‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 104 sur 203 · DÉRIVATION DE LA DHUIS · texte numérisé non relu

DÉRIVATION DE LA DHUIS

Henri IV, et qui amène 1,600 mètres cubes d'eau de source à distribuer, par vingt-quatre heures, dans les quartiers de la rive gauche. On pourrait faire une quatrième classe des puits artésiens, qui donnent à Grenelle et à Passy une certaine quantité d'eau chaude, prise dans les profondeurs du sol.

La dérivation de la Dhuis, terminée dès le mois d'août i865, rentre dans la troisième classe, dont elle forme à coup sûr l'ouvrage le plus remarquable. Lorsqu'on a voulu doter Paris, dans ses quartiers même les plus élevés, d'une eau pure et fraîche, on a reconnu qu'il fallait prendre l'eau aux sources situées en dehors des terrains séléniteux qui s'étendent autour de Paris dans un cercle d'une centaine de kilomètres de rayon. La source de la Dhuis, petite rivière qui tombe, près de Condé-en-Brie , dans le Surmelin, affluent de la Marne, occupe le fond d'une vallée ouverte dans les plateaux de la Brie; sa distance de Paris est d'environ 120 kilomètres. A elle seule, elle donne par vingt-quatre heures, à l'altitude de i3o mètres, un volume de 20,000 mètres cubes d'une eau exempte de sulfate de chaux, marquant ^k k l'hydrotimètre de MM. Boutron et Boudet; sa température se maintient à 10^ en toute saison. L'aqueduc de dérivation est construit en maçonnerie de ciment; il se développe, avec une pente de 10 centimètres par kilomètre, le long des coteaux de la Dhuis, du Surmelin et de la Marne, en perçant quelques contre-forts par des souterrains et en franchissant les plus fortes dépressions par des siphons ou conduites forcées. La longueur totale de la dérivation est d'environ iâ5 kilomètres; les principales conduites forcées sont celles du Petit-Morin, du Grand-Morin et de la Marne. La dérivation atteint le réservoir de Ménilmontant à la cote de 108 mètres au plan d'eau, hauteur qui permet de distribuer, par le seul effet de la pesanteur, de l'eau dans tous les quartiers de Paris.

Un autre aqueduc est en construction sur la rive gauche de la Seine. Cette nouvelle dérivation recueillera les sources de la Vanne, petit ruisseau qui va tomber dans l'Yonne, près de la

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