‹ Exposé de la situation de la mécanique appliquéeChapitre 176 sur 203 · U CHALEUR DE VAPORISATION · texte numérisé non relu

U CHALEUR DE VAPORISATION

fement de l'eau liquide de zéro degré à la température finale, el une simple soustraction nous donne la chaleur totale de vaporisation dans les circonstances indiquées. Les équations fondamentales de la théorie de la chaleur sont applicables à cette conversion de Teau en vapeur, puisqu'elle a lieu par un procédé évidemment renversable. L'invariabilité de la température et de la pression durant le changement d'état rendent cette application particulièrement simple et facile. On obtient ainsi une seconde expression de la chaleur de vaporisation, dans laquelle entrent comme facteurs, avec l'excès du volume de la vapeur sur celui de l'eau liquide, la température absolue, l'équivalent caloriGque du travail mécanique et la dérivée de la pression de la vapeur saturée par rapport à la température, dérivée qu'on peut calculer au moyen des formules empiriques, des tableaux ou des courbes graphiques, dans lesquelles se résument les expériences de M. Regnault sur ce sujet. De là une équation où ne figure plus qu'une seule inconnue, l'excès du volume de la vapeur sur celui de l'eau liquide, à la température donnée et sous la pression correspondante. En la dégageant, nous avons le volume relatif et la densité de la vapeur saturée, dont la détermination par l'expérience a présenté des difficultés jusqu'ici insurmontables. Le volume de la vapeur étant connu, on en déduit la chaleur équivalente au travail mécanique extérieur développé pendant la vaporisation et l'on a ensuite, par différence, la chaleur équivalente au travail intramoléculaire. G est encore à M. Giausius que nous devons ces belles conséquences de la théorie dont il a posé les fondements.

M. Zeuner a remarqué que la chaleur équivalente au travail extérieur, dans la vaporisation de l'eau , est très-approximativement proportionnelle au logarithme népérien de la température absolue divisée par le nombre loo. Quant à la chaleur équivalente au travail intramoléculaire, elle décroît à mesure que la température augmente et est exprimée par une formule composée d'un pre-

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