‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 109 sur 203 · CHEMIN DE FER GLISSANT · texte numérisé non relu

CHEMIN DE FER GLISSANT

valeur très-petite, o,oo/i environ. Les essais de M. Girard ne sont d'ailleurs pas assez complets pour qu'on puisse encore se former une idée bien exacte de l'influence que pourrait avoir, sur la vitesse et sur l'économie de l'exploitation, cette substitution bien hardie d'un glissement au roulement dans le parcours des voies ferrées K

Les recherches sur cette matière présentent du moins un intérêt incontestable, en ce qu'elles font voir quelle influence exerce sur l'intensité du frottement un fluide interposé entre les surfaces en contact. S'il était possible de conserver une couche d'air entre les deux corps frottants, le glissement deviendrait pour ainsi dire inOniment petit. Mais les appareils connus ne permettent pas de réaliser dans la pratique ce glissement sur l'air. M. Girard a réussi au contraire à maintenir entre les deux corps une couche très-mince d'eau incessamment renouvelée, procédé qui donne d'excellents résultats, surtout lorsqu'on l'applique aux crapaudines sur lesquelles s'opère la rotation des arbres verticaux. On substitue alors à la crapaudine ordinaire, qui n'a qu'un petit diamètre, un large plateau, dans l'épaisseur duquel sont creusées, en dessous, des cannelures concentriques à l'axe , et sous lequel on fait passer une certaine quantité d'eau à une pression suffisante pour soulever légèrement l'arbre sur sa base. Le coefficient du frottement devient assez petit pour compenser, et bien au delà, l'augmentation subie par le rayon moyen du glissement, sans qu'on ait à craindre l'échaufl'ement des parties frottantes, phénomène si fréquent avec les petits diamètres admis généralement dans les machines.

Les graisses, les huiles employées jusqu'ici pour lubrifier les surfaces frottantes sont loin de produire une diminution comparable dans l'elTort de glissement. On s'explique néanmoins l'utilité de ces matières, en remarquant que leur viscosité les maintient dans les régions du contact, d'où la pression mutuelle des deux

' Voir l'ouvrage de M. Girard, Hydraulique appliquée, chemin de fer glissant: Pans» 186&, Gauthier- Villars.

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