EFFETS DE LA COMPRESSION ET DE LA DILATATION
rivée de celte dernière quantité de chaleur par rapport à la température. Ces dernières quantités étant parfaitement connues entre les températures o° et 280° par les expériences de M. Regnault, leur substitution dans l'expression dont nous venons de parler montre qu'entre ces limites toute dilatation du volume du mélange, qui produira nécessairement un abaissement de température, sera suivie d'une précipitation de vapeur; qu'au contraire toute contraction déterminée par une force extérieure, qui produirait une élévation de température, sera suivie d'une vaporisation d'eau; d'où cette conséquence, annoncée d'abord par M. Glausius et vérifiée depuis expérimentalement par M. Hirn, que si la vapeur était d'abord saturée , mais absolument pure de tout mélange d'eau liquide , la dilatation , sans addition ni soustraction de chaleur, donnerait nécessairement lieu à une condensation partielle de la vapeur, tandis que, la contraction élevant la température, la vapeur cesserait d'être à l'état de saturation et deviendrait surchauffée.
M. Regnault a fait sur plusieurs liquides , l'éther vinique , le sulfure de carbone , le chloroforme , le chlorure de carbone , etc. des expériences aussi précises, quoique moins étendues, que sur la vapeur d'eau, et il a déterminé, pour chacun d'eux, la chaleur spécifique et la chaleur totale de vaporisation en fonction des températures, de sorte que nous possédons, entre les limites de températures auxquelles il a opéré, les éléments à substituer dans la formule dont le signe indique le sens du phénomène. Le calcul fait sur les données relatives à l'éther vinique annonce que sa vapeur doit se comporter, aux températures comprises entre 0** et 100** centig. autrement que la vapeur d'eau; que la réduction du volume doit être suivie d'une précipitation de vapeur, et la dilatation d'une vaporisation d'éther liquide. Le même calcul, fait sur les éléments qui se rapportent au chloroforme et au chlorure de carbone, nous annonce que les vapeurs de ces liquides se comporteront comme la vapeur d'eau jusqu'à la température de 1 9 5° à 1 5o® centigrades, et comme la vapeur d'éther, à des températures plus élevées. Des