit de la bibliothèque de Vienne contient dixneuf pièces ou traités , qui tous , suivant M. de Hammer, sont Touvrage de Moktana ou Béha-eddin ^ Toutes ces pièces se trouvent dans le manuscrit du docteur Piques. Si Ton en croyait la notice donnée par M. de Hammer, une de ces dix-
^ Voyez Mines de i' Orient, t. Il, p. ^09 et âio.
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neuf pièces saraii intitulée, JyAftitj JukUJt; mais |*mîi conjecturé, 0 y a longtemps, que ce néUàï qa*aiis méprise, et que cet écrit est celui qui a pour titre: «tUiJl
Une lettre de M. de Hammer m*a appris tout récemnwDt que je ne m*étais point trompé.
Le manuscrit du Vatican que j*ai eu entre les mains ne contient que ce qui se trouve dans le vdume de la BiUiothèque royale n** 1 58i . Les deux manuscrits de Leyde répondent exactement à nos manuscrits n** 1 58o et 1 58 1 . Les daix manuscrits n"** 3g8 et &54 de la bibliothèque Bodlejanoe ne sontqu*un double du manuscrit de Piques, ou de ooi manuscrits n*^ 1 58a et 1 583. EInfin un vcdume aj^KXté do Levant, il y a quelques années, par M. Berggren, chapalaiB de la légation suédoise, à Gonstantinople, répond ta nuscrit n* i58o.
Feu M. Caussin, membre de Tlnstitut, possédait trois volumes manuscrits relatifs aux Druxes , et qui ont appar tenu autrefois à M. Périsse, professeur de turc au collège de France. L*un de ces volumes est un traité, 4^ fa ^<M;:^npa chrétienne et des erreurs des Druzes . composé JJiar un D^me converti au christianisme; il est étranger à la présente notice. Des deux autres, Tun répond au n* i58o de la Bibliothèque royale; Tautre contient plusieurs des pièces du n* i58a, et
en outre, i"* la pièce intitulée, j[^^...^ûILj ii>y»jL\ jJL^t j[^-^ûft #UjJlI i^jJI ^USj.qui se trouve à la fin do n"* i583 , mais appartenait à un autre volume; a* une pièce intitulée, i^ji] ^jJ^ *fx^J^^ Ài^>lt, dont on ne trouve que les premières lignes dans le manuscrit n* i583. 0 y a dans ce volume de M. Caussin plusieurs lacunes, qui proviennent sans doute du manuscrit sur lequd a été prise
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celle oope; le oopble, qui ne 8*en est pas aperçu, a écrit de suite, el comme si c*élait une seule et même pièce, des portions des pièces i3, i4 et i5 du manuscrit n* i58a.
Je parierai plus tard de deux manuscrits appartenant à la bibliotlièque BocQeyenne, dont il n existe point à ma oonnaissance de douUe en Europe.
Si l*on eo croit le titre qui se lit au commencement des n** i58o el i583, tout le recueU des livres sacrés des Druxes eel intitulé, ii^Ji ijo^fp^] j[^Jf| jj^Lgu oU^ c est-àdire, « lirre des témmgnages des mystères de la doctrine « unitaire, par N. S. Hakem ^ t Mais il faut observer que dans ces deux volumes ce titre est de la main de Pétia de la Croix, el i|n*il ne se lit nulle part dans le manuscrit du docteur Pkfues. On le lit, avec quelques différences, au commence» meot du fragment placé à la fin du n? 1 583 ; il y est conçu eo ces termes ;j[^^tj. j>-»Utt oLxf^,^^ U>-^ '«^ iâ^JL Âjo^ip^jxi) • Le encore il parait être d*une main européenne, ou du moins d*une main différente de odle du copiste qui a écrit le fragment dont il s*agit. Toutefois il y a lieu de crake que le recueil des Livres sacrés des Druies, ou une partie de ce recueil , porte effectivement ce titre ; car M. Ad- 1er, dans le tome I*' du Muséum Cuficam, s'exprime ainsi : Lihri legis Druzormm, qmaitàm è libella luatro manmcripto mêdUgimas, duobus volumuùbmi continentur, Utuun ab ipto Hmmze ex are Hakemi conscriptum eue dicitur, et à nemxm msi principe iaiiialonim conservatur et legitmr, Volumen alimd, im ému paries divisum, inscribitur j\j^)j jJ^L^t çjlx^ iL— gijLAahjJcJl, Liber documentorum et arcanorum rehgionis Dnxm, variosque libellas œmprehendere mdetur. L*écrit duquel
* Aucun des écrits compris dans le recueil des Druzes n*a pour auteur le khalife Hakem
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M. Adler dil avoir tiré ces notioDs sur les livre» des Dnnei est un mémoire manuscrit, écrit en italien, que possédait le cardinal Borgia, et ou M. Adler a puisé toul ce qaû dil de ce peuple. On trouvait cités dans ce mémoire qudques te^ extraits des livres des Druzes , et M. Adler, qui en a fait usage, s'exprime ainsi : Impenetrabile secretam viatoribus has miiêKtî imiditj quia tàm sacra, tàm Uhros saos, masimâ dilignAiét condant Nemni conûgit esse tamfeUci, at certa qumiam ei ai acciperet; et Ubellus HbUothecœ Borgianm primus est f « mmikm ticas relationes ex eorum libris nobis comnuudcei. Ex hoejmli hausimus quœ dicturi snmus, et ipsa verba arabica, abi aa int niemas, in margine adjiciemns.
Ceci prouve évidemment que M. Adler, lorsqu^il s^oocupiit de ce travail, ignorait que la bibliothèque du Vatican possédait un volume des écrits sacrés des Druzes, et qu*il ea ens^ tait pareillement à Paris,. à Leyde, à Vienne et • OxfcnL Ajoutons* que plusieurs des textes des livres des Dnuos, cités par Tauteur du mémoire italien, et d*après lui par H. Adhr, ne se lisent point dans les pièces dont j*ai eu coQDaissanoe. Cette observation, jointe à quelques autres, m'avait démontré, il y a longtemps , que nous ne possédions qu'une partie de leurs livres sacrés.
Pétis de la Croix était fortement persuadé que le recoefl entier de ces livres se composait de sept parties -, et cette opinion est exprimée d'une manière positive dans cette note latine qui se lit au commencement du manuscrit n* i58o : Prima pars ex septem operis in quo de religione Drusonm iractatar. Les manuscrits n*** i58i et i583 offrent aussi des notes du même genre, mais qui ne contiennent rien de relatif au nombre de parlies dont le recueil se compose. Cdk du n** i58i est conçue en ces termes, Pars seconda reUgioms Druzorum, in quâ prœcipuè refutatur sccta Nasaîntarwn, et
J^mtiM,
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esl certainement due à une personne qui n'avait fait que jeter les yeux sur ce volume, car, de vingt-six pièces quil contient, il n*y en a qu'une seule qui ait pour objet la réfutation de la doctrine des Nosairis. Le manuscrit n** i583 est, comme je Vai dit, de la main de Pétis de la Croix, et a été copié sur le manuscrit du docteur Piques; mais on a joint à la fin un fragment, consistant en quelques feuillets qui ont dû faire partie d*un autre volume. On lit en tête de ce fragment : Hic tracttUus est primas secundœ partis kajas operis in qmo de religione Drazomm, etc. Pétis de la Croix n*a pas manqué d'écrire en tête du n* i58a ^ «Tome troisième des sept m de la rdigion des Druzes ; > et au commencement du n* 1 583 fl a écrit en arabe, « Quatrième partie du livre, etc.; > mais je crois que toutes ces notes sont sans aucune autorité. Je n'ai rien trouvé, dans tout le cours de mon travail, qui pût m'apprendre de combien de volumes se compose le recueil entier; et je dois faire remarquer, à l'appui de ce que je dis ici, que le manuscrit du docteur Piques, qui contient tout ce qui tonne les n** 1 58a et 1 583 de la Bibliothèque royale, est sans aucune division. J*ai même tout lieu de penser que le fragment placé à la fin du n* 1 583 fait partie d'un volume qui devrait être mis entre le n* 1 58i et le n* i58a ; et voici , je crois, ce qui a donne lieu de supposer que le recueil entier se compose de sept parties.
Un examen superficiel des livres des Druzes aura fait re> connaître que la doctrine de cette secte, en dispensant les initiés des sept préceptes du mahométisme, la croyance de l'unité de Dieu et de la mission divine de Mahomet, la prière, l'aumône, le jeune, le pèlerinage de la Mecque, la guerre contre les infidèles, enfin, la soumission à l'auloritc légitime, leur imposait sept autres devoirs, savoir: d'être vrais dans leurs paroles, de veiller à leur sûreté réciproque, de renoncer
ccGGLXii NOTICE
absolument à toute croyance antérieure, de n*aYoir liaison avec les eectateors des autres relîgîoos , de que le Seigneur (c'est4-dire la divinité penoonifiée daaa Hikem) a existé à toutes les époques et dans tous les âgssds monde ; d'être content de ses œuvres « qndles qa*eHes soieil; enfin, de se réngner sans réserve à ses ordres, dans le hmh heur comme dans Tadversité. Qudques passages de œ gsnrSi md entendus, ont pu faire croire que ces livres religieaxsi divisaient en sept parties. Outre cda, le nombre 9epi est soevent rappelé, dans les livres des Druies, oomne un nonkf mystérieux : on y rappdle qu'il y a sept deux, s^t leRes,ss|il planètes , sept jours de la semdne , sept déments ; que lâ taSi de rhomme est de sept pdmes, et chaque palmede sepldûigls; qu'il y a sept ouvertures au visage de l'homme; que TAlooran renferme sept espèces d'objets, comme lois, récits « panbdes, etc. ; qu'on le lit suivant sept éditions différentes; qa'oo fut sept fois le tour de la Caaba ; qu'on compte sqpl sept nateis ou législateurs, sept osas ou vicaires des que Hakem a porté sept ans des vêtements noirs ; qu'il a laisié croître ses cheveux pendant sept ans ; que, pendant sept ans, il a tenu les femmes enfermées , sans leur permettre de sortir de leurs mdsons; qne, pendant sept ans, il n'a fait usage qet d'un âne pour monture, etc. Enfin, ce qui a pu achever ds convaincre que le recueil des livres sacrés devait se composer de sept volumes, c'est qu'un écrit important, qui est le premier dans le manuscrit de Piques, et par lequd conmieiice
le manuscrit n* i583, est intitulé: «ityJt ^ JJ^f jjj
»tj:^t la première partie des sept parties. Péds de la Crok,
voyant bien que ce ne pouvait pas être là le premier volume
du recueil, a, dans sa copie, effacé le mot JjVI la pfremière,
qu'il avait d'abortl écrit, et y a substitué oJUll /a troisièmi.
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n se serait bien gardé de falsifier ainsi le texte, s*il eût fait attention que, dans cet écrit même, Fauteur annonce que, poor rafiermir la foi ébranlée des unitaires et les éclairer sur oe qui conceme la pratique des sept commandements de leur religion, il se propose de traiter successivement, dans sept écrite, de ces préceptes, et que cet écrit«ci est le premier dJca sept Ensuite un titre spéciâTavertit qn*il va traiter du premier commandement, qui a pour objet la véracité dans les paroles. D est bon de ne laisser aucun doute I^kIcssus, et pour oela 3 suiSra de transcrire quelques lignes de cet écrit\
^ Le savant auteur du Catalogue des manuscrits orientaux de la bibliothèque Bodleyenne remarque avec raison que j ai eu tort d^attriboer cet écrit k Hamza. Cela est évident, et je n'ai pas pu m y tramper, puisque je Tavus traduit en entier : c*est donc par une pare distraction que j*ai écrit Hamza, an lieu de TauUur de cet é€nL Je n*ai pas voulu dire non plus, comme il le pense, que par mots, la première partie des sept partiet, il fallait entendre le etdre les sept commandements. J'ai voulu dire, comme Tauteur le dit Ini-méme, qu'il avait Tintention de composer sept écrits, dans <jiacun desquels il traiterait de Tun des sept commandements, et que ces écrits se succéderaient les uns aux autres. Le texte que voici ne laisse aucun doute là-dessus :
Chaqée traité devait donc se composer de deux parties: la première, consacréa à prouver la légitimité d'un des sept commandements; la seconde, destinée à démontrer l'abrogation de celui des préceptes de l'islamisme auquel correspond le commandement de
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Du commandement qai prescrit la véraeité dans les pare/m,
« Société des frères, qui adorez notre Seigneur, libérai et bienfaisant, et qui reconnaissez pour imam le KeSmràlzmm, (c*est-à-dire le chef de ce siède, Hamza lui-même), sacfaei que notre Seigneur, qui est bienfaisant et libéral, nom a donné le commandement d'observer la vérité dans nos discours , et de veiller à la sûreté de nos frères. A œs deoi qualités en sont jointes cinq autres : ce qui fait en tout weçi qualités propres à la religion unitaire, et qui remplacent lei sept observances fondamentales de la loi ( musulmane ). Celui d'entre vous qui connaît bien les obligations qui loi sont imposées par ces sept commandements est en état de distinguer la vérité du mensonge. La première et la plus grande de ces obligations, c*est la véracité, etc. • Vient ensuite ce titre : Du. précepte relatif à la vèraeitiiÊm les paroles. Ce sujet terminé, on lit cet autre titre : De lanim et de son abrogation, tant aa sens fi^jrql (yg'fljg^Jfftf myifjy^ Puis , Tauteur reprend ainsi : « Je me propose de vous eipli- « quer les six commandements qui suivent celui dé la véra-
la religion unitaire. Conformément à ce plan., le premier traité développe d*abord le sens et les conséquences du premier commandement unitaire qui prescrit la véracité dans les paroles; puis, ensuite, il démontre Tabrogation du précepte de la pnhre» qui est le premier commandement de Tislamisme. L'auteur du Catalogue m^oljecte que dans ce premier traité il est aussi question du second commandément unitaire, par lequel il est enjoint aux fidèles de veiller à ker sûreté réciproque, mais il se trompe : Tauteur dit bien qu'un nnitaire peut, sans manquer au premier commandement, mentir dans intérêt de son frère unitaire, mais ccst là un cas de conscience rplatifau premier commandement, et nullement l'exposition dn second commandement.
DES MANUSCRITS DRUZES. ccccuv t nté dans Im ptroles, et l'abrc^aHon des six préceptes fbn- < dunentaux (de )'îriemisme) qui suivent celai de la prière, ( tant au »ena littéral qu'au seus mystique. >
n est temps maintenant de pauer à la description de chaque v<dume en particulier, et à l'indication des pièces qu'ils contiennent.
Je donnerai à chaque pièce un double numéro ; le premier indiquera le rang qu'dle occupe dans le vcdume auqucJ elle appartient; l'autre, celui qu'elle a dans la cdlection entière, autant du moins qu'elle nous est connue.
Le manuMriln° 1580 contient 116 feuillets ou aSi pages. Sur la première page on trouve une note abrégée des principales époques de la vie de Hakem. Cette note se termine par ces mots : • Nous allons commencer, avec l'assistance de
■ N. S. Hakem (dont le nom est digne de gloire], l'eiposition
■ de notre religion druze. Nous sommes ceux qui avons été
■ mis en possession de la (bi après la religion de Mahomet,
■ fils d'Abd-aDah, à qui se rapporte l'hégire des Musulmans.
■ QucUmalédictio.o.deN. S- «oitsur luiI»Ces derniers mots sont surchai^és '.
On ne peut douter que ce volume ne soit le premier du recueU des Druies ; car Q se termine par ces mots : ■ Ici finit < la première partie. Elle sera suivie de la seconde, s'il plait
■ à N. S., etc. 1 Ce premier volume contient quatorae pièces dont voici les titres :
' VojM CLmfom. or. i' éditioD, t. II, p. iig; et Mimeirri de TAcadimit Jei iuenptioia ri btUu-lrttni. t. IX, p. 15.
cr.r.ci<vi NOTICE
1" DU VOI.UMK ET HU RECCEIL EHTIEA.
Diplôioe qui fut trouvé suspendu dans le« inosqum au momenl de la disparition de N. S. l'imam Hakem '. Celle pièce est datée du mois de dhoulkaada de l'an in
Diplôme contenant la prohibition du vin '.
Celle pièce est datée du mois de dhou'Ikaada de l'an ioo
Récit de l'aventure des juife et des chrétiem *, etc. Sm> date.
If. — IV
Copie de la lettre écrite par le Kannati , Ion de son anim
' Ce tniit a été publié dans ma Chrettomathie arabe, t. H, p. iji '
* CkretUin, «r. t. II, p. loi.
' J'ai bit coDnaItt« cetta piice ci-devint daai la vie de Biitm- Voyet aussi Mimoira de ÏAcaièmù dti imcnp&ant et h*U**iMn. t. [X, p. 48. I^le se trouve traduite pn anglais ilaBt le nilM* dont je parlerai plus toia. i
DES MANUSCRITS DRUZES. ccrxixvii
en Egypte, à N. S. Hakem-biamr-aHah , émir des croyanls '. Cette pièce contient aussi la réponse de Hakem.
Formule de profession de foi que doit faire celui qui embrasse la religion de Hakem '.
^ ^L ujjMi\ ç>U5c;i
Traité intitulé : rAbTX)gation cachée.
Ce traité est ainsi nommé parce qu*il a pour objet de faire voir que Hakem, en établissant sa religion, a abrogé, sous des emblèmes mystérieux, les préceptes de la religion musuliaane, tant dans leur sens littéral et sensible que dans leur sens mystique et spirituel.
Cette pièce est datée du mois de safar de Tannée 4o8 de rbégire, i" de Hamza '.
T. — VIIV
Lettre intitulée : les Eléments de la doctrine unitaire , pour la prédication de la vérité *.
* Chrestom. ar. i. II , p. aoô, et Introduction , ci-devant , p. ccixiv; Mémobres de T Académie des inscriptions et helles-lettres , t. IX, p. 5o.
* Voyez Chrestom. ar. t. Il, p. 2o6; et M. Adler, Mus. CuJ part. I, p. i3d.
' Mémoires de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, tome IX, page 53.
* ïbid pagp Si