ÉTUDES DE LA SOMME-SOUDE
comprenaient, outre les dérivations déjà exécutées ou en cours d'exécution sur les deux rives de la Seine, une dérivation beaucoup plus étendue, celle des sources de la Somme et de la Soude, qui se trouvent répandues dans le fond des vallées de la Champagne, à une altitude variable deiooàiaS mètres. Ces sources donneraient à Paris, à la cote de 83™,6o, une eau plus pure que les eaux de la Dhuis, car elle marque à l'hydrotimèlre i/i au lieu de 2/1. La dérivation de la Somme-Soude aurait eu 180 kilomètres de longueur; elle aurait reçu, en divers points de son développement, les eaux des coteaux de la Brie, telles que les eaux de Vertus, la source du Sourdon et la source de la Dliuis ellemême. Mais cette dernière , jetée dans la conduite de la Somme- Soude , aurait perdu 25 à 3o mètres de sa hauteur; et Ton a préféré avec raison réduire provisoirement l'étendue des anciens projets, en établissant pour la Dhuis une dérivation spéciale, au niveau le plus élevé possible. En définitive, la construction de la dérivation de la Somme-Soude, dont le projet complet était dressé en 1 856, est maintenant ajournée à un avenir indéfini. Les études de ce piojet n'en ont pas moins présenté un grand intérêt au point de vue scientifi€[ue. Elles comprenaient le tracé d'une ligne de pente sous une inclinaison uniforme de 1 centimètres par kilomètre le long des coteaux de la Brie, puis à travers les plaines ondulées de la Champagne; les coupures à opérer dans cette ligne pour percer en souterrain les contre-forts trop longs à contourner, la détermination des points de départ et d'arrivée des conduites forcées, les déplacements de la ligne de pente après toutes ses altérations de longueur, le choix entre les conduites forcées, les aqueducs ou les tracés à fleur de terre pour le passage des dépressions : tous ces problèmes de tracé ont été résolus sur le terrain, d'après les indications du niveau et de la chaîne, et sous les deux conditions de réduire les frais de construction et de ménager la pente totale, conditions quelquefois contradictoires. Le jaugeage des sources au moment de l'étiage s'est opéré au moyen du déversoir en