LOIS DES MÉLANGES
mier terme constant et d'un second terme négatif, où la température entre comme facteur au premier degré. Si on y ajoute la chaleur employée à réchauffement de Teau de o** centigrade à la température finale, la somme peut encore être exprimée, avec une grande approximation, par une formule à deux termes, l'un et l'autre positifs, dont le premier est constant et l'autre renferme la température au premier degré.
La théorie complète des mélanges de vapeur et de liquide et des vapeurs à l'état de saturation découle aisément des mêmes principes. Ainsi l'on obtient sans difficulté l'expression algébrique de la somme de la chaleur réellement existante dans un kilogramme d'un mélange d'eau liquide et de vapeur d'eau en proportions connues et à une température quelconque donnée, et de la chaleur équivalente au travail intramoléculaire correspondant à la formation de la vapeur existante dans ce mélange. Cette expression renferme la température absolue du mélange, la chaleur spécifique de Teau, qui est une fonction de la température, et cette première partie de la chaleur de vaporisation qui représente le travail intramoléculaire. On reconnaît, en discutant l'équation, quun changement inGniment petit de température, occasionné non par une addition ou une soustraction de chaleur, mais par une variation infiniment petite du volume en plus ou en moins, entraîne un changement du même ordre dans les proportions relatives d'eau liquide et de vapeur qui constituent le mélange, c'est-à-dire soit une vaporisation d'eau liquide, soit une précipitation de vapeur, et que la question de savoir si l'abaissement de température amènera une précipitation de vapeur ou une vaporisation d'eau, et vice versa y dépend du signe positif ou négatif d'une expression dans laquelle entrent la température absolue du mélange, la chaleur nécessaire pour porter un kilogramme d'eau liquide de o** centigrade à cette température, la chaleur nécessaire pour convertir un kilogramme d'eau liquide prise à zéro degré en vapeur à la même température, sous la pression constante qui y correspond, et enfin la dé-