CHEMIN DE FER GLISSANT
donné. La colonne d eau en mouvement ne s arrête pas pour cela , mais elle épuise graduellement sa force vive en comprimant lair contenu dans une chambre où une soupape lui donne entrée. L'air comprimé ferme cette soupape et en ouvre une seconde qui le fait passer dans le réservoir d'alimentation de la machine. Ces mouvements accomplis, le jeu des soupapes permet de nouveau l'écoulement de l'eau motrice et laisse rentrer dans la chambre de compression un nouveau volume d'air, qui va être comprimé de la ftiême manière pendant la période suivante du mouvement. La pression obtenue dans le réservoir par cet artifice n'est plus limitée par la hauteur effective de la colonne d'eau, et peut être poussée indéfiniment, du moins jusqu'à la limite marquée par la résistance des appareils ^
Chemin de fer glissant de M. Girard. — Nous avons déjà parlé, à propos des turbines, du système de propulsion hydraulique imaginé par M. Girard. Nous devons citer ici une autre idée qui appartient au même inventeur, et qui consiste à réduire les frottements dans une proportion considérable par l'interposition d'un fluide en mouvement entre les parties en contact glissant les unes sur les autres. M. Girard a tenté l'application de cette idée aux chemins de fer. Il supprime les roues des wagons et les remplace par des patins qui portent directement sur la surface du rail. Sous ces patins , (jui présentent une série de cannelures alternant avec les parties portant sur le rail, il injecte de l'eau à une pression suffisamment grande pour équilibrer le poids du wagon. Cette eau s'écoule en nappe sur le contour des rails. Les expériences ont montré que le coefficient du frottement descend, dans ces conditions, à une
' Antiaks des ponts et chaussées , i863. Des travaux du percement du tunnel du
t V : Riq)port sur le percement du grand mont Cents, i863. — De Caligny, Notice
humel des Alpes, par M. Conte, ingé- historique et critique, brochure, 1860.
meur en chef des ponts et chaussées. — — M. de Caligny réclame la priorité de
Sommétiier, Machines du mont Cenis, dans Tidée de l'application de Tair et renvoie
// traforo dette Afyi, tra Bardonnèche e h son mémoire inséré dans les Annales
Modani, relazione, i863. — Devillez, des mines, iSdS,